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UN TRAIT DE GÉNIE MILITAIRE

A LA BATAILLE d'aÏN-MADHI.

E colonel de Sonis passa à Laghouat deux ou trois années relativement paisibles. 11 avait alors neuf enfants. Marie, Taînée de ses filles, avait achevé son éducation au Sacré-Cœur de Poitiers.

Suivant les traditions de piété de parents éminemment chrétiens, la jeune fille avait demandé à son père Tautorisation d^entrer au Carmel. Une vocation irrésistible la portait vers le cloître, et ces pieuses aspirations que les parents les plus religieux voient

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souvent avec tant de peine se faire jour dans Tâme de ceux qu'ils aiment, hélas ! plus pour eux-mêmes que pour Dieu, avaient trouvé dans le cœur du généreux colonel un écho attendri.

Loin de s'opposer à ce désir qui, tout en réjouissant sa foi, atteignait en plein ses paternelles tendresses, le colonel de Sonis encourageait sa fille au sacrifice, bénissait son projet et Ten félicitait. Mais en père prudent et sage, vu Textréme jeunesse de Tenfant, il voulait voir mûrir auprès de lui cette vocation dont il connaissait le prix.

Marie de Sonis revint donc en Afrique réjouir pendant quelque temps de sa présence les courageux parents, qui entendaient bien ne pas la disputer à Dieu, et faire auprès de ses jeunes frères et sœurs l'office d'institutrice en attendant l'heure de la séparation.

Une vie de famille heureuse et tranquille fut donc pendant un an ou deux le partage de ce ménage militaire dont tous les membres étaient unis par la plus tendre affection. Là, dans ce poste avancé du Sahara, loin de l'agitation de la politique européenne et des courants mondains que l'excès de civilisation apporte avec lui, M. et madame de Sonis se trouvaiçrtt heu-

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reux au désert. L'étude, les devoirs attachés à sa place de commandant de cercle, l'éducation de ses entants ; tel était l'horizon borné et heureux du lieutenant-colonel. Il appréciait le calme de Toasis et écrivait modestement : « La solitude m'a rendu étranger au bruit du monde, et j'imagine même que je ferais en France assez triste figure. »

En cela, M. de Sonis avait tort, car, en France et ailleurs, les hommes d'un caractère aussi fortement trempé font partout bonne figure. Sa vie de chaque jour faisait l'admiration de tous ceux qui le connaissaient. Les Arabes eux-mômes étaient subjugués. Ils admiraient l'ordre, l'activité, la mesure qui régnaient dans cette vie si ordonnée dont toutes les heures étaient consacrées à Dieu et au devoir.

Le colonel de Sonis se levait de très bonne heure. Aussi le temps ménagé avec soin semblait pour lui se multiplier. La première heure de la journée était vouée à la prière. Il méditait chaque matin l'évangile ou l'Imitation, assistait chaque jour à la messe, déjeunait et recevait après déjeuner quelques officiers français.

Neuf heures du matin le trouvaient invariablement la plume à la main assis à son bureau, et faisant son

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rapport quotidien. A onze heures, il dînait en famille^ se promenait quelques instants dans son jardin avec madame de Sonis et ses enfants et ensuite partait à cheval pour une de ces promenades à travers le désert, exercice qui l'avait rendu le rival des Arabes pour Tagilité à la course.

Sous ce rapport les indigènes l'appréciaient. Dans leur style imagé, ils ne se lassaient pas de parler du brillant cavalier français « dont la jument noire buvait l'air •, et qui se rendait en trois jours de Laghouat à Alger sans s'arrêter, faisant préparer à distance des montures de relais et ne faisant halte que pour prendre, le pied à Tétrier, un morceau de pain et quelques gouttes de café. •

Vers deux heures et demie, M. de Sonis descendait de cheval et se mettait au travail jusqu'à l'heure du souper.

Outre les devoirs de sa charge, il trouvait le temps à Laghouat de se livrer à des lectures et à des études générales.

Sans doute les ouvrages militaires avaient le don de l'intéresser. Par goût et par devoir ce genre de lectures l'absorbait souvent, mais le colonel de Sonis était un esprit large qui laissait les spécialités aux

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pharmaciens et aux médecins, pour s'occuper de toutes les questions générales d'art, de philosophie, de littérature, de religion qui intéressent Thumanité.

« Il importe plus de préparer à la patrie et à l'armée des âmes que des intelligences •, a écrit dans une heure de franchise et de bon sens le baron prussien de Stein. Le colonel de Sonis était de cette école. Il estimait qu'un soldat avait le devoir de s'instruire, et la science religieuse, la première de toutes à ses yeux parce que c'est elle qui forme l'homme, occupait une large place dans le cadre de ses occupations journalières.

