Il a fait lui-même le relevé des journées d'hôpital
2. Cf. les Mémoires du m;irquis de Valfons, p. 324; il dit à la date de 1757 que les hôi)itaux, faute do soins et d'argent, étaient très mal servis, que des bataillons disparaissaient s.ins secours sous la pelle des fossoyeurs, que les entrepreneurs faisaient le bouillon avec de jeunes vaches et que cette viande causait la dysenterie. Voir aussi Cam Ruusset, Le comte de Gisors, p. 375, 430; fiuibert, Œuvres. II, p. 257 (il compare les hôpitaux à des charniers); Mention, Saint- Germain, p. 234.
numéraires à la suite des corps; qu'ils passent par tous les grades; qu'à chaque grade ils changent de régiment « afin de mieux saisir et distinguer les différents degrés de zèle qu'ils pourront rencontrer dans le service ». Qu'on emploie de la sorte cette foule de jeunes gens que la réforme de la maison du roi a jetés dans l'oisiveté; qu'ils apprennent par là tout le détail du métier; qu'ils fréquentent une école supérieure de guerre, une école de tactique. La science militaire n'est-elle pas, comme les autres sciences. « le résultat d'une suite d'observations » et comme « un recueil de connaissances acquises par l'expérience et l'étude »? 11 y a des grands qui prétendent la posséder sans s'être donné la peine de l'acquérir. Ils veulent commander par droit de naissance. Les présomptueux ! Ils plongeraient la nation dans les plus cruels malheurs, comme ce consul dépourvu de talent qui conduisait à Cannes l'armée romaine uniquement parce qu'il était consul, et ils ramèneraient les désastres de Crécy, de Poitiers, d'Azincourt! Qu'on îondeVÉcole de tactique et, pour faire les frais de cet établissement et payer les honoraires du professeur, qu'on prélève un denier par livre sur le produit des salles de spectacle. Le maître — il n'y aura qu'un maître — rappellera les faits les plus mémorables de l'histoire et les jugements les plus accrédités; il discutera les idées des grands hommes de tous les temps: il expliquera les causes et les conséquences d'une batailh^; il indiquera « par quels moyens on aurait pu parer l'événement ou en tirer plus d'avantage, et dans quelle circonstance il aurait fallu temporiser ou presser une action »; ses auditeurs, gens du métier ou non, auront le droit d'exprimer
leur opinion,, et ce cours fera, des jeunes officiers qui le suivront assidûment, « ce que la lecture des auteurs militaires fit du jeune Lucullus qui, pour les avoir lus, sans avoir servi, fut choisi pour aller combattre le roi de Pont ». C'est dans ce cours que d'utiles innovations seront présentées, discutées, et, à cette occasion, Dagobert propose toute sorte de moyens pour défendre les remparts d'une ville assiég-ée, pour ralentir les travaux d'une armée assiégeante, pour éloigner ou brûler la flotte qui bloque un port.
Des palissades à bascule qui précipitent les assaillants dans le fossé, des carcasses et autres feux d'artifices qui partiraient à l'instant de l'assaut, des perches poissées et goudronnées retenues par des chaînes et qu'on lancerait tout enflammées sur l'agresseur, des châssis de fer : voilà les moyens de défendre les remparts d'une ville assiégée.
Garnir les alentours de la place d^arbres et d'arbustes profondément enracinés dans la terre ; planter sur les parapets et autour des ouvrages des haies d'épines qui deviendraient de bonnes palissades après avoir été dûment taillées; construire des redoutes bien fraisées et bien blindées qui demanderaient presque un siège en règle; creuser aux approches de la forteresse des puils disposés en quinconces; faire au milieu du fossé une cuvette pleine de bois et de broussailles qu'on embraserait par le moyen d'un saucisson et qui formeraient comme un rempart de feu : voilà les moyens de rendre les travaux d'un assiégeant plus pénibles et plus longs.
Rassembler « comme en un carquois » un faisceau de fusées et le lancer par un canon après avoir
disposé les mèches de telle façon qu'elles s'enflamment à distance et que, arrivées au-dessus du vaisseau, elles s'accrochent aux voiles, aux cordages par les hameçons dont elles sont garnies : ou bien placer ces fusées sur un très petit bateau conduit par deux bons pageurs qui mettraient le feu aux fusées dès qu'ils se trouveraient à portée du navire ; ou bien encore remplir des bombes ou des carcasses de boules pleines de feu grégeois et munies de crochets qui les retiendraient dans les cordages et les voiles; tels sont les moyens d'incendier une flotte qui viendrait insulter nos côtes ^
V. Une question qui préoccupe vivement Dagobert et qu'il traite à plusieurs reprises, est celle de la désertion.
Il pense que les soldats trouvent trop de facilité pour vendre leurs effets et contracter des dettes : une fois endettés et dessaisis de leurs nippes, ils désertent pour éviter la punition et vont ailleurs chercher des dupes. Pourquoi ne pas charger quelques bas officiers de police d'aller tous les jours dans les cabarets? Ils verraient si l'aubergiste ne fait pas de crédit; ils auraient l'œil sur ses clients et ils tâcheraient de connaître leurs ressources; ils éloigneraient les gens ivres et ils apaiseraient les querelles.
