ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE L'ARMÉE D'ALGÉRIE
(i8Si'i8ô2)
Importance des nouvelles fonctions de Martimprey. — Accueil de Pélissier. — Expédition de Kabylie. — Gouvernement du général Randon. — Ses projets. — Réorganisation <j[c l'armée. — Martimprey général. — Santé de sa famille. — Sa rentrée en France. — Mise en disponibilité. — Proclamation de l'Empire. — Commandement d'une brigade à Bordeaux.
La nouvelle situation qu'allait occuper le colonel de Martimprey avait une importance supérieure à celle des divers emplois qu'il avait remplis jusqu'alors. Et cependant, dans notre armée, ces fonctions d'état-major, trop effacées devant les actes du commandement, sont toujours restées ingrates.
Si l'initiative et la responsabilité appartiennent au commandant en chef, la part qui revient, dans le succès, à son chef d'état-major général n'en est pas moins considérable.
En France, on a eu souvent une tendance à l'oublier. Pour le colonel, cette fonction allait devenir, pendant une dizaine d'années, une véritable spécialité. Il importe donc, pour la bien comprendre, de la définir avec précision, en rappelant comment elle était comprise sous le premier Empire.
La gloire d'un général en chef, dit à ce sujet le général lliiébault, dépend souvent de la manière dont on exécute ses ordres.
IIO LB COMTE DE BCARTIMPRBY
Après le général en chef, le chef de Télat-major général est celui qui, dans une armée, peut faire le plus de bien par sa capacité, ou le plus de mal par son insuffisance.
Il doit à l'armée la sollicitude la plus vive pour tous ses besoins, aucun ne lui étant étranger.
Il doit au général en chef de mettre en action tout ce qu'il conçoit.... et, sous tous les rapports, le tribut de ses idées.
Il doit au ministre de la Guerre les rapports les plus exacts et les plus circonstanciés.
Pour être en état de remplir de semblables devoirs, il faut réunir aux qualités intellectuelles et morales les plus heureuses, à un caractère ferme et connu, une grande capacité, les connaissances les plus exactes et les plus étendues et un grand ascendant.
Relativement aux qualités intellectuelles et à celles qui tiennent au caractère, il faut cet esprit d'ordre et de méthode qui organise et classe le travail; cette fermeté qui fait tenir à la marche établie; cette prévoyance qui prépare; cette activité qui vivifie; cette justice qui encourage; cette sévérité qui retient; cet amour de ses devoirs qui prévient les moindres négligences et fait toujours tendre au perfectionnement; cette vigilance qui excite celle des autres; et cette influence qui commande le zèle et fait obtenir de chacun ce dont il est capable.
Relativement aux qualités morales, il faut ces formes qui ménagent l'amour-propre, adoucissent l'effet des refus et ajoutent aux prix des faveurs ou des grâces; et cette délicatesse, cette intégrité qui commandent l'estime et la considération.
A ces qualités, il faut ajouter cette abnégation qui s'efface devant la personnalité du chef, ce dévouement qui entraîne aux derniers sacrifices et cette conscience, poussée jusqu'au scrupule, qui assure l'exécution des ordres.
Tel est l'ensemble de qualités, de talents et de connaissances qu'un bon chef d'état-major général doit
ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE l'aRMÉE D ALGÉRIE III
posséder, et qu'en i85i le ministre de la Guerre, aussi bien que le gouverneur général, comptait avec raison trouver dans le colonel de Martimprey. Si plus tard, dans les guerres difficiles de Crimée et d'Italie, ce fut encore à lui qu'on fit appel pour ces fonctions, c'est que fion aptitude à les exercer avait été unanimement reconnue.
En octobre i85i, il quitta Orléansville et vint prendre à Alger le service compliqué qui lui incombait. Pélissier lui fit un accueil affectueux. Martimprey était pour lui un ami et les sentiments qu'il lui témoignait ne devaient plus se démentir. De la part du duc de Malakoil, qui était loin de prodiguer son estime, ce fait constitue à lui seul un véritable éloge.
La situation générale de l'Algérie avait alors un caractère particulier. Un certain nombre d'officiers, poussés par l'ambition, la quittaient pour se rendre à Paris, faire leur cour aux puissants du jour et être prêts à recevoir les premiers rayons du soleil levant. La mission du commandant Fleury en Afrique avait .porté ses fruits et c'était vers la capitale, devenue un centre d'intrigues, que se tournaient les regards.
L'Algérie semblait abandonnée et l'intérim même du gouvernement général qui durait sans titulaire depuis le mois d'avril faisait beaucoup jaser. Les Arabes ne bougeaient pas; mais l'apparition d'un schérif dans quelque tribu fanatique était toujours à craindre.