La tranquillité de cette vie si bien remplie fut troublée par le terrible été de 1867 qui fit monter le thermomètre à 45 degrés minimum. Ce climat dévorant faisait craindre les fièvres pour la jeune famille du colonel.

Afin de respirer un air un peu moins embrasé, madame de Sonis et ses enfants allèrent s'établir sous des tentes de feuillage dans la forêt de Djelfa. Des maux d'yeux les forcèrent à revenir à Laghouat pour assister à l'horrible spectacle d'un peuple que la famine et le choléra décimaient.

A cause de la sécheresse, les récoltes n'étaient pas

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arrivées à maturité. Les sauterelles achevèrent de détruire ce qui restait de fruits, de feuilles et d'herbes. Elles dévoraient jusqu'à Técorce des arbres. On leur fit la chasse et on en écrasa des milliards. Mais leurs cadavres en putréfaction avaient amené la peste et les malheureux Arabes tombaient morts dans les rues, sur les places publiques, sous la tente, partout. C'était un spectacle navrant.

La charité chrétienne et française, sous Timpulsion du cardinal Lavigerie, se multipliait. M. de Sonis se montra son auxiliaire dévoué; mais les -secours trop limités n'étaient qu'une goutte d'eau dans la mer et le pauvre colonel souffrait cruellement de son impuissance à secourir tant de pauvres malheureux. Un matin, il avait vu défiler à la porte de la petite ville soixantetrois cerceuils qui se dirigeaient vers le cimetière musulman. C'était dans ces proportions que la famine et le choléra accomplissaient leur œuvre de mort.

Dans toutes les circonstances douloureuses, la note chrétienne dominait tout. Il tâchait autant que possible de remédier au mal, sa nature étant essentiellement agissante; puis il se soumettait humblement et adorait les desseins de la Providence qui sait tout faire tourner au profit de ceux qui aiment Dieu.

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« Monseigneur Tarchevêque a créé un orphelinat où près de mille enfants indigènes ont déjà été recueillis, écrivit-il. Et ces mille orphelins recueillis par la charité catholique seront un jour les chefs de mille familles chrétiennes et ma pépinière d'âmes pour le ciel. »

Les prodiges de dévouement et d'abnégation de la charité catholique dans le nord de TAlgérie n'empêchèrent pas le sud de faire en 1869 une suprême tentative pour se soustraire au joug de la France.

Le jeune chef des Oulad-Sidi-Cheikh, Si-Ahmed, était mort. Il avait laissé le gouvernement de sa belliqueuse tribu à son frère le prince Kaddour. Le fameux Si-Lalla, son oncle, se remit à prêcher la guerre sainte et il réunit une armée de quatre mille hommes dans le dessein de ruiner à jamais la puissance française en Afrique.

Le cercle de Laghouat, le plus avancé du côté du désert, était le premier menacé.

Lorsque la nouvelle de l'insurrection éclata, Sonis se trouvait à Alger pour affaires de service.

Immédiatement il se mit en route et fit prévenir^ par télégraphe, le chef d'une tribu fidèle nommé Lakdar de se préparer à la résistance.

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Lakdar était un admirateur passionné et un ami du commandant de Sonis. Celui-ci appréciait la bravoure, Inintelligence et la fidélité du jeune chef mahométan. Il eut voulu gagner son âme à TÉvangile et, en attendant cette conquête, lui témoignait une confiance justement méritée.

Lakdar se mit aussitôt à la tête de son goum, tandis que Sonis arrivait en toute hâte à Laghouat pour mobiliser sa colonne et commencer la campagne.

Une chose toutefois inquiétait le commandant, c'est que cette colonne avait été considérablement réduite et les insurgés, au contraire, ne s'étaient jamais rassemblés aussi nombreux. Les Français avaient contre eux rinfériorité du nombre. De plus, les jeunes officiers étaient presque tous des nouveaux venus. « Je n'ai ni chef de bureau arabe, ni chef d'état-major, ni officier d'ordonnance, ni un seul officier supérieur dans ma colonne, écrivait M. de Sonis, et je vais me trouver en face de trois marabouts réunis. »

La situation était critique.

Heureusement les talents militaires du commandant étaient à la hauteur des chances défavorables.

A dix-sept lieues environ de Laghouat se trouvait un village ou ksar appelé Aïn-Madhi, occupé de

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Il mit sa petite troupe en garde, donna Tordre de ne tirer qu'à bout portant et attendit. (Page 140.)

