‹ Le général DagobertChapitre 72 sur 121 · G. Sorel, III, p · texte numérisé non relu

G. Sorel, III, p

le nom du général Delattre ». Ces désavantages, il les avait prévus, les avait prédits. C'est pourquoi Fabre et Gaston voulaient se venger; c'est pourquoi Gastoii l'avait qualifié de traître. Mais un sans-culotte, un républicain doit il composer avec la vérité, doit-il déguiser son opinion? « C'est un soin, disait Dagobert, que je laisse à ceux qui ont obtenu des représentants par leur adulation le grade de général. Si ces gens là avaient exécuté mes ordres le 22 septembre, si les représentants ne m'avaient pas fait révoquer ceux que j'avais donnés pour le 29, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus d'Espagnols sur le territoire de la République ; je les aurais prévenus et j'aurais occupé avant eux les positions oii ils se sont depuis fortifiés ^ ».

Dès qu'il fut à Paris, il fit imprimer sa Réponse aux représentants. Pouvait-il se taire? Son silence ne serait-il pas plus qu'une faiblesse? Son lionneur ne lui commandait-il pas de détruire les soupçons qui planaient sur lui? H rappelait ses actes, la conquête de la Cerdagiie, les brillantes victoires de la Perche et d'Olette qui (( faisaient dire de lui qu'il avait sauvé les départements méridionaux », la reprise de Villefranche de Confient, les Espagnols effrayés d'une manœuvre qui les mettait entre deux feux et abandonnant le camp de Prades, les républicains entrant à Camprodon, au Martinet, à Montella, et venant s'établir sur les hauteurs de Céret et dWrles-sur-Tech. N'était 11 pas toujours le premier à l'attaque? Que de titres pour être réintégré! Et cependant les représentants lui déclaraient une guerre implacable! Pourquoi? Parce qu'il n'était

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