gal Bccker), à Mergentheim
3" — ■ (gaI Beaumont), à Nuremberg ;
4° — (gal Sahuc), à Schwcinfurt.
En réunissant ainsi la majeure partie de ses forces dans la vallée supérieure du Main, Napoléon se mettait à même de porter la guerre, soit en Saxe si les Prussiens l'attendaient au delà du massif du Thiiringer-Wald, dans la vallée de la Saale, soit sur le Main inférieur si l'ennemi tentait de le couper du Bhin. Il ne savait pas encore ce que seraient les opérations contre la Prusse, mais il se rendait bien compte de la faiblesse et de l'indécision du commandement chez son adversaire, et si, comme il l'espérait, les Prussiens lui en laissaient le temps, il se proposait d'envahir la Saxe en franchissant le Franken- W ald, puis de s'acheminer par Leipzig dans la direction de Berlin, avec toutes ses forces réunies,
bien sur que L'armée ennemie viendrait d'elle-même lui barrer la route et s'exposer à ses coup?.
Les derniers jours du mois de septembre sont employés à grouper les corps d'armée deux par deux, sur trois colonnes, en face des défilés qui permettront de déboucher dans la vallée de la haute Saale. Le 20, l'Empereur ajoute aux six divisions de la réserve de cavalerie une division de cavalerie légère, formée en prenant un régiment à chacun des corps de la Grande Armée ; les deux brigades de cette division sont mises sous les ordres des généraux Lasallc et Milhaud. Avec la brigade Watier, du ier corps d'armée, Napoléon dispose ainsi de 3 brigades de cavalerie légère d'exploration, qui, sous le commandement direct de Murât, précéderont l'avant-garde de l'armée, la protégeront sur ses flancs, tout en éclairant au loin le pays, et renseigneront sur les mouvements de l'adversaire.
Napoléon arrive à M urzburg le 2 octobre, à 10 heures du soir, et, le 5, ayant organisé ses colonnes et reconnu les routes de marche, il donne l'ordre général de mouvement pour l'invasion de la Saxe.
Les forces prussiennes avaient été organisées, dès le mois d'août, en deux grands groupes : une armée, dite principale, comprenant six divisions, et forte de 70 mille hommes, sous le commandement du duc de Brunswick ; et une armée, dite secondaire, composée de quatre divisions, dont deux saxonnes, présentant un effectif total de 5o mille hommes, aux ordres du prince de Hohenlohe. — Une troisième armée, ou corps combiné, d'un effectif d'environ 3o mille hommes, avait été constituée avec les divisions Bliïcher et Rûchcl ; le général Riichel la commandait. — Enfin, il existait un corps d'une vingtaine de mille hommes, sous les ordres du prince Eugène de W ùrtemberg, formant la réserve stratégique des troupes en ligne. — Le duc de Brunswick avait été choisi comme généralissime, tout en conservant le commandement direct de l'armée principale.
Les chefs de l'armée prussienne ne s'entendaient que sur un point : leur mépris complet pour les Français, restés, pour eux, les fuyards de Rosbach ; dans leur culte aveugle pour les souvenirs du grand Frédéric, ils étaient fermement convaincus que les soldats de Napoléon ne tiendraient pas devant les Prussiens. Mais lorsqu'il s'agissait d'arrêter un plan d'opérations, tout devenait confusion ; c'étaient des discussions interminables, où le roi, les généraux et jusqu'à de simples officiers d'état-major, prenaient la parole et émettaient des avis différents.
A la date du 2 5 septembre, l'armée principale se trouvait entre Leipzig et Naumburg, l'armée secondaire (saxo-prussienne) à Dresde, et le corps de Riichel sur l'Unstrut, vers Mùhlhausen, au Nord-Ouest d'Erfurt. Le duc de Brunswick étant parvenu à faire adopter son plan d'opérations, qui consistait à se porter sur Wurzburg pour menacer les communications des Français et forcer Napoléon à se rabattre vers le Rhin, la division Bliïcher fut rappelée et l'armée principale se rendit à Erfurt, où elle attendit l'armée secondaire ; mais le prince de Hohenlohe, dont les idées étaient très opposées à celles du duc de Brunswick, resta sur la rive droite de la Saale, en avant d'Iéna, occupant cette ville et Roda, et détachant, le [\ octobre, la division ïauenzien à Schleiz et à Hof. — La division Riichel était alors à Eisenacb, à onze lieues à l'Ouest d'Erfurt.
