‹ Le général de Sonis d'après ses papiers et sa correspondanceChapitre 3 sur 62 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

sa jeunesse, il s'était c engagé à ne rien refuser >, Celui duquel il écrivait encore au déclin de sa vie ; c Lorsqu'on se met à aimer Dieu , on ne peut point l'aimer assez. » Le cœur de Jésus-Chi-ist est la vie de son cœur; il ne respire que par Lui. A lui ses adorations, ses aspirations, ses veilles nocturnes, ses larmes, ses combats, ses espérances, ses joies. On verra comme il en écrit, comme il en parle; et quel caractère de surnaturelle grandeur reçoit de cette alliance du plus haut christianisme et du plus brillant héroïsme cette vie si harmonieuse de catholique et de soldat !

Tel fut l'homme dont j'écris. J'ai pris la confiance de dédier son histoire à Messieurs les officiers de l'armée française. Cette vie leur appartient; qu'ils en agréent l'hommage! Si tous ne savent pas s'élever à la même hauteur religieuse , tous du moins, je l'espère, auront lieu d'être fiers de lui. Il personnifie tous les plus nobles sentiments de notre armée, et un de ceux qui la commandent avec le plus d'éclat a déclaré un jour qu'il en était l'honneur. Nous avons l'ardent désir qu'il en devienne aussi le modèle, et qu'en apprenant de son exemple comment on peut servir ensemble Dieu et la France , l'armée puisse rétablir les affaires d'un pays dont elle est la première force et le meilleur espoir.

Qu'il paraisse donc : l'heure est venue ! A une époque où, de par la loi, tout Français est soldat ,

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