‹ Le général DagobertChapitre 49 sur 121 · Fiers eu Comité, 7 août (A. G.); G. Sorel, II, p · texte numérisé non relu

Fiers eu Comité, 7 août (A. G.); G. Sorel, II, p

2. Ainsi que deux généraux de brigade, sans doute Giacomoni et d'Aoust; cf. Espert et Projeaa au Comité, 10 juillet (A. G.).

3". Barbantane aux représentants, 6 août (A. G.); il les prii toutefois de ménager celui qu'il remplaçait; Fiers, proposait Barbantane, aurait donné sa démission en alléguant s » mauvaise santé et demandé ensuite un emploi dans son grade. aux armées du Nord. On sait que Fiers fut traduit devant le tribunal révolutionnaire et exécuté.

autre général devait sauver Monllouis menacé depuis la reddition de Villefranche par deux divisions espagnoles. « 11 faut, écrivait Llucia, empêcher la jonction de l'armée qui a pris Villefranche avec celle qui campe en Cerdagne et sauver Montlouis d'un siège ou d'un bombardement ». Certains officiers, Fiers, Barbantane, d'Aoust, pensaient qu'à condition d'avoir pour gouverneur un homme sûr et incapable de trahir, Montlouis élait imprenable; il suffisait, suivant eux, que la forteresse tînt au moins six semaines, c'est-à-dire jusqu'à la fin de septembre; à cette époque les neiges obligeraient l'Espagnol à lever le siège. Mais pouvait-on répondre que Monllouis résisterait jusque-là? Et une fois maître de Montlouis, l'ennemi, traversant le Capcir et le département de l'Aude, ne viendrait-il pas cerner Perpignan par Rivesalles et Salées?

Les commissaires de la Convention, le 5 août, avaient déjà chargé leur collègue Cassanyes de se rendre aussitôt à Montlouis pour visiter la place et leur faire un rapport. Ils décidèrent que le général de division Dagobert irait avec quelques bataillons au secours de Montlouis en détresse : il empocherait ou tout au moins retard^.rait le siège de la ville, et il ferait, s'il pouvait, sur le territoire espagnol cette diversion qu'il leur proposait depuis longtemps, mais qui leur semblait diflicile puisque l'adversaire avait un camp en face de Monllouis et à la portée du canon. Le 7 août, les représentants Fabre et Bonnet lui conféraient le commandement de la frontière depuis Olette inclusivement jusqu'à la Garonne (c'est-à-dire jusqu'aux sources de la Garonne) avec le pjuvoir de requérir les gardes

LE MAS-ROS

nationales des départements de la Haute-Garonne et de l'Ariège et des districts de Quillan et de Prades. « Nous espérons, lui marquaient Fabre et Bonnet à la date du 9 août, que votre courage et votre activité donneront une nouvelle énergie aux citoyens de ces départements et vous mettront à même de faire repentir les satellites des despotes de leur criminelle entreprise et de les faire trembler sur leurs foyers ».

^ Barbantane et Dagobert, avait dit le rédacteur de VEcho des Pyrénées, a sont deux braves; puissent ces deux guerriers s'aimer entre eux autant qu'ils sont aimés des citoyens et de l'armée! » xMais les deux généraux ne s'aimaient pas et Dagobert se plaignit bientôt de recevoir de Barbantane des lettres impérieuses. Fabre et Bonnet apprirent cette (( aigreur qui commençait à se manifester » ; ils jugeaient que Barbantane « avait mis le plus possible du sien pour éviter la mésintelligence »; mais, ajoutaient-ils, ils^ estimaient Dagobert, ils craignaient de l'aliéner, et le 28 août, « interprétant » l'arrêté du 7, ils écrivaient au général qu'il devait « correspondre directement avec le Comité, les représentants et le ministre de la guerre pour ce qui concernait la défense de la partie de la République confiée à son commandement et se concerter assidûment avec Barbantane pour les opérations militaires » ^

1. Torreilles Perpignan, II, p. 93; Vidal, H, p. 292; rapport de Cassanyes p. 30; mém. de Grandvoinet; avis de d'Aoust, 6 aoùf Barbantane à Bouchotte, 10 août; Dagobert au Comité. 7 sept.

1 . i' ^"^cfo"^^ ^^ ^^^""^ ^ Cassanyes, 28 août (A. P.) et à Dagobert, 9 et 28 août (A. D).

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