CHAPITRE XIII Camprodon et Montella
I. Marche sur Cam{)rodon. — Sommation. — L'alcade Gutierrez. — Pillage de C improdon (5 octobre). — Abandon de 1 1 marche sur Ripoll. — Retour à Montlouis. — II. Expédition contre Urgel. — Prise de Montella (17 octobre). — Cassauyes ordonne la retraite. — Mot de Pelleport. — III. Projet de d'Aoust. — Opinion de Bonnet et de Cassanyes. — Résistance et désespoir de la population. — Martin Culi. — La vieille de RiLas.
I. Dagobert fut accueilli avec joie par les troupes qu'il avait laissées en Gerdagne. D'Arbonneau qui commandait encore à Puycerda, n'avait cessé de solliciter du secours, assurant qu'il attendait au premier jour une attaque des Espagnols, qu'il avait trop peu de monde et que, si nul ne venait à son aide, il serait, après avoir lutté jusqu'à la dernière rx+rémité, obligé d'évacuer le pays. La présence do Dagobert réconforta les cœurs K
Le général avait hâte de se signaler. « Quand j'ai demandé, disait-il, mon retour en Cerdagne pour servir plus utilement la République, mon projet était de pénétrer sur le territoire espagnol. » Il résolut de faire une pointe dans la haute Catalogne sur les bords du Ter et d'enlever la riche manufacture d'armes de Ripoll. « Que dès le commencement d'une guerre, avait écrit un officier de Louis XIV, l'on tâche de se saisir de Ripoll; les personnes qui commandent pour le roi à Montlouis,