Il y a encore une autre cause de désertion : c'est la brutalité de certains caporaux et sergents qui vexent le soldat, le tourmentent, le jettent dans le désespoir. Dagobert désire que l'officier ne perde
1. En lassant, Dagobert propose « d'inonder Gibraltar d'une pluie de feu qui consumerait à la longue les édifices et les magasins, et qui ferait par son infection périr les assiégés. »
pas de vue les bas officiers et qu'il soit même responsable de leurs actes.
Mais il y a des moyens de réfréner la désertion. C'est d'occuper les soldats qui, par là, fortifient leurs membres et trompent leur ennui. C'est de donner aux recrues pour compagnon de lit et de chambre un ancien chargé de les surveiller et qui servirait à leur lieu et place un, deux, trois ans si elles désertaient; l'ancien ne quitterait donc pas le nouveau qui n'aurait ni la commodité ni même l'envie de fuir. C'est de choisir dans les compagnies plusieurs hommes sûrs qui guetteraient les suspects, qui garderaient les postes avancés et les endroits par où les déserteurs s'échappent le plus aisément, et, puisqu'on se sauve d'ordinaire en escaladant le rempart, pourrait-on sortir du fossé si les pas de souris ou escaliers qui descendent de la contrescarpe, étaient murés en temps de paix?
Dagobert est très sévère à l'égard des déserteurs. Les frapper de mort, comme jadis, c'est, dit-il, « trop punir un moment de vertige ». Mais aujourd'hui leur châtiment est trop léger. Il faudrait les envoyer dans les îles, après les avoir fait passer par les verges et marquer au visage pour qu'ils ne puissent reparaître en France. Dagobert veut même que, s'ils se retirent dans leur district, le curé ou le syndic de la paroisse préviennent, sous peine d'une forte amende, le procureur du roi.
VI. Le mémoire de Dagobert a de graves défauts. Le style est souvent lourd et négligé. Les idées ne s« IV pas suffisamment liées et ordonnées. Il y a des ex i„ rations et des erreurs. N'est-ce pas aller trop loin que d'assurer que les farines gâtées « font pé-
ipP»
rir la moitié de l'armée »? N'est-ce pas se tromper grandement que de prétendre que l'homme « n'est que le produit de son éducation »? Gomme si l'éducation était toute-puissante et comme si la nature ne collaborait nullement à la formation des esprits! Enfin, Dagobert embrasse trop de choses; il a mis dans son travail tout ce qu'il pense et sait sur son métier, et, comme dit le titre, sur d'autres objets.
De là, des digressions nombreuses. En un endroit de son mémoire il combat la manie de courir le monde. Ces « vagabonds » qui constituent l'armée et qui n'ont ni éducation ni biens ni lien aucun qui les attache à la patrie, pensent faire fortune au dehors. Il faut, à cet égard, (( corriger le Français », le « détromper de ses chimères », le convaincre qu'il ne trouvera nulle part le même bienêtre qu'en France. Pourquoi les pasteurs dont le devoir est d'éclairer les peuples, ne cherchent-ils pas à le désabuser ? Pourquoi ne lui montrent-ils pas que, pour un seul qui réussit en terre étrangère, des milliers y succombent dans la plus affreuse misère? Pourquoi ne mettent-ils pas en parallèle le bonheur de l'homme qui vit au sein de sa famille et le malheur du Français qui vit hors de son pays, jalousé, haï, insulté, et souvent enlevé par une mort prématurée, sans secours ni consolation d'aucune espèce?
Il est de son temps. A ses yeux la science la plus utile pour une nation, c'est, avec la science militaire, la morale qui « par une bonne législation assure le bonheur des peuples ». Comme ses contemporains, il désire innover, désire améliorer le sort de ses semblables, et il a, lui aussi, ses projets de réforme. Mais c'est un homme pratique. Ce qu'il
propose coûte tant. Qu'importe? Il découvre ou imagine telle ou telle taxe, telle ou telle ressource qui fournit aux frais. On jette à la rivière des magasins entiers de mauvaises farines. Pourquoi ne pas en faire de l'amidon?
Il demande que dans les villes de guerre une des portes soit laissée ouverte durant une partie de la nuit, « objet bien utile et bien à souhaiter pour la communication du public et la liberté du commerce * ».
