Sans doute le parent de Madame Dagobert
LE MAS-ROS
présentants, des moyens de défense dont la nature avait fait les frais \ Fiers ordonna de la fortifier. Les travaux furent commencés dès le 2i mai par 400 ouvriers, sous les ordres du directeur du génie Vialis - et des capitaines Andréossy et Bernède. Leur ligne s'étendait en travers de la route d'Espagne, depuis le moulin d'Orle, à droite, jusqu'au village de Cabestany, à gauche. Une batterie était établie au moulin d'Orle et trois mauvaises redoutes couvraient Cabestany. Au centre, sur le tertre du Serrât d'en Vaqué qui barrait le grand chemin, s'élevait une suite d'assez bons retranchements appuyés en arrière par quelques ouvrages dressés sur les hauteurs de la Justice et derrière la Justice, sous le canon même de la citadelle de Perpignan, par deux lunettes informes, la luuette du Ruisseau et la lunette du Canet ^
Ce fut dans ce camp que Fiers reconstitua l'armée ; c'était là qu'il avait résolu de tenir ferme, et il mandait au ministre qu'il ne reculerait pas, qu'il ne perdrait pas un pouce de terrain, que les Espagnols n'avanceraient qu' « en lui passant sur le corps ». Il n'avait pas autant de monde qu'il l'aurait voulu. Malgré les sollicitations du général, malgré les instances réitérées des commissaires de la Convention qui représentaient la « supériorité effrayante » des Espagnols et qui priaient le Conseil exécutif de « quitter l'attitude passive du cheval de bronze », l'armée des Pyrénées-Orientales était de toutes les