Ne voyant pas arriver l'armée secondaire, et incapable, d'ailleurs, d'exécuter avec Le Général Dupont. 33
338 LE GÉNÉRAL DUPOST
énergie un plan arrêté, le duc de Brunswick resta à Erfurt et réunit conseils de guerre sur conseils de guerre, où l'on disserta de la situation, pendant que Napoléon agissait avec son incomparable activité et se préparait à écraser d'un coup de massue la monarchie prussienne.
Le général Dupont était arrivé à Wùrzburg, le 2 octobre, avec sa division. Le major général lui désigna les emplacements à prendre sur la route de Fuldc, ainsi qu'il suit :
\\ lirzburg, 2 octobre 1806.
Il faut, général, que vous laissiez un bataillon à la citadelle de Wùrzburg, que le reste de votre division soit cantonne sur la route de Fulde et que vos avant-postes soient établis militairement. Je pense que vous devez faire relever un petit poste d'observation que le maréchal Lefebvre a mis sur la route de Fulde au débouché qui conduit à Hamelburg. Je vous préviens que nous ne sommes pas en guerre et que vos avant-postes ne doivent point dépasser le pays de Wùrzburg.
L'Ordre de la division, du 2 octobre, assigne les cantonnements pour le lendemain, savoir :
La division sera cantonnée demain ainsi qu'il suit :
Le Ier régiment de hussards à Retzbach ;
Le 90 d'infanterie légère : le Ier bataillon à Retzbach, le second à Thûngersheim ;
Le 32° régiment à Veitshôchheiin ;
Le 96e : un bataillon à la citadelle de Wùrzburg, l'autre à Versbach.
Les compagnies du second bataillon qui ne pourront pas loger à la citadelle seront placées à Hôchberg.
Le Ier régiment de hussards enverra un poste d'observation à Karlstadt, et un autre à Arnstein sur les deux routes de Fulde. Tous les cantonnements auront des postes de surveillance et se garderont militairement.
L'artillerie gardera sa position actuelle à Veitshôchheim.
MM. les colonels enverront demain l'état des objets d'armement qu'ils ont reçus des magasins de Mayence, ainsi que des objets d'ambulance.
Le général de division,
Signé : Dupont.
MM. les colonels rendront compte de leur position dans leurs cantonnements et des ressources qui s'y trouvent.
L'Empereur, dès son arrivée à Wùrzburg, prit des dispositions pour former des dépôts des hommes convalescents ou fatigués. Un ordre du jour de l'armée, en date du 3 octobre, prescrivit de diriger ceux du Ier et du 3° corps sur Kronach ; ceux du 4e et du 6° corps sur Forchheim ; ceux du 5e et du 70 corps, et de la division Dupont marchant alors isolée, sur la citadelle de Wùrzburg. Les bagages qui n'étaient pas de la plus stricte nécessité, les femmes et toute espèce d'embarras, devaient également être dirigés sur ces places, ainsi que les registres des régiments, leurs magasins, de manière à augmenter dans la mesure du possible la mobilité de l'armée. Ces dépôts étaient indiqués comme dépôts de
ir6 ligne, et on se proposait d'en designer de nouveaux, à mesure que l'armée avancerait dans le pays.
Dans la journée du 4 octobre, le général Dupont se mit en route pour Bamberg, d'après un ordre ainsi conçu :
Wurzburg, 3 octobre 1806.
Il est ordonné au général Dupont de partir demain avec toute sa division avec armes et bagages pour se rendre en 3 jours à Bamberg où il devra être arrivé le 6 octobre. Avant son départ il me préviendra des giles qu'il aura déterminés ; il trouvera ci-joint les ordres du jour du 3.
Le général Dupont avant son départ se conformera aux dispositions prescrites, notamment à celles relatives au dépôt qu'il doit laisser dans la citadelle de Wurzburg.
Le Major général, prince de Neufcbâtel, Mal Alex. Berthier.
P. -S. — Le général Dupont emportera pour 4 jours de pain et 4 jours de biscuit pour le présent sous les armes.
Avant de quitter Wurzburg, le général Dupont écrit au Major général :
Wurzburg, 4 octobre 1806.