C'est ce qui arriva au mois d'octobre, au moment où le colonel de Martimprey prit son service. Bou- Barghla, l'homme à la mule, chassé de l'oued Sahel au printemps par le général Camou et réfugié en Kabylie, chez les Zouaouas, avait retrouvé parmi eux des partisans dévoués. Appuyé sur leurs fusils et fort du prestige religieux qu'il exerçait encore, il avait employé l'été à soulever les tribus du plateau de Boghnl et de la rive gauche du Sebaou, jusqu'aux Flissa. Au
mois d'octobre, les communications entre Alger et De! lys étaient menacées. Le gouverneur jugea qu'il fallait agir et frapper un coup vigoureux sur les dissidents.
Mais, en France, on ne voulait pas d'affaires; le coup d'Etat se préparait et on désapprouva l'entreprise. On trouvait la saison trop avancée pour s'aventurer dans les montagnes de la Kabylie. On chercha même à soulever Topinion publique par des articles qui exagéraient les dangers à courir.
Pélissior, convaincu de la nécessité de punir les révoltés et de ne pas laisser le soulèvement s'étendre, ne tint aucun compte de ces résistances. Au moment oh Martimprey prenait son service, il organisa ses colonnes et donna l'ordre de concentrer les troupes au Fondouk, près d'Alger. Son nouveau chef d'état-major ne pouvait encore lui donner son concours. Ce fut sou sous-chef, le lieutenant-colonel d'état- major de Cissey, qui le suppléa. D'autre part, le gouverneur avait besoin de laisser à Alger un homme de confiance pour expédier, en son absence, les affaires courantes et le décharger de tous les détails du service. Ce fut à Martimprey qu'incomba cette tâche, ce qui lui permit aussi de procéder à son installation.
Le gouverneur quitta Alger le 23 octobre et entra en opérations le 3i. Tranquille sur la direction générale du service, il commença aussitôt ses mouvements.
Il chAtia les tribus révoltées d'autant plus rudement qu'il était forcé d'en finir avec elles avant les mauvais temps. Dès le 4 novembre, le schérif, poursuivi l'épée dans les reins, dut abandonner les Kabyles qu'il avait soulevés. Le lendemain, les soumissions commencèrent. En vingt jours tout fut pacifié. A la vue de leurs villages incendiés, de leurs troupeaux enlevés, de leurs maisons détruites, les indigènes se résignèrent à subir les lois du vainqueur, qui leur imposa une organisation nouvelle et des contributions de guerre écrasantes.
ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE l'aRMÉE d'aLGÉRIE Ii5
Le 25 novembre, les troupes se mirent en route pour regagner leurs cantonnements et, deux jours après, Pélissier rentra à Alger.
Martimprey, qui l'avait régulièrement tenu au courant des affaires survenues en son absence et des mesures prises pour assurer leur marche, vint au-devant de lui avec les autorités militaires et civiles. On com» mençait alors à parler de la nomination définitive de Pélissier comme gouverneur général. Mais ceux qui la croyaient probable, ignoraient les projets formés à Paris.
Ils ne tardèrent pas à être fixés. 'Déjà, en novembre, on avait su que le général Randon avait cédé son portefeuille de la Guerre au général Saint-Arnaud. Dans les premiers jours de décembre, on apprit que, le 2, ce dernier avait exécuté le coup de force préparé par les amis du prince-président. On reçut ensuite les décrets du 2 et du 3, qui déclaraient l'Assemblée dissoute et convoquaient le peuple dans ses comices pour statuer sur les modifications apportées à la Constitution.
Ce fut un grand événement pour TAlgérie. Mais, sous l'autorité énergique de Pélissier, aucun trouble n'était à craindre. Suivant son ordre, Martimprey transmit, sans commentaires, les décrets et proclamations de la présidence, ainsi que les arrêtés du gouverneur, dont le dernier devait rester dans le souvenir de tous les contemporaiïis. Il était ainsi conçu :
c( Article unique. — L'Algérie est placée sous le régime de l'état de siège. »
Il signifiait aux nombreux aventuriers, déclassés et transportés politiques établis en Afrique, de ne pas bouger. La colonie, en effet, conserva son calme. A Paris, l'article unique de Pélissier et la proclamation qui le suivit furent très goûtés.
Le II décembre, le général Randon fut nommé gou-
Il4 LE COMTE DE MARTIMPREY
yerneur général. De nombreuses correspondances permettent de croire que cette haute fonction lui était déjà promise au moment où il faisait désigner Martimprey comme chef d*état-major général. En tout cas, il ne s'attarda pas en France, débarqua à Alger le 26 et prit aussitôt son commandement,
Il avait connu le colonel à ses débuts dans la province d'Oran, quand il n'était encore que capitaine. Tous deux avaient été en relations et plusieurs lettres de Randon témoignent de l'estime qu'il lui portait. Ce fut donc avec joie que tous deux se retrouvèrent. Le gouverneur savait qu'il avait dans son chef d'étatmajor général un collaborateur aussi sûr que dévoué, un homme de devoir, d'une loyauté absolue dans l'exécution des ordres et des détails du service.