Il demande que les mendiants soient répartis dans les villages et qu'ils aient pour vivre la paye du soldat : ils rendraient service à leurs hôtes; l'aveugle tournerait la roue du cordier ou du coutelier ; la jambe de bois, le cul-de-jatte carderait,, filerait, tricoterait, coudrait des habits, ferait des souliers; on épargnerait ainsi ce qu'on dépense pour construire ou entretenir des édifices immenses et solder le nombreux personnel des hospices.
Il demande que les enfants trouvés soient élevés à la campagne et qu'ils deviennent cultivateurs : l'administration des hôpitaux, ne les nourrissant plus, réserverait tous ses revenus à l'entretion de ses bâtiments ainsi qu'au salaire de ses domestiques et de ses médecins, chirurgiens et apothicaires.
Il joint à ses réflexions sur les déserteurs — et
c'est par quoi il termine assez bizarrement son
noire — un « article de police générale pour
tout espèce de malfaiteurs ». A son avis, quicon-
4. Où se rappeUe qu'un dimanche soir, le jeune Rousseau, de retour d'une promenade, trouva les portes de Genève fermées; il n'osa entrer en ville le lendemain matin, et ce fut ainsi qu'il abandonna son i)..ys natal.
que s'éloigne de ses foyers et se présente en un endroit où il n'est pas connu, doit être muni d'un passeport visé dans tous les lieux où il a fait quelque séjour, et, si ce papier semble suspect, le procureur du roi prescrit une enquête. Enquête facile. Peu de paroisses où il n'y ait des « suppôts de justice », sergents ou huissiers, qui connaissent les gens du pays et savent distinguer les étrangers. Les cavaliers de la maréchaussée appartiennent souvent à une province lointaine; ils n'entendent pas le patois du canton; leur uniforme môme conseille la fuite à qui craint et se méfie. Qu'on ordonne donc aux sergents et aux huissiers d'arrêter les déserteurs, les malfaiteurs et tous ceux qui n'ont pas de passeport. Qu'ils aient, pour les suppléer et les aider, une ou deux « sauvegardes » par paroisse, suivant le nombre des habitants et l'étendue du territoire. Qu'on les distribue en escouades qui, au premier signal du ministère public, iront fouiller les bois, les cabarets et les endroits où se réfugient les hommes sans aveu. Qu'à la nouvelle d'un forfait les syndics les plus voisins fassent poursuivre le criminel, sous peine d'être emprisonnés autant de jours qu'ils auront laissé d'heures s'écouler avant le départ de l'escouade. Peut-être même^ en certaines circonstances, seraitil bon de rendre les communautés responsables dès délits commis sur leur sol. On les obligerait ainsi de veiller à la sûreté de tous et de ne pas souflrir de malfaiteurs. Elles choisiraient dans la population et payeraient ceux qui devraient marcher lorsqu'ils seraient requis. Si cet usage existait dans les bourgs aux environs des bois de l'Estérel où se commettent tant de vols et d'assassinats, le scélé-
rat ne serait-il pas appréhendé au corps presque à l'instant où il apparaîtrait?
Dagobert voudrait que le papier des passeports fût une ferme comme le papier timbré et que le produit de la vente fût affecté au salaire des sergents, huissiers ou sauvegardes, qui seraient tenus d'aller souvent à la ville pour porter les messages des curés et syndics et recevoir les ordres du procureur du roi.
Mais, dira-t-on, quelle sujétion que ce passeport! Le faire renouveler tous les ans, le faire viser en chaque endroit où l'on séjourne! N'est-ce pas attenter à la liberté des particuliers? N'est-ce pas causer un retard préjudiciable à leurs affaires? « Des précautions, répond Dagobert, qui intéressent aussi directement le bon ordre et la sûreté [ l'ique devront toujours être la raison prépon- ^iérante ».
11 consent d'ailleurs à des « modifications ». Qu'on n'exige pas le passeport: mais que dans chaque paroisse il y ait des personnes, quelle que soit leur dénomination, qui se portent au premier ordre dans les cabarets ou les bois pour arrêter, les gens sans aveu. Que ces gens soient interrogés par qui de droit sur l'heure môme et sans nul délai. Dans les bonnes auberges des villes bien policées, les voyageurs ne s'inscrivent-ils pas sur un registre? Pourquoi ne pas agir semblablement dans les cabarets? Pourquoi no pas ordonner que les cabaretiers déclarent à la police le nom de leurs hôtes?
