‹ Le général DagobertChapitre 60 sur 121 · Mém. de Grandvoinet; Baumgarten, p. 4%; Arteche. p · texte numérisé non relu

Mém. de Grandvoinet; Baumgarten, p. 4%; Arteche. p

2. Dugua à Jaubert, sans date, et au Comité, janvier 1794; Goguet à Dugua, 27 septembre (A. G.) ; Vidal, III, p. 15. Dugua avait avec lui le 2e bataillon des Côtes Maritimes, un batailloQ do grenadiers et le 2« batailloa des H lutes-Pyrénées ainsi qu'un obusier de six ; ouces et doux cano.is, l'un de 8 et l'autre de 4.

LE GÉNÉRAL DAGOBEKT

II. Un nouveau représentant, Gaston, venait d'arriver à Parmée, et, de Gorbère, à l'exemple de Goguel, il encourageait Dugua à foudroyer dans Thuir les Espagnols et les émigrés : « A merveille, général Dugua! notre canon ronfle de la belle manière. Le feu brûle le repaire des aristocrates et bientôt nos braves défenseurs vont danser la carmagnole autour de la ville en cendres. Les Espagnols battent en retraite. J'espère que nous en aurons pied ou aile. Courage toujours I Ferme I Grillez bien les bougres! Ça va, ça va, ça val »

Ce Gaston était un homme du pays, naguère juge de paix à Foix, député de TAriège, très brave, très irascible et très violent, fameux par ses vociférations, comme Barère par ses carmagnoles, semant ses lettres et ses propos de jurons à la Père Duchesne ^ On le vit à la Convention fondre sur ses collègues la canne ou le sabre à la main. Montagnard résolu et grand ami de Lhuillier, il disait que Paris devait « comme l'Etna, vomir de son sein Paristocratie calcinée », qu'il fallait chauffer Lyon, réduire en cendres cette cité rebelle. Il avait voté la mort du roi parce que « la raison, la justice, l'humanité, les lois, le ciel et la terre condamnaient Louis », et il demandait que le général Félix Wimpffen fût mis hors la loi et que tout soldat pût lui courir sus, que Fonfrède, Ducos et Carra oubliés par la Convention fussent compris dans le décret d'accusation contre les Girondins, que les prêtres et les nobles ne pussent exercer des fonctions publiques, que chaque citoyen eût le droit

1. Exemple : « Je m'userai jusqu'au dernier morceau pour la République et ça ira, foutre, ou Gaston n'existera plus. » (Torreilles, il, p. 152). ^ ^

tt.

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dans sa section de désigner les suspects. Ce zèle fougueux lui valut des missions. Aux mois d'avril et de mai il fut, avec Fayau, envoyé dans l'Ariège et les Pyrénées-Orientales pour assurer le recrutement des 300 000 hommes, et les deux représentants écrivaient alors que, s'ils n'avaient pas la victoire, ils arrêteraient pourtant les ennemis : « nos cadavres offriront de nouvelles Pyrénées et les esclaves pâliront à leur aspect ! » Mais un journaliste leur reprocha de répandre la discorde et l'anarchie par les discours exaltés qu'ils tenaient au club de Perpignan. Le 11 septembre, lorsque le Comité sut que les Espagnols avaient forcé le poste de Corneilla et menaçaient d'intercepter la communication entre Perpignan et Narbonne, il renvoya Gaston dans les départements du Midi : ne fallait-il pas, selon le mot de Barère, un député qui connût les localités et qui fût aussi patriote qu'énergique ? Gaston se lia très intimement avec Fabre. « J'aurais, disaitil, sacrifié pour lui ma vie même ». Avec Fabre, il croyait que la majorité des habitants du Roussillon était vendue au parti de l'ennemi, au parti « liberticide ». Avec Fabre, il affronta vaillamment la mitraille espagnole et dirigea plus d'une fois le feu des batteries françaises. 11 avouait qu'il n'était pas fort instruit ni dans l'administration ni dans les choses de la guerre, et il laissa Fabre conduire les opérations militaires. Mais plus brutal que son collègue, il essaya d'organiser la Terreur. Il déclara publiquement que Perpignan ou le département devait cinq cent têtes. Ce fut lui qui ordonna à la Société populaire de se régénérer, qui décida la suspension de tous les fonctionnaires coupables de fédéralisme, qui fit épurer le Conseil municipal, le

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District, le Département, qui hâta les travaux de la Commission militaire chargée de juger les émigrés saisis les armes à la main *.