Pélissier s'empressa de retourner à Oran. Martimprey lui donna, jusqu'à son embarquement, tous les témoignages de sympathie qu'autorisaient leurs relations passées et les marques de déférence que méritait sa haute personnalité.
Le gouverneur arrivait en Afrique avec des idées nouvelles qu'il comptait mettre à exécution et pour lesquelles son chef d'état-major allait lui offrir un concours des plus utiles. Elles reposaient sur la situation même de l'Algérie qu'il connaissait à fond, et dont l'exposé justifiait ses projets.
Le général Randon les fît connaître à Martimprey dès leurs premiers entretiens et trouva en lui un chef éclairé prêt à le seconder.
Il estimait que ses prédécesseurs avaient réussi, dans une large mesure, à vaincre la résistance des indigènes, mais que le but à poursuivre n'en restait pas moins la soumission entière du pays, et que, pour y arriver, il y avait encore beaucoup à faire.
Dans le Tell, le littoral de la Méditerranée était loin d'être dans nos mains. La Kabylie, cette vaste région
ÉTAT-MAJOR GENERAL DE L*ARMÉE d'aLGÉRIE I i5
montagneuse qui s'étend kle I>ellys à CoUo -et de Milah à Aumale, échappait sur bien des points à notre domination. Les populations des frontières restaient hostiles et toujours remuantes. Celles de l'ouest, influencées par l'anarchie marocaine, exigeaient une surveillant attentive. Nos tribus, sans cesse menacées par les brigandages des maraudeurs voisins, étaient dans un état d'hostilités permanent.
De nos postes avancés du sud, on apercevait les vastes plaines du Sahara, sur lesquelles notre influence était à peu près nulle. Les nomades qui les parcouraient, gravitant autour de leurs oasis, vivaient en dehors de notre action et pouvaient, à l'occasion, braver notre autorité.
Il fallait donc être toujours en mesure de maintenir dans le devoir les populations remuantes et d'achever la conquête. Pour cela, il fallait une armée spéciale à la colonie et fortement organisée.
Le général Randon estimait que c'était là son premier devoir. Martimprey, déjà tout acquis à ces idées, s'empressa d'entrer dans ses vues. Le projet d'organisation du gouverneur avait pour base l'augmentation des régiments permanents d'Afrique. Une étude fut entreprise et, le 20 janvier i852, un travail d'ensemble, établi par l'état-major, fut adressé au ministre de la Guerre.
A l'avenir, chaque province devait posséder une force active permanente, qui comprenait :
I régiment de zouaves, à 3 bataillons de I.200 hommes 3. 600 h.
I régiment de tirailleurs algériens, à a bataillons de 1 .000 hommes 2 . 000
I régiment de la légion étrangère, à 3 bataillons de 1 .000 hommes 3 . 000
1 bataillon d*infanterie légère d'Afrique 800
2 régiments de France, chacun à 2 bataillons
de i.ooo hommes 4- 000
I escadron du train des équipages militaires. . i . 200
Total i4.6oo h.
I l6 LE GOirrE DE MARTIMPREY
Celle proposition fut agréée et un décret du i3 février décida qu'on procéderait immédiatement à \h formation des nouveaux régiments. Ce fut l'origine des trois premiers régiments de zouaves, qui devaient conquérir avant peu une renommée légendaire.
Des ambulances divisionnaires, divisées en sections proportionnées à la force des colonnes, furent également constituées. Les quatre régiments de chasseurs d'Afrique furent répartis par provinces, et celle d'Oran en eut deux.
Les spahis furent installés sur les confins du Tell et affectés à la garde des frontières.
Trois nouveaux cercles furent créés à Tifech, Aïn- Beïda et Tebessa.
Ces changements apportèrent à l'état-major général un surcroît de travail, que le colonel de Martimprey dirigea avec une compétence et une activité très appré ciées par le gouverneur général. Les débuts de l'année i852 y furent consacrés. Cette organisation devait se perpétuer et donner à notre armée d'Afrique une autonomie qui était devenue une nécessité.
Tandis que ces travaux de réorganisation s'accomplissaient, des colonnes étaient constituées de divers côtés pour achever la soumission des tribus encore in décises ou hésitantes.
Cette époque fut très brillante pour l'Algérie, et le général Randon y acquit une réputation d'administrateur très méritée, dont une partie rejaillit sur son chef d'état-major général. L'autorité supérieure songea alors à le récompenser des services qu'il avait rendus dans son grade de colonel.
