‹ Le général de division comte de Martimprey. Avec sept planches hors texte et cinq cartesChapitre 18 sur 48 · COMMANDEMENT SUPÉRIEUR DES FORGES DE TERRE ET DE MER · texte numérisé non relu

COMMANDEMENT SUPÉRIEUR DES FORGES DE TERRE ET DE MER

(iasS'iseo)

Rivalité entre ks autorités civiles et militaires. — Le journal VEntr*acte. — Duel du général Yusuf. — Mailveillancc du ministère de l'Algérie. — Voyage de TEmpereur en Algérie. — Attaques des conseils généraux contre Tàrmée. — Lettre du commandant supérieur au président de Vaulx. — Relations avec le général Dëligny. — Approbation du ministre de la Guerre. — Le commandant Miroher à Paris. — Blâme du ministre de l'Algérie. — Voyage du général de Martimprey en France. — On lui donne raison. — Changesnent de système. — Le maréchal Pélissîer gouverneur général, Martimprey sous-gouvcrneur.

A Paris, le général reçut l'accueil le plus cordial du ministre de la Guerre et de l'Empereur. Il eut l'occasion de s'expliquer sur son expédition, de justifier ses opérations et il fut approuvé au point d'obtenir toutes les. récompenses qu'il avait sollicitées. En outre, il fut avisé que, désormais, les arrondissements militaires devenaient des corps d'armée. Il prenait donc le titre de commandant supérieur et commandant du 7* corps d'armée. Il put croire alors que ses adversaires étaient réduits au silence et qu'à son retour à Alger il n'aurait plus qu'à s'occuper du développement de la colonie.

Malheureusement, il n'en était pas ainsi, et, dès sa rentrée au Palais du gouvernement, il se trouva aux prises avec ces conceptions fâcheuses que le maréchal Randon lui avait signalées et qu'il espérait voir ré-

former « avec de la prudence, du tact et de la modération ». Le maréchal ne comptait. pas assez avec les passions humaines et les incidents imprévus qu'elles devaient faire naître.

L'hiver de 1859-1860 était, en effet, à peine commencé que la rivalité entre les pouvoirs civil et militaire éclata à Alger et prit rapidement un caractère d'inimitié.

Le prince Napoléon, nommé ministre de l'Algérie et des Colonies, en était le premier instigateur. Les actes de son administration avaient troublé, dès le début, les dépositaires du commandement, qui étaient cependant ses collaborateurs les plus sûrs. Ses préfets avaient commencé à battre en brèche l'autorité militaire, seule garante de la soumission des indigènes. Ce qu'il y eut de plus fâcheux, c'est que le Prince procéda par des moyens inavoués, miais publiquement connus; d'abord par une campagne de presse, entreprise par ses agents; ensuite par des faveurs spéciales accordées aux partisans du régime civil. A son retour à Alger, le commandant supérieur n'eut pas de peine à constater ces tiraillements.

L'un des journaux fondés par les amis du Prince, UEntr'acte, avait pour rédacteur en chef M. Clément Duvernois, qui devait, sous la troisième république, devenir ministre et finir par une condamnation en police correctionnelle à deux ans de prison.

Cette feuille, se trouvant à bout de ressources, imagina, à la fin de janvier, de s'attaquer aux personnalités militaires les plus en vue et de leur consacrer des appréciations satiriques de nature à lui attirer des lecteurs. Elle commença par un article sur le commandant supérieur, qu'elle appela : le grand cheval de bataille. C'était un portrait malveillant du général de Martimprey. Il fut remarqué, mais il passa.

Au commencement de février parut un second artî-

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