‹ Le général FaidherbeChapitre 14 sur 40 · ICI ^H · texte numérisé non relu

ICI ^H

ins-lù '*

F^WIP

1()2 IF r,f:>-ÉttAI. FAimiKIlltE ^

part du 33" de ligne attira uue foule coasidérable sur le parcours que le régiment devait suivre pour se rendre à la gare. Plus de 4000 personnes slationncrent devant le chemin de fer jusqu'au moment oùles soldais montèrent en voilure. L'élan et l'enthousiasme se répandirent dans tout le département '. »

Il Le départ de la garnison de Saint-Omer a donné lieu à des manifestations patriotiques auxquelles toute la population a voulu prendre part... La musique communale et des sapeurs- pompiers s'est rendue à la caserne de l'Esplanade pour conduire jusqu'à la gare le 1" hiitaillon de chasseurs à pied. Une foule immense étiiil échelonnée depuis l'Esplanade jusqu'à la gare, et le bataillon a traversé les rues au milieu des acclamations les plus eulhoiisiasles '., »

A Liile <• on se montait la tète, on se grisait, il semblait que l'on tâchât de s'élourdir ' -t. Parole simple et profonde qui traduit ta confiance téméraire des Ibus, les inquiétudes prudentes des sages ! Telle était la sîlualion. M. Thiers a affirmé que la France ne voulait pas la guerre. Non, mais la guerre attirait la France comme un abîme ; elle s'y précipita de gaieté de cœur.

La sève guerrière circulait dans la nation Les hommes réfléchis qui voyaient et redoutaient l'avenir étaitfût rares. Prophètes du désert, on ne les entendit point. La folie patriotique l'emporta. Nous fûmes encore les Gaulois de César et deSlrabon : «Tous leapeu-

1 Adolphe (Je Cardevacque, l'Invasion alleintmde dom lePasde-Calais.

Page 1