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R'volution de Février: Fabvier mis à la retraite, — Ka tmicsion oflicieuse en Danemark, son retour, — est élu représentant de la Meurthe 4 l'Assermblee 1. cistative — Ses discours sur le Dans Ta à sur l'arture, sur Abd-cl-Kader, sur le sulfrage upive rsel, sur le conceil supérieur de la guerre, ete. — Son atlitude après le cou d'Etat. — Ses dernires aunces et sa mort — Conclusion
Fabvier, qui n'avait ni prévu ni souhaité la révolution de pour la tranquilité publique en France el à létranser. N'avant point été répubhcain de Ja veille, il ne fut pas non plus de ces palinodistes qui se proclamaient répablicains du lende. main. Ce n'est pas que son me généreuse et droite ne fat capable de comprendre Comme d'auner Île principe du su!frage universel. On verra plus loin qu'il ne tarda pas à SF rallier très sincèrement. Pour le moment il n'était préoccupé que de préserver son pays de Fanarchie et de Finvasion, Il redoutait à l'intérieur des troubles assez graves pour mettre
Février, ne vit en elle qu'une catastrophe, LTOUSSC de jp! Ï
la France dans linpossibilité de résister à un nouvel assaut de l'Europe inonarchique — ou ième de l'Europe révolutionnuire. Aussi, sans éprouver la moindre sympathie pour les hommes du gouvernement provisoire (1), étaitil trop bon citoyen non seulement pour leur faire de l'opposition dans l'œuvre de défense sociale et nationale qui leur incombait, mais pour leur refuser son concours de soldat.
Nous voyons par une lettre de lui, qui se trouve au ministère
(1) Dupont de l'Eure, Arago, Lamartine, Ledru-Rollin, Crémieux, Marie, Louis Blanc, Albert, etc.
de la guerre (f), que, comme beaucoup d'autres généraux aussi peu républicains que lui (les Buzeaud, les Changarnier, ete), il se mit, dès le 26 février, à la disposition de ce gouvernement pour le maintien de l'ordre matériel et surout pour la défense de son pays contre l'étranger ». Quels sentiments témoisnèrentà Fabvier, dans le début, Les hommes de Fôtel de Ville? Nous ne le savons pas au juste, I est probable toute ois qu'ils se montrèérent disposés à utiliser ses services. Nous trouvons dans ses papiers une dépêche du couverpement provisoire, en date du 2 Einars 1S3S. Pinvitant à se rendre te lendemain à FHôtel de Ville, e pour une comimunication personnelle importante +, De quor S'asissaital? Nous ne pouvons exactement le dire, Peulètre futal chargé à cette époque, en ce qui touchait à la défense de nos frontières de l'Est, d'une mission d'étude à laquelle 1 fait allusion pius taud dans un de ses discours à FAssemblée lécistative (2). En out eas, cette mission ne Féloigna pas de Paris, ou ne Pen éloisna que pour peu de temps. y était en effet à la fin d'avril, époque où, les dispositions du gouvernement à son égard avant changé (nous ignorons pourquoi), il fut de sa part l'objet d'une mesure qui lai fut cruellement sensible et quil ne devait jamais lui pardonner.
L'étatemajor général de Farmée et de la flotte renfermait un grand nombre de généraux ét d'amiraux fort âgés et dont beaucoup, avant rendu de brillants services autrefois, notunment sous FEimpire, ne paraissaent plus pouvoir en rendre de fort utiles en 1838. Le gouvernement provisoire, soucieux de rajeunir et de républicaniser ce cadre, porta les décrets du 1et du 17 avril qui, supprimant la seconde section de létatmajor général institué par la loi de 1859, mettaient d'office à la retraite trente-huit généraux de division (9), vingt-sepl £énéraux de brigade, sans compter plusieurs vice-amiraux et
(1) Archives administratives, 1146 *(2) Discours du 30 janvier 1N51. (Moniteur, (3) Parmi lesquels nous citerons, à côté de Bachelu, de Fézensac, Darriule, Rapatel, Gourgaud, de Bar, etc,
1851,p 315-317.) Fabvier, les g'néraux Rulhière, d'Astorg,