■l'ai l'bonneur de vous rendre compte que ma division couchera aujourd'hui à Detlelbach, demain b à Burgwindheim et le 0 à Bamberg. Toutes les dispositions contenues dans l'ordre du jour du 3 seront exactement remplies, et je vous en rendrai compte.
Sur ses ordres, les colonels avaient passé la revue des régiments. Le colonel Darricau, du 32e, lui écrivit à ce sujet ce qui suit :
5 octobre 1806.
J'ai l'honneur de vous rendre compte que, conformément à votre ordre du jour du 3, j'ai passé la revue du régiment. Chaque homme est pourvu de 5o cartouches, de 3 pierres à feu et de son épinglette. Il fut délivré, à Dùsseldorf, un tire-bourre par homme, la plupart l'ont conservé ; chaque soldat a 2 paires de souliers dans le sac.
Les capotes existantes au régiment furent envoyées à Paris au mois de juillet à l'époque où le corps reçut l'ordre de s'y rendre. Il n'existe nulles marmites, gamelles ni bidons, et le conseil d'administration manque de fonds pour se les procurer.
L'armement est en bon état, et pas de baïonnettes manquantes.
Ci-joint l'état nominatif des hommes restés au dépôt de Wurzburg.
La situation du 9e et du 96e ne différait pas sensiblement de celle du 32° régiment.
Le 4 octobre, l'Empereur passa la division en revue sur les glacis de la citadelle de ^ iirzburg. « Il m'a fait espérer qu'elle serait augmentée, écrit le général Dupont, car elle est encore plus faible que les autres. Je n'ai qu'à me louer de mes braves régiments ; ils seront plus admirables encore devant Messieurs les Prussiens (1). » — La division partit pour Deltelbach, petit bourg de 35o feux. Elle marcha le 5 sur Burgelbrach ; sa
(1) Lettre à Mma Dupont.
marche fut retardée au village de Schwarzcnau, sur le Main, n'ayant pu traverser cette rivière qu'à L'aide d'un grand bac susceptible de recevoir deux voilures. Le 9e léger cantonna à Burgelbrach, le 32° à Gehag, et le 96e à Burgenheim. Le i'r régiment de hussards était resté à AYiirzburg, par ordre du Major général, pour senir auprès de l'Empereur jusqu'à l'arrivée de sa Garde à cheval.
De Wûrzburg, le 5 octobre, l'Empereur informa le maréchal Bernadotte qu'il attachait la division Dupont à son corps d'armée. « Je n'ai laissé votre corps d'armée qu'à deux divisions, écrit-il, parce que je voulais vous donner l'armée bavaroise; mais, d'après le désir que vous m'avez manifesté de ne plus avoir ce corps sous vos ordres, j'en ai disposé autrement, et j'ai ordonné que la division Dupont, forte de 7000 hommes présents sous les armes, avec 8 pièces de canon, passât sous votre commandement. Cette division sera le G à Bamberg. Vous lui ferez connaître la position qu'elle doit occuper, en la cantonnant sans délai près Lichlenfels et Kronach. Tous les détachements du 1" de hussards, qui sont avec cette division, doivent rester à Bamberg, ayant pris ce régiment pour mon service jusqu'à l'arrivée de ma Garde à cheval. »
La division Dupont devint ainsi ire division du ier corps d'armée, ayant [tour coinmandant en chef le maréchal Bernadotte, prince de Ponte-Corvo, et pour chef de l'étatmajor général, le général de division Léopold Berthier, frère du Major général de l'armée. Le maréchal avait pour aides de camp l'adjudant commandant Gérard, le chef d'escadron Gault, les capitaines Yillalte et Lebrun, et le lieutenant Gentil. Le capitaine Pernel et le lieutenant Montgardé étaient aides de camp du général L. Berthier, qui avait pour souschef d'état-major l'adjudant commandant Hamelinaye. Le général de division Eblé commandait l'artillerie du corps d'armée, et le colonel Morio commandait le génie, ayant sous ses ordres le chef de bataillon ~\ alazé.