Bonnet et Gassanyes assistaient Fabre et Gaston. Mais Bonnet partit dans les derniers jours d'octoiiL -; il approuvait tout ce que faisait Fabre, son compatriote et ami, et, comme dit Gassanyes, il se tenait toujours en arrière. Quant à Gassanyes, il quitta souvent le théâtre principal de la guerre soit pour lever dans l'Aude une armée révolutionnaire soit pour aller en Gerdagne. De la fin de septembre au commencement de décembre, Fabre et Gaston assumèrent dans les Pyrénées-Orientales une sorte de dictature, et leurs noms sont inséparables dans l'histoire.

Gertes, ils firent de vigoureux efforts et prirent fréquemment des mesures efficaces.

Ils appelèrent tous les citoyens à la défense commune; ils pressèrent l'arrivage des approvisionnements ; ils obtinrent des fourrages et des vivres ; ils nourrirent l'armée et ils épuisèrent pour la nourrir tous les genres de réquisition ; ce n'est que par convulsions, disaient-ils énergiquement, qu'ils pourvoyaient à ses besoins.

Mais ils furent parfois des rodomonts. Fabre se vantait le l^'" août au Gomité d'avoir passé à peu près trois nuits et trois jours à cheval. « Bivouaquer, écrivaient les deux conventionnels le 7 octo-

1. Sixième dialogue des morts de la Re'voluliony p. 89; Mon. des 21 mai, 13 septembre et Ifi octobre; TorreiUes, Clergé, p. 344, 396, 406, 408, 437 et Perpignan, II, p. 185; Vidal, III, p. xii; Gaston à Lhuillier, 22 décembre (A. P.).

2. Il part le 28 octobre, à cause de sa santé, après avoir depuis deux mois sollicité son remplacement et le 3 novembre il est officiellement r ppelé.

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bre, courir aux premiers rangs sur l'ennemi, dresser des batteries sous le déluge de feu que vomissent celles des Espagnols, sont nos amusements quotidiens », et, trois jours plus tard, ils envoyaient aux Jacobins cette lettre pleine de désordre, comme eux-mêmes s'exprimaient, griffonnée au milieu do la musique des canons et dont le style se ressentait du mouvement irrégulier des combats : « Un déluge de feu pleuvait sur nos tètes ; on nous envoya des millions de boulets et d'obus ; un canonnior tomba à notre droite, frappé d'un boulet de canon; un autre fut partagé par le milieu à notre gauche, et nous, criant Yioe la République, achevâmes notre besogne 1 » Après l'enlèvement de Villelongue, Gaston mandait à ses collègues de Lyon que Fabre avait combattu en héros — l'expression était désormais consacrée — et que lui-, Gaston, écumant de rage, avait tué de sa main quatre Espagnols!! Aussi leur collègue Bonnet leur conseillait-il de « se livrer moins à leur ardeur martiale » et de s'appliquer davantage à la répression des abus. Ils prirent même par instants des mesures aussi folles que funestes. Un jour, ils enjoignaient aux citoyens du département de faire conduire à l'armée, sous peine de mort, tout leur foin et toute leur avoine î Une autre fois, ils ordonnaient aux départements de la division — c'est-à-dire aux départements affectés à l'approvisionnement de Tarmée — d'envoyer à Perpignan le plus grand nombre de charrettu:^ et tous les ouvriers et journaliers qu'ils pourraient se procurer. Ou bien, par un arrêté qu'ils durent annuler, ils mettaient en réquisition tous les bestiaux sans distinction : ils ne pensaient pas, comme dit Bonnet, que c'était le moment des semailles, que

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les bestiaux crèveraient de faim parce qu'ils n'auraient pas de fourrages, ou qu'ils seraient enlevés ou échangés contre des rosses par les « vampires de l'armée ». Leur amour pour le régime de l'égalité les entraîna quelquefois au-delà des bornes. Ils avaient raison de demander que les soldats fussent logés, traités et soignés dans les hôpitaux aussi bien que les officiers. Mais devaient-ils prescrire que les officiers subiraient les mêmes peines que les soldats et seraient, comme eux, soumis à la garde du camp et à la salle de discipline ?

L'histoire portera sur eux le jugement que portaient déjà les contemporains/que portaient Revest et Pontet, l'un, agent du Comité d'instruction publique, l'autre, capitaine du génie et adjoint à l'état-major de l'armée. Ils voulaient, dit Revest, « commander des armées qu'ils ne devaient que surveiller », et Pontet assure qu'ils furent aveuglés par l'enthousiasme, « séduits par de fausses idées de gloire » et « trompés par l'intrigue », que, par suite, ils commirent de grandes erreurs et aggravèrent les maux qu'ils désiraient soulager. ^

