‹ Le général DagobertChapitre 63 sur 121 · D'Arbonneau'à Xavier Audouin, 3 oct. (A, G · texte numérisé non relu

D'Arbonneau'à Xavier Audouin, 3 oct. (A, G

CAMPRODON ET MONTELLA

le peuvent fort aisément, n'en étant éloignés que de cinq lieues. »

Il avait divisé sa petite armée en deux colonnes. L'une qu'il conduisait lui-même, marcherait sur Ripoll par Camprodon. L'autre, sous les ordres de Poinsot, se dirigerait vers Ripoll par Ribas. Pour aller à Camprodon et remonter de là le Ter jusqu'à Ripoll, Dagobert partirait de Prats-de-Balaguer et, par le col de Naufonds très rude et bordé de précipices, descendrait aux Sept-Cases et au village de Mollo qu'il nommait la clef de la Haute Cerdagne. Pour aller à Ribas, Poinsot, partant de Puycerda, prendrait le col de Tosas qui forme la limite de partage des eaux entre le bassin du Ter et celui du Sègre : c'était le plus commode des cols qui mènent à Ribas et le seul qu'on fréquente en hiver parce qu'il est le plus épargné par les neiges.

Le 4 octobre, à l'aube, Dagobert quitta les environs de Montlouis. Il soumit les communes où il passait, entre autres, Sept-Cases qui livra ses armes ainsi que les chaperons de ses consuls, et à 4 heures dusjir il était devant Camprodon.

C'était un bourg jadis important et qui, dans les guerres de Louis XIV, avait joué un bout de rôle. Son château fut pris en 165i par un détachement du prince de Conti. Les Français y firent des forti- Ccalions que les Espagnols augmentèrent plus tard d'une espèce de tenaille et de deux ou trois demilunes. Mais en 1793 il tombait en ruines et le bourg n'avait pour défense qu'un mur d'enceinte ^

Dagobert essaya contre ce mur ses cjuatre pièces de canon. Deux crevèrent à la première décharge.

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