La 2e division du ior corps, sous les ordres du général Rivaud, avait ses deux brigades commandées par les généraux Pacthod et Maison. Elle comprenait trois régiments : le 8° de ligne (colonel Auttié), le 45e de ligne (colonel Barrié), le 54° de ligne (colonel Philippon). Ces régiments, à trois bataillons, formaient un effectif total de 212 officiers et 5 564 hommes présents sous les armes.
La 3e division, général Drouet, avait pour généraux de brigade les généraux Frère et Werlé. Elle comprenait trois régiments à trois bataillons : le 270 léger (colonel Charnotet), le 9^" de ligne (colonel Razout), et le 95e de ligne (colonel Pécheux), d'une force totale de 207 officiers et 5 771 hommes présents sous les armes.
La cavalerie du corps d'armée, sous les ordres du général de division Tilly, était formée du 20 de hussards (colonel Gérard), du 4e de hussards (colonel Burthe), et du 5e de chasseurs (colonel Bonnemains), ces trois régiments, à 3 escadrons, présentant un effectif total de 80 officiers et 1 543 cavaliers.
La force du i01 corps d'armée, au 22 septembre 1806, était de 21 i63 hommes.
La division Dupont se rendit, le 6 octobre, à Bamberg, ville de vingt mille âmes, bâtie en partie sur une hauteur où s'élève le château du prince-évêque. L'Empereur yarrivaà midi, et à deux heures il montait à cheval pour reconnaître le champ de bataille de l'an IV, où Bernadotte avait soutenu l'attaque de l'armée autrichienne, commandée par l'archiduc
Charles. Le g" régiment cantonna dans le faubourg, le 32e dans les villages en arrière sur la droite, et le 96e sur la gauche. « Je marchais pour me réunir au maréchal Ney, écrit le général Dupont, mais c'est le maréchal Bernadotte auquel je vais me joindre. Je pars demain pour Lichtenfels, où il se trouve. Ce changement va bien contrarier le maréchal Ney qui comptait sur son ancienne et brave i'° division. Je connais beaucoup le maréchal Bernadotte, mais je n'en suis pas moins sensible à tout ce que le maréchal Ney a dit d'obligeant. — L'Empereur est ici ; il passe en ce moment sous mes fenêtres. Je l'ai vu à AYiïrzburg et j'en ai été bien accueilli... Cette ville de Bamberg est un monde armé. Des colonnes y arrivent de tous côtés. C'est la plus belle confusion militaire. C'est un magnifique désordre qui mène à la victoire... (1). »
Par ordre de l'Empereur, le général Dupont quitta Bamberg le 7, a la pointe du jour, pour se joindre au maréchal Bernadotte ; il lui était prescrit de dégager le terrain entre Bamberg et Lichtenfels, pour le passage des corps d'armée qui s'avançaient derrière lui. De son côté, le maréchal Bernadotte fut invité à établir son quartier général à Kronach, le 7 ; le Major général lui fit connaître le mouvement d'ensemble de l'armée ainsi qu'il suit :
Bamberg. 6 octobre 1806, a heures.
L'Empereur ordonne, M. le Maréchal, que votre quartier général soit demain 7 à Kronach et que vos deux premières divisions soient en position entre Kronach et la frontière ; que la division du général Dupont qui fait partie de votre armée soit en avant de Lichtenfels à la position de Zettlitz, éclairant la route de Coburg et de Culmbach.
Dans la journée du 8, M. le maréchal Lanncs occupera Coburg et M. le maréchal Davout occupera Zettlitz en avant de Lichtenfels, ce qui vous mettra à même de rappeler la division du général Dupont et de marcher avec tout votre corps d'armée pour être arrivé le 9 au delà des frontières sur les hauteurs de Lobenstein.
Si l'ennemi avait marché à la rencontre du maréchal Soult sur la route de Bayreuth, coupez-lui tout ce qui voudrait se retirer sur la route de Schleiz. 11 sera convenable que vous vous teniez très éclairé par votre droite pour connaître les mouvements de l'ennemi à Hof, pour prévenir l'Empereur de tout ce qui pourrait revenir de ses projets.
L'armée débouche sur trois colonnes.
La droite est partie d'Amberg, occupera Bayreuth le 7, et sera à Hof le 9 ; elle est composée des corps du maréchal Soult et du maréchal Ney.
Le centre occupera Kronach et débouchera par Lobenstein ; il est composé de votre corps d'armée, de celui du maréchal Davout, de la plus grande partie de la réserve et de la Garde impériale.