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longue date par les Arabes comme un lieu sacré et dont le marabout Tadjini, allié fidèle de la France, avait tenu en échec, en i838, pendant plus d'une année les troupes d'Abd-el-Kader.

Les fils du marabout en question, Si-Ahmed-Tadjini et son frère Si-el-Bachir avaient fait savoir à M. de Sonis que Tennemi avait paru dans la plaine, et qu'il priait le colonel d'envoyer à Aïn-Madhi de la poudre et des cartouches dont ils avaient besoin pour se défendre.

Cette demande ne laissa pas d'étonner le colonel.

Il avait pourvu récemment les frères Tadjini de munitions qui ne devaient pas être épuisées. Quoi qu'il en fût, Sonis fit savoir aux marabouts qu'il campait dans les environs, qu'il barrerait le lendemain le passage à l'ennemi, et qu'en attendant il leur envoyait un convoi de poudre pour parer à une première attaque.

La colonne de M. de Sonis se composait d'un millier d'hommes, six pièces de canon et huit cent soixante chameaux avec leurs chameliers.

Les chameliers sont d'ordinaire des gens fort bruyants et fort indisciplinés. Mais Sonis songeait à tout. Dans la crainte d'une surprise et redoutant

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que le tumulte ne révélât aux Arabes la présence des Français, il fit lier solidement les chameaux et donna à leurs guides une consigne de silence absolu sous les peines les plus sévères.

Puis, il partit le lendemain à la tête de sa cavalerie pour faire une reconnaissance.

Tout à coup il s'arrêta net en apercevant une trentaine de cavaliers revêtus de burnous qui sortaient d'Aïn-Madhi à bride abattue et venaient à leur rencontre.

Étaient-ce des alliés ou des insurgés ? Sonis ne pouvait le deviner. Il mit sa petite troupe en garde, donna Tordre de ne tirer qu'à bout portant et attendit.

Cette précaution n'était pas inutile. Il eut juste le temps d'empêcher ses hommes de tirer sur le brave Lakdar et son goum et qui lui apportait un singulier renseignement.

Lakdar, envoyé en éclaireur avec vingt-trois de ses hommes, avait été fort étonné d'apercevoir autour du village d'Aïn-Madhi une multitude de burnous.

Il crut à une attaque de Si-Lalla et voulut se précipiter au secours du pauvre marabout Tadjini qu'il croyait surpris, lorsqu'il reconnut tout à coup les

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troupeaux du prince Kaddour. Un bergef interrogé par Lakdar lui dit naïvement la vérité.

Si-Ahmed-Tadjini avait trahi la France. Il avait ouvert les portes de son kzar aux troupes de Si- Lalla.

Sonis ne put s'empêcher de penser que la situation se compliquait étrangement. Aïn-Madhi était un poste important et la trahison de Tadjini pouvait avoir pour la colonie africaine les plus graves conséquences. Une victoire de Si-Lalla pouvait ruiner à jamais notre domination dans le Sud.

Le colonel de Sonis se sentait affreusement inquiet. Il craignait une attaque dans la nuit du 3 1 janvier au i«' février. Il fit faire à la hâte un retranchement autour de ses grand'-gardes, recommanda de nouveau le silence absolu dans le camp et, selon son habitude, puisa dans la prière le calme et la confiance dont il avait besoin dans une circonstance aussi dramatique.

Pendant la nuit le silence, tant recommandé, fut troublé seulement par l'arrivée d'un cavalier.

C'était le chaouk, serviteur ou homme de confiance de Si-Ahmed-Tadjini.

Le rusé Arabe s'était dit qu*à la veille d'un combat

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décisif, il était plus sûr de se ménager aide et protection dans les deux camps. Il lui était utile d'avoir des amis partout et de pouvoir recourir au vainqueur quelle que fût Tissue de la lutte.

Le marabout envoyait son messager en ambassadeur à Sonis, afin de lui exprimer la peine profonde qu'il éprouvait d'avoir dû se soumettre aux Oulad- Sidi-Cheikh. Il n'avait cédé qu'à la force, craignant pour ses jardins et ses arbres fruitiers, et espérait que le commandant aurait égard à la difficulté de la situation. En ouvrant ses portes à Si-Lalla, il conservait dans son cœur des sympathies toutes françaises qu'il tenait à lui exprimer.