Le i5 avril, il fut nommé général de brigade et maintenu à son poste. Il n'avait pas quatre ans de grade de colonel; néanmoins, ceux qui connaissaient les rigueurs du climat d'Orléansville et la part qu'il
ÉTAT-MAJOR GÉNÉBAL DE l'aRMÉE o'aLGÉRIE II7
avait prise à la nouvelle organisation applaudirent à son avancement.
Ce fut pour lui un vif encouragement. A cette époque, la santé de M°** de Martimprey et de ses enfants, ébranlée par leur séjour en Afrique, commençait à rinquiéter. Il dut les renvoyer en France avant les chaleurs, espérant qu'un climat plus tempéré améliorerait leur état. Mais il n'en fut rien, et bientôt ses préoccupations à cet égard furent telles qu'il ne crut plus pouvoir, pendant quelque temps au moins, rester en Algérie. Il s'en ouvrit au gouverneur, qui fut le premier, malgré l'ennui qu'il en éprouvait, à partager ses appréhensions.
Il dut se résigner à demander un congé pour aller donner des soins à sa famille, qu'il installa momentanément à Luchon. Il quitta ses fonctions et, une fois près des siens, se consacra entièrement aux soins que leur état réclamait. A Paris, il lit ses premières visites au ministre de la Guerre et au prince-président, qui venait d'être élu pour dix ans. Il en reçut le meilleur accueil et, à la suite de son entretien avec le ministre, désirant attendre le moment où une vacance de son grade se produirait dans un commandement à sa convenance, il demanda et obtint sa mise en disponibilité, le 23 octobre. Désormais, jusqu'à nouvel ordre, tout lien avec l'armée d'Afrique était rompu pour lui. Il en rendit compte au général Randon, qui ne voulut pas le laisser partir sans lui donner un témoignage de sa haute estime et de son amitié. Il lui écrivit vers la fin d'octobre.
Alger, le 25 octobre i853.
Mon cher Général,
Je veux, depuis bien des jours, vous répondre et vous dire combien j'ai pris part aux inquiétudes que vous avez conçues sur la santé de Madame de Martimprey et sur celle de vos enfants : je viens enfin m'acquitter de ce soin.
Il8 LE COMTE DE MARTIMPREY
Je suis charmé que vous ayez été content de l'accueil que vous avez reçu du Prince et du ministre de la Guerre. J'apprendrai maintenant avec le plus vif intérêt que vous soyez casé de la manière la plus conforme à vos intérêts et à vos désirs;, j'espère que cela ne se fera pas attendre.
Vous ne pouvez pas douter, mon cher Général, des regrets dont j'accompagne votre départ d'Alger. Je savais depuis longtemps tout ce qu'il y avait en vous de loyauté, de droiture, de dévouement à remplir vos devoirs militaires, et, dans cette dernière période que nous avons parcourue en semble, j'ai reconnu, auprès de ces qualités, celles que développent dans les hommes de votre caractère les positions élevées dans la hiérarchie militaire...
Adieu, mon cher Général, souvenez- vous que quelque poste où vous serez, dans quelque position que vous vous trouviez, je vous suivrai de mon intérêt et de mon amitié; c'est vous dire la part que je prendrai à tout ce qui vous adviendra. Veuillez vous charger de mes hommages empressés auprès de Madame de Martimprey et des compliments pour elle que lui adressent ma femme et ma fille et recevez pour vous l'assurance de mon affection bien sincère.
Général Randon.
La lettre du général Randon valait une citation et, k défaut d'une inscription sur les états de services de Martimprey, elle méritait de trouver sa place dans un récit détaillé de sa carrière. Elle permet de se faire une idée de son caractère et des qualités qui faisaient de lui, pour ses inférieurs, un véritable modèle.
Au moment où il rentra en France, les esprits étaient très agités. La situation du prince-président s'était encore affermie et de tous côtés on parlait du rétablissement de l'Empire. Peu de jours après la mise en disponibilité du général, le 7 novembre, le Sénat l'avait voté et, quinze jours après, le peuple, consulté, approuvait cette forme de gouvernement par près de 8 mîl-
ÉTAT-MAJOR GENERAL DE l'aRMEE d'aLGÉRIE 1 19
lions de voix. Le i*' décembre 1862, Louis-Napoléon fut proclamé empereur sous le nom de Napoléon IIL
Le général de Martimprey resta en dehors des événements, attendant la décision que prendrait à son égard un ministre de la Guerre dont il connaissait la bienveillance. Le 17 janvier i853, il fut nommé au commandement de la i'*' subdivision de la i4* division militaire, à Bordeaux. La santé de M°* de Martimprey était à peu près rétablie, et cette nomination contribua encore à l'améliorer. Ce n'était, sans doute, pour le général, qu'une position d'attente, mais elle lui attribuait une résidence de choix, dans une belle ville, sur une des grandes voies ferrées qui conduisent à Paris, et dans une région qui lui assurait, en revenant d'Algérie, un climat favorable.