La gauche est partie de Schweinfurt, débouche sur Coburg et de là sur Grafenthal ; elle est composée des corps des maréchaux Lanncs et Augcreau.
Le quartier général est à Bamberg, il sera le 8 à Lichtenfels et le 9 à Kronach.
Donnez souvent des nouvelles de l'ennemi.
Le maréchal Bernadotte connaissait la haute valeur du général Dupont et il avait pour lui une vive amitié. Il lui écrivit la lettre suivante:
Lichtenfels, G octobre 1806.
Je viens de recevoir, mon cher général, votre lettre du 5 octobre datée de Burgebrach ; le
(1) Lettre à Mme Dupont.
major général m'avait annoncé que vous n'arriveriez à Bamberg que demain, mais votre aide de camp m'assure que vous y coucherez ce soir; la grande quantité de troupes qui se trouvent réunies à Bamberg, me détermine à vous Caire continuer votre marche demain dans l'espérance que vous serez mieux dans les villages sur la route que dans le lieu où vous êtes maintenant ; vous porterez la tête de votre colonne à Staffelstein et la gauche à Gùssbach. Un ollicier d'étatmajor se trouvera de bonne heure à Gùssbach et vous indiquera les villages que vous devez occuper après-demain.
Vous connaissez assez, mon cher général, mon ancienne amitié pour vous pour être persuadé du plaisir que j'éprouve à nous voir réunis ensemble.
Je vous renouvelle l'expression de tous mes sentiments inviolables.
En même temps, le commandant du Ier corps d'armée adressait au Major général une lettre ainsi conçue :
Lichtenfels, G octobre 1806, 9 heures du soir.
Je viens de recevoir à l'instant, M. le Duc, l'ordre de mouvement de la Grande Armée.
Je serai demain 7 avec les divisions Drouet et Rivaud et avec toute ma cavalerie à Kronach et en avant.
Je donne l'ordre au général Dupont de se porter demain 7 avec sa division la gauche à Lichtenfels et la droite à Zettlitz. Je serai le 8 au delà des frontières sur les hauteurs de Lobenstein, mais je crains bien que le général Dupont ne puisse y arriver en même temps; au reste je lui prescris de presser sa marche, afin de pouvoir remplir le plus ponctuellement possible les intentions de S. M.
Tous les rapports qui me parviennent annoncent que l'ennemi ne fait aucun mouvement sur Bayreuth, à l'exception d'un petit corps de 600 hommes d'infanterie qui s'est porté sur Markt-Schorgast, vraisemblablement pour occuper la forteresse de Plassenburg ; cependant je n'en ai aucun avis certain.
S'il y a possibilité de couper au petit corps de Hof sa retraite de Plauen, je ne négligerai aucuns moyens pour le faire. Des avis assurent cjuc l'armée prussienne se concentre dans les environs d'Erfurt et de Naumburg.
J'ai l'honneur de vous offrir, M. le Duc, l'expression de mes sentiments dislingues.
L'Ordre de marche du Ier corps d'armée, pour le 7 octobre, prescrit les dispositions ci-après :
Quartier général, Lichtenfels, 6 octobre 1806.
Le général Drouet réunira sa division demain 7 octobre et prendra position à Nordhalben, occupant les débouchés sur la route de Lobenstein et ceux qui se trouvent à la gauche et à la droite de sa position.
Le général Rivaud réunira demain sa division à Kùps, marchera en guerre, dépassera Kronach et se placera en échelons sur la route de Nordhalben, occupant les villages depuis Steinvviesen inclusivement jusqu'à Rodach exclusivement. Il gardera les débouchés sur sa droite et sur sa gauche, il communiquera par des postes avec la division du général Drouet.
Le général Dupont établira demain 7 sa division, la tète à Zettlitz inclusivement et la queue à Lichtenfels.
La division de cavalerie légère partira demain 7 de ses cantonnements et ira s'établir à Rodach et villages environnants dans le rayon d'une lieue au plus ; elle se gardera militairement.
Le grand parc d'artillerie partira le 7 pour se rendre à Kûps.
Le 7 octobre, la division Dupont se dirigea sur Lichtenfels, petite ville avec un pont en bois sur le Main. La tête de la division occupa la route de Culmbach, la queue étant à