‹ Le général Fabvier, sa vie militaire et politique (volume 2)Chapitre 9 sur 57 · NT LE GÉNÉRAL FABVIER · texte numérisé non relu

NT LE GÉNÉRAL FABVIER

les deux armées, les réprimande, les bénitet les dissipe, Voili

les guerres civiles des Grecs, On les disait avides d'argent. ant d'Angleterre, sont transportées par les soldats à hôtel du gone

Lors du premier eérnprunt, les barriques d'or, arriv

vernement; une barrique tombe, se brise; l'or se répand sur

les marches et dans la rue: tout est rapporté au Trésor: il ne manque pas une seule pièce, Comparez... ce trait à la néso. ciation el à la gestion de l'emprunt... Aucun Pays ne pratique mieux les vertus domestiques; les hommes ÿ sont bons maris etbons frères, les femmes modestes ct fidèles, les enfants res peclueux... » Après cetéloze. d'unecxagération inconsciente, Fabvier demandait qu'on laissit aux Grecs le lemps de s'or. gauiser, de s'adininistrer, qu'en leur épargnät toute « mesquine taquinerie... » I était d'avis que le gouvernement français devait se montrer particulièrement bienveillant envers les Grecs, leur laiscer Holatnment Je temps néceseaire pour s'acquitter de leurs dettes. « Que toutes les puissances, disaitil'entin, imitent cette Conduite, qu'elles n'abusent pas de la force; qu'elles respectent Ja justice, car, comane le dit Eschyle, avec le temps les noires Euménides effacent par des revers l'éclat dont on brille aux dépens de la justice (13,

Si Fabvier n'avait pour la Grèce, comme pour la Polosne, que des paroles d'estime € tout à fait de mème à l'écard de la Suisse, qu'il traitait avec quelque sévérité, le 15 janvier 4848, à l'occasion de la discussion de l'adresse, d'où, à propos des cantons helvétiques, il voulait faire rayer les mots : ces fidéles amis de la France. Cette République Jui était suspect un foyer de Propagande « J'espère, disait-il, que |

de syimpathie. il n'en était pas

e parce qu'elle lui paraissait alors démagogique et anti-catholique.

a Suisse scra juste et sage. Siclle ne

(4) Ce discours (Moniteur, 4846, P. 1424-1525), d'une bienveillance peutétre CXCESSIVE pour la Grèce, Cotmbla d'aise le ministere Colettis, et E ab- Vier, Par une Ordonnance du roi Olton, en date du 18-30 septembre 1556,

fut nommé Erand-croix de l'ordre du Sauveur. — l'ar une longue lettre du 40 octobre

Suivant, que nous retrouvons dans ses papiers, Colettis - FéDouvelle avec effusion Ses réteérciemnents au général et lui rend compte en détail de l'état intérieur de Ja Grèce, ainsi que des projets du cabinet Pour surmonter Jeg ditlicultés présentes

l'était pas, si elle nous envoyait quelques brouillons, nous lui enverrions en échange quelques-uns des enfants de Paris; ils se connaissent... » Mais il s'attachait surtout à rappeler qu'en 1813 elle avait ouvert le pont de Bâle aux ennemis de la France. « Par celte porte funeste, s'écriait-il, sont entrées les premières colonnes qui ontenvahi notre territoire. La Suisse, dans cette circonstance, n'a pas cédé à la puissance des armes, elle n'a pas livré le plus léger combat; elle a reçu le prix de sa faiblesse. Les ruines d'Iuningue l'attestent et ce qui l'atteste plus douloureusement encore, ce sont ces citoyens français si nombreux qui ont été changés en Suisse (4). Je veux bien calmer mes souvenirs. Pour cela, je les reporte... avec la plus profonde vénération, vers ces rois de Saxe et de Danemark qui nous ont été fidèles jusqu'au dernier jour. Leurs couronnes s'en sont trouvées plus légères; mais leur gloire ira croissant d'âge en âge. A chacun le prix de ses œuvres. En 1813, la Suisse s'est imposé une tache qui ne sera pas facile à laver... La fidélité, Messieurs, ne jouons pas avec un tel mot, La fidélité, c'est la sœur de l'honneur, c'est sa swur jumelle (2). » -

Si la politique étrangère amena plusieurs fois Fabvier à prendre Ta parole à la Chambre des pairs, il est un sujet qui l'y amena bien plus fréquemment, parce qu'il le connaissait mieux et pouvait en parler avec une incontestable autorité. Je veux dire l'armée, dont l'organisation, l'état moral, les devoirs lui inspirèrent de nombreux discours, où éclatent à chaque ligne sa compétence professionnelle, ainsi que Son patriotisme large et libéral et la haute idée qu'il se faisait de l'honneur militaire.

I lui arriva plus d'une fois de devancer son temps en proposant des innovations dont on ne voulut pas alors reconnaitre la nécessité et dont l'adoption n’a eu lieu malheureusement que de nos jours. C'est ainsi qu'il avait pour idée fixe

partement du Mont-Terrible

qui fut en 1814 détachée de la France et annexée à la suisse. “3 jé (2) La proposition do Fabvier ne fut pas adoptée. (Moniteur, 1845, p. 102.)

(4) Fabvier faitici allusion à la partie du dé

éL,

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