Ces beaux sentiments touchèrent fort peu le colonel. Il savait à quoi s'en tenir. Aussi, il répondit carrément au chaouk que son maître, étant Français, serait considéré comme traître à la patrie, et qu'il verrait plus tard s'il y avait réellement lieu d'excuser sa conduite.

Le chaouk était terrifié. D'autant plus qu'il n'ignorait pas que le marabout avait ouvert spontanément ses portes à Si-Lalla et au prince Kaddour. La trahison était notoire. La bataille du lendemain devait heureusement la rendre parfaitement inutile»

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Avant le départ du messager, Sonis s'informa du nombre des ennemis. Le chaouk parla de cinq à six mille cavaliers et de trois mille fantassins.

Le colonel savait que les Arabes ont une imagination un peu provençale. Il prit le renseignement comme s'il lui venait de Tarascon. Il fit le décompte d'usage^ supprima la moitié des combattants et se dit qu'il aurait affaire à peu près à quatre mille hommes.

C'était encore quatre contre un.

La Providence devait décidément s'en mêler pour rendre le succès possible.

Chez un soldat, la bravoure, Tintrépidité, le cou* rage sont une belle chose. Dans une bataille, le nombre peut être utile, mais il ne remplace pas la science militaire et l'application des règles de cette science à l'instant décisif d'un combat. M. de Sonis le fit bien voir aux insurgés à la journée d'Aïn-Madhi.

L'infériorité du nombre était, il est vrai, rachetée par le choix d'armes inconnues aux Arabes. Ils n'avaient pas encore manié de fusils chassepot; mais, en revanche, ils occupaient une position si favorable que, sans un trait de génie militaire du colonel de Sonis, la défaite de nos troupes était certaine.

Qu'on se figure une espèce de cuvette bordée de

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tous côtés par des collines rocheuses entre lesquelles nos hommes étaient engagés. La seule issue était un col large d^une cinquantaine de mètres, au-dessus duquel, à gauche, l'ennemi avait pris position. De ce point, il attendait, parfaitement à Tabri, la colonne qui se dirigeait vers le passage, et s'apprêtait, le sourire aux lèvres, à la tusiller à bout portant,

A droite se trouvait une vallée séparée de la cuvette par une colline raide et rocailleuse, qui aurait pu nous servir de planche de salut. Mais, comment gagner l'ennemi de vitesse et arriver là sans être coupé?

Sonis vit le péril d'un coup d'œiL

Alors, avec cette promptitude et cette sûreté de décision qui sont la moitié du génie militaire, le colonel réunit les chefs de détachement et leur donne un ordre précis.

Comme à Solférino, lors de la brillante charge du i«' chasseurs d Afrique, qu'il avait cru devoir conseiller immédiatement, Sonis ne délibéra pas cinq minutes.

Pour arriver avant Tennemi, il fallait lui donner le change.

« Continuez votre marche vers le col où les Arabes vous attendent, dit-il à ses hommes. Puis, au signal

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que je ferai donner, faites volte-face, tournez brusquement à droite et escaladez au pas de course la colline indiquée. •

Avec une précision parfaite, le mouvement tut exécuté.

Arrivé à soixante mètres de l'ennemi, le colonel fit sonner tambours et clairons. Tout le monde fit tour à droite ; et tandis que les Arabes, qui croyaient déjà tenir nos hommes, poussaient des cris de triomphe, une vive fusillade commençait, et des pièces de canon, mises en batterie sur la colline, ouvraient le feu de ce brillant combat.

La troupe de Si-Lalia, un moment stupéfiée, se battit bravement. Mais la victoire demeura à la France. Les Arabes durent battre en retraite, après avoir laissé sur le champ de bataille soixante- dix morts et quatre fois autant de blessés. Les Français comptèrent dix blessés et pas un seul mort. Ils entrèrent victorieux à Am-Madhi. Les deux Tadjini les reçurent, on le comprend, avec une attitude embarrassée. Sonis les fit arrêter en attendant des ordres supérieurs.

Le brillant fait d'armes d'Aïn-Madhi valut au colonel de Sonis le brevet de colonel au 6® régiment de chasseurs. L'Empereur envoya en présent au vain-»

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queur la Vie de César , qu'il venait de publier. A peu de temps de là, le colonel du 6® chasseurs fut envoyé à Aumale pour y commander la subdivision militaire. Ce devait être la dernière étape de Sonis sur la terre d'Afrique, où la Renommée, cette déesse aux cent bouches, ne cessait de parler de ses exploits et de célébrer ses vertus.

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l'année terrible, le règne des avocats et la désorganisation

DE l'armée de la LOIRE.

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