‹ Le général DagobertChapitre 44 sur 121 · CHAPITRE VII Le Mas-Ros · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII Le Mas-Ros

'■ "ir'rT; " '"';"' "' I"-'l'«gard6. - Echec devant CoUioure II. Le camp du Mas-Ros ou de l'ilninn i„ '\^" "O"'^'^-

et nouvelles lev^p, i, ' ^Ji'oi- - Les réquisitions

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de guerre du 5 juillet. Petite guerre - Pr?^; Z ^ "'

dos^ Bataille du Mattt^oi^^e";";^""»/:^" juin:! n^^I"

sTi" l^uefreTe'rolt- V'' '^ 'i,lerLn^ae' -'c"n': Ror.! ^»"''*^*^ "" o août. — Suspension de Fiers (7 anùf^ Barbantane a Perpignan et Dagobert à Montlouis ^^ ~

I. De nouveau, Ricardos ne profita pas de sa victoire. S il avait, au soir de la bataille du Mas-Deu, occupe le camp du Boulou. c'était pour couvrir 1 attaque des forteresses. Il passa tout le mois de juin a prendre des places : Prats-de-Mollo qui surveille les cols des Eres et de Pragon ; Fort-les- Ba.ns qu, protège la route de la vallée du Tech • Bellegarde qui défend le col du Perthus et 1^ grand chemin de Perpignan à Barcelone

La prise de Bellegarde lit toutefois une vive sensation. Pendant trois semaines l'armée et Perpignan avaient entendu tous les jours le canon espagnol qui tonnait contre la forteresse, et représentants généraux, .soldats, citoyens, se répétaient avec douleur qu'il était impossible de porter à la garnison de Bellegarde le plus léger secours, impossible de bouger, de tenter quoi que ce fût, de sortir d une humiliante défensive ! « Voilà, écrivait

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Llucia au Comilé, voilà les Pyrénées à la merci des Espagnols ; ils sont à une lieue de Perpignan ; ils menacent cette ville! » Les conventionnels assuraient que, Bellègarde rendu, rien n'empêchait les Espagnols de venir bombarder la capitale du Roussillon. Les corps administratifs de Perpignan, de concert avec le club, appelaient à leur aide les départements voisins : « Si nous succombons, nous vous entraînons dans notre chute, Perpignan seul peut arrêter les efforts de Pennemi, c'est sur Perpignan que vous devez tourner vos regards ! »

Mais Uicardos, toujours lent et irrésolu, échoua devant Collioure, et lorsqu'au mois de juillet il essaya de s'emparer de Perpignan, il fut repoussé. « Il finira comme la laitière, disait VÉcho des Pyrénées; comme elle, il cassera son pot au lait ^ »

IL Dès le lendemain du xMas-Deu, Fiers avait décidé de placer l'armée à une petite lieue du glacis de Perpignan, à l'endroit où il avait au soir du 10 mai rallié les troupes, dans la plaine où sont la métairie du Serrât d'en Vaqué et le mas Conte ou mas du Comte ou mas Ros, c'est-à-dire la maison du comte de Ros \ nommée aussi la Maison blanche et la Grange du peuple. C'est pourquoi le nouveau camp fut appelé le camp du mas Conte ou du Mas le Comte ou du Mas-Ros ou encore camp de la Maison blanche ou de la Grange du peuple. Le nom qui prévalut fut celui de Camp de VUnion qu'il reçut après la fôle du 10 août.

Quoique la position offrît, comme disaient les re-

1. Bonnet et les représentants au Comité, 14 et IS juin (A. G); Vidal, II, p. 1S8, 2.jC ; Mon., 6 juillet.

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