III. Fabre et Gaston se liguèrent contre Dagobert, et ils furent aidés non seulement par d'Aoust et Goguet, mais par d'autres officiers, notamment par d'iïargenvilliers et Giacomoni, chef de l'état-major. Ce Giacomoni était, selon Revest, un homme d'îî 1 caractère louvoyeur, et Turreau qui le juge

1. G. Sorel, III. p. 50, 54, 58, 62, 65; Fabre au Comité, 1er août et 7 octobre; Gaston à ses collègues de Lyon, 12 décembre (A. P.); Mém. de Pontet et Revest à Bouchotte, 10 décembre (A. G.). Cf.' à l'appendice XII une note sur les missions à l'armée des Pyrénées-Orientales.

excellent dans sa spécialité, remarquait qu'il fallait le surveiller. Fabre l'avait pris en gré et il disait que Giacomoni s'entendait très bien avec Goguot : (( ce qui fait honneur à l'un et à l'autre. » ^

Durant deux ou trois jours les représentants laissèrent faire Dagobert. Le général s'efforçait de rétablir Tordre. Tous les chevaux inutiles furent renvovés sur les derrières de l'armée ; les officiers ne gardèrent que les bêtes qui leur étaient strictement nécessaires dans le service. Vingt cavaliers du 26^ régiment, commandés par un lieutenant, furent postés sur la route du camp à la ville pour empêcher les attroupements et les excès. Nul ne put aller à Perpignan sans une permission signée par le capitaine de la compagnie, s'il était soldat, par le commandant du bataillon, s'il était officier, par le général commandant du camp, s'il était chef de corps, et la permission ne fut accordée qu'à trois hommes par compagnie et qu'au tiers des officiers de chaque corps. On fit plusieurs appels dans la journée pour s'assurer de la présence des officiers et des soldats. L'exercice eut lieu deux fois par jour, de 7 à 8 heures du matin et de 4 à 6 heures de l'après-midi, et tous les officiers et sous-officiers durent s'y trouver.

Mais bientôt éclata le conflit entre le général et les représentants.

Dagobert avait rappelé Montredon et, le 25 septembre, envoyé par un courrier extraordinaire à tous les officiers-généraux et officiers de l'état- major employés' à l'organisation de la levée en masse l'ordre exprès de se rendre à Perpignan dans les

1 Notes de Turreau et de Revest (A. G ); G. Sorti, III, p 44.

ving-t-quatre heures. Les représentants l'invitèrent îui -le-champ à révoquer cet ordre. L ai le qui lui c 'Tin 't In . minandement en chef, ne portait H je. t|u' la dtnn-sion de Montredon était acceptée? '* \i Ui aMtz sans doute, disaient-ils, totalement niib^-r cet arti'le. » Le général, ajoutaient ils, 1 \ <;ih dans le péril un officier n'était pas à il p. ace sur les dcmôres de Tarmée ; il ne songeait pas qaune levée « qui serait peut-être de centmille hommes », exigeait des officiers dont le grade l le caiacitre imposeraient à des hommes tout î- ^ficiers actifs, zélés, intelligents qui sauraient éviter l'encombrement et la cohue, pourvoir aux besoins de celte multitude, empêcher le mécontentement et la désertion, retenir et cantonner les bataillons qui n'avaient pas d'armes et qui ne feraient qu'affamer et embarrasser l'armée. Si Dagobert jugeait insuffisant le nombre des officiers de l'état-major, il n'avait qu'à présenter des sujets capables et républicains; les représentants nommeraient tous ceux qui seraient nécessaires au bien du service. ^

Dagobert s'inclina. Mais il sut que c'était son chef d'état-major Giacomoni qui, sous main, avait conseillé aux représentants de s'opposer au rappel des officiers-généraux. « Si vous croyez, avait écrit Bonnet à Giacomoni, que tous ceux employés à l'organisation de la levée en masse à Narbonne, y soient absolument nécessaires, ne balancez pas à le dire. » -

Quelques jours après, nouveau dissentiment entre

i. Bonnet à Dagobert, 25 septembre (A. D.)- 2. Bo met à Giacomoni, 25 septembre (A. P.).