guel est, conclut Dagobert, le moyen le plus efficace de contenir les hommes? C'est que le criol ne puisse se flatter de l'impunité, ne puisse re à la rigueur des lois. Voilà « la plus
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forte barrière du crime ». Eh bien! le plan de police développé par Dagobert remplit ce but. Que les inspecteurs et commissaires des villes et des campagnes se fassent rendre un compte très exact de ce qui se passe dans l'arrondissement de leur territoire; que le procureur du roi mette la plus grande vigilance à prendre ses informations et à punir quiconque a négligé d'exécuter ses ordres; la sûreté publique sera « infiniment plus stable que sous la garde de la maréchaussée qui coûte au roi plus de trois millions et demi par année et qui n'empêche pas qu'on ne soit volé. Dans les moindres bourgades en Allemagne, la personne chargée de veiller à la sûreté publique parcourt les rues à toutes les heures de la nuit, et prouve aux habitants sa vigilance en leur disant quelle heure il est; le jour, il peut s'occuper, ou au moins prendre soin de sa famille; en France, il lui faudrait un uniforme et être condamné à ne rien faire. »
VU. A ces développements inattendus s'ajoutent des tirades inspirées par le dépit personnel. En un passage notable du mémoire perce le moi de Dagobert, perce son ambition déçue. 11 fait un retour sur lui-même lorsqu'il parle assez railleusement des officiers qui, pour avancer, écrivent sur l'art de la guerre. « Sur la fin de la dernière guerre, La Noue de Vair, par ses Nouvelles constitutions militaires, éveilla l'esprit de critique et de réflexion. On sentit qu'en faisant des mémoires, des recherches sur le militaire, ce serait un moyen d'avancement, et l'on ne se trompa pas. De là, cette foule de commentaires, de traductions, de dissertations sur les anciens et les modernes, sur
l'ordre profond et sur Tordre mince. On a assigné le nombre d'hommes que perdrait une colonne. 11 ne manquait plus que de marquer le point de comparaison entre la défaite et la victoire! » Mais, a'près tout, Dagobert reconnaît qu'il est juste de récompenser les officiers qui montrent du zèle et du talent. Ce qu'il ne peut digérer, c'est que la lieutenance-colonelle ne soit plus donnée à Tancienneté ^ .Vous êtes orfèvre, Monsieur Josse. Selon Dagobert, cette mesure a causé une révolution pernicieuse, irréparable; elle a dégoûté du service nombre de braves gens : elle a détruit l'esprit de corps. Jusqu'alors l'honneur du régiment était le mobile de tout; les officiers ne souffraient pas Padmission de sujets tarés; ils avaient soin de former les jeunes, de leur donner des conseils, de punir ceux qui s'écartaient des usages reçus. « Chacun voyait déjà son chef dans son ancien et cherchait d'avance à se le ménager, à lui aider; c'était une espèce de subordination que l'on ne connaît plus; tous concouraient au bien de la chose et suppléaient à l'incapacité ou à l'insuffisance du chef; point de scènes scandaleuses. Aujourd'hui le mérite n'est plus que le prétexte, et c'est la protection qui mène aux emplois supérieurs; on voit tout le monde y prétendre, bien que les Tavannes et les Coishn se soient contentés d'être capitaines dans l'armée de Turenne. » Dagobert ajoute que l'officier s'intéresse peu au corps qu'il compte quitter. Les voyageurs s'amusent-ils à embellir l'auberge où ils ne doivent passer qu'un jour?
i. L'ordonnance du 25 octobre 1675 attribue la lieutenance-colonelle au plus ancien capitaine du corps; celle du 10 décembre 1762 porte que le lieutenant-colonel sera nommé au choix
VIII. Tel quel, le mémoire de Dagobert était, malgré ses défauts, attachant, remarquable par la franchise du ton, plein d'intentions généreuses, animé de l'amour du bien public. C'était l'œuvre d'un homme qui avait de la lecture et, comme on disait alors, des lumières, d'un homme à Tesprit large et étendu, d'un homme qui se piquait d'être savant, d'être philosophe, d'être un peu encyclopédique dans ses études. Mais, par suite, ce n'était pas un mémoire purement militaire, et. on s'étonne, en lisant certains passages, qu'il ait été composé par un officier et destiné au ministre de la guerre.
On le lui fit bien voir. L'inspecteur et patron de Dagobert, M. de La Luzerne, avait lu le mémoire avec un vif intérêt; il applaudissait au zèle et aux aperçus utiles que contenait ce travail, et il avait conseillé à Dagobert de le présenter au minisire qui « devait désirer d'être instruit de l'opinion d'un officier aussi distingué ^ ».
Le personnage des bureaux chargé d'analyser et d'apprécier le mémoire en jugea tout autrement. Il trouva que le capitaine de Royal-Italien examinait les divers points de l'art militaire sans les approfondir, que ses vues annonçaient de l'imagination, « mais que l'auteur devait se former encore beaucoup à l'exécution avant d'en venir à la composition », devait « mieux étudier le système reçu avant d'en proposer de nouveaux ». Dagobert, ajoutait-il, répétait sur le port d'armes, la marche et la manœuvre tout ce qu'avaient dit ses devanciers. Quelques nouveautés pourtant étaient dignes d'attention. C'est ainsi que Dagobert proposait d'ouvrir les rangs