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le général et les conventionnels. Ricardos venait de s'établir au camp du Boulou. Dagobert voulut occuper Banyuls-dels-Aspres et, de là, couper aux Espagnols le chemin du Boulou en jetant 2000 hommes dans les Albères. Le 29 septembre, au matin, il commençait le mouvement. Il allait attaquer un petit camp qui couvrait encore bui les hauteurs du Réart la droite de Ricardos et qui serait infailliblement emporté; il allait — et telles sont ses expressions — gêner considérablement l'ennemi et rendre sa position de plus en plus critique en menaçant la route qui passe par Bellegarde et conduit en Catalogne: l'armée espagnole aurait capitulé ou plutôt elle aurait fait une retraite malheureuse qui lui eût coûté une partie de son artillerie. ^

Les représentants désapprouvèrent le plan de Dagobert et lui envoyèrent un autre plan qui sortait évidemment de l'imagination de Fabre. Des troupes de réquisilion, au nombre de 2.000 hommes, iraient à Gorbère et sur les hauteurs de Sainto- Colombe, en appuyant sur la gauche et en descendant à mi-côte de ïhuir; elles feraient de grands feux sur les montagnes et « avec un air d'indiscrétion » elks répandraient le bruit que l'armée alhiit marcher sur Trouillas. Cependant des tirailleurs s'avanceraient dans la direction deCéret; eux aussi allumeraient des feux sur les montagnes, jetteraient des fusées, des pétards « pour faire du bruit de ce côté ». Des mi<jutlels se porteraient en avant du camp de Trouillas et des deux nouveaux camps établis par Ricard(!S sur les derrières de Terrats. La garnison deCollioure qui serait renforcée, vien-

\. Dajïohert à Bouchotte, 30 septembre et au Comité, l" octobre (A r,.). ^

(Irait lâter le poste du Buulou et après l'avoir enlevé, s1l était faiblement g-ardé, attaquerait avec l'artillerie dont elle se serait emparée, Banyulsdels-Aspres, ou Lien — ajoutait Fabre — elle occuperait le poste de Pierre-Petite et môme si elle forçait Banyuls-dels-Aspres « elle se replierait sur ce poste secondaire et l'ennemi aurait deux combats à livrer )).Les troupes du camp de l'Union ne resteraient pas inactives; elles mettraient du canon sur les hauteurs du mas des Jésuites, et tandis qu^un corps inquiéterait le Mas-Deu et fouillerait le village de Yillemolaque, elles cerneraient soit pendant la nuit soit à la petite pointe du jour le camp de Réart en faisant sur le front une fausse attaque, puisqu'une véritable attaque « pouvait élre infiniment dangereuse » et en tournant la posilion par deux ou trois points ^

11 suffit d'exposer ce plan pour juger combien il était confus et compliqué. « C'est un plan incohérent, s'écria Dag-obert, un plan inadmissible pour un militaire tant soit peu instruit ! », et il répondit qu'il persistait dans son dessein, qu'il maintenait ses ordres et qu'il croyait urgent d'enlever avant tout le Réart où était l'arrière-garde espagnole. Dans la soirée, des officiers de l'état-major venaient dire aux représentants que le général voulait attaquer le camp du Réart avant le point du jour, qu'il appelait à Perpignan des troupes de Corbère et de Thuir, et, perfidement les officiers ajoutaient que ces troupes seraient sûrement excédées de fatigue, incapables de se battre.

1. Première lettre des représent :nts Fabre, r.aston et Bonnet a Dagobert, 28 septembre (A. D.).

ir

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Là-dessus les représentants écrivirent à Dao-oberl qu'il fallait remettre l'opération; que les troupes qui venaient do Corbère et de Thuir devaient se reposer au Soler le 29 pendant que l'avant-garde enlèverait les postes de Cabestany et de Villeneuve, et que le 30, Paltaque aurait lieu selon le plan arrêté, c'est-à-dire selon leur plan. Ils imposaient donc à Dagobert leur volonté, ils renvoyaient au surlendemain toute entreprise, et voici le langage qu'ils tenaient à Dagobert, voici ce qu'ils lui mandaient le soir même du 28 septembre : « Nous venons d'être instruits que, malgré nos observations, Paltaque que vous aviez projetée devait avoir lieu demain. Nous croyons devoir vous déclarer, d'après les avis qui nous ont été donnés par divers membres de Pétat-major, qu'il est impossible que tout soit prêt pour assurer le succès. N'oubliez pas que les meilleurs plans, pour réussir, ont besoin d'etro combinés dans leur ensemble. Nous vous envoyons notre avis. Nous savons que, comme représentants du peuple, nous ne pouvons nous immiscer dans les opérations militaires, que la responsabilité pèse sur les généraux seuls; mais nous savons aussi que notre devoir est d'empêcher que les intérêts de la République se trouvent compromis, d'empêcher des maux que la responsabilité ne couvre pas ^ »

Désespéré, exaspéré. Dagobert reconnut qu'il lui serait impossible d'agir. 11 comprit qu'il y avait dans i'élat-major des officiers qui, pour faire leur cour aux représentants, le dénonçaient et le dénigraient. Mais il s'indignait surtout contre les re-

1. Seconde lettre (^es représentants Fabre, Gaston et Bonn< t à Dagobert, 28 septembre (A. D.).

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