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I. Ainsi désigné parce qu'il Somme el de la Marne

Il formé du jeu

inopinément à la vie civile, jetés sans préparation dans les épreuves d'une campagne d'iiiver, la malice des choses voulut que rien de ce qui assure et réchauffe le cœur du soldat ne leur fût accordé. Des trafiquants et des employés infâmes, trompant une administration confiante parce qu'elle était honnête, débordée d'ailleurs par les soins multiples d'une époque où tout était à relever, cherchèrent à édifier leur fortune sur les malheurs publics. La justice leur a demandé plus tard un compte sévère, elle les a frappés comme ils le méritaient. Mais en attendant, les mobilisés du Nord manquèrent des objets les plus indispensables. Sauf 3000 chassepots que reçurent les mobilisés lillois, on ne distribua que de mauvais fusils à piston. Des munitions avariées, des cartouches dont le calibre ne correspondait pas toujours à celui des fusils, un équipement sans consistance, sans unité, assemblage de pièces disparates : tout cela fut le complément nécessaire d'un armement de rencontre et de fraude. Les vêtements étaient faits « d'une étoffe sans nom »; la chaussure mal cousue reposait sur des semelles de carton ou de bois. En outre, les mobilisés ne savaient rien du métier des armes, on ne leur avait rien appris avant leur départ précipité : ils ignoraient même la charge. Que pouvait être le moral de ces troupes? Qu'on lise les écrits du temps: il s'en échappe une plainte perpétuelle de souffrance, des malédictions. Pour comble de malheur, le commandement suprême des mobilisés fut donné* au général Robin, homme d'une grande activité, mais, à cause de ses négligences de conduite, sans influence sur le cœur du soldat.

La cavalerie de l'armée du Nord ne dépassa jamais su escadrons. Avec un effectif plus nombreux, l'armée.

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bien (lu'elle n'ait jamais été surprise, se serait bieo mieux éclairée, aurait laissé moias de Irainards aux mains de l'ennemi, aurait mieux protîté de sea victoires. OCficier du génie, Paidherbe semble ne s'être jamaîd bien rendu compte de l'ulilité de la cavalerie en campagne. Dans ?oa Projet de réorganisaiion d'une ai mêe nationale, il tranche nettement la question : une cavalerie peu nombreuse, destinée aux reconnaissances. Par une étrange illusion, il s'imaginait que les escadrons ennemis « n'avaient pas servi à grand'chose ». Dans une de ses boutaJes, il va jusqu'à souhaiter qu'on enlève la cuirasse au cavalier pour la mettre à la monture, parce qu'il est plus facile de mettre un homme sur un cheval, qu'un cheval sous un homme.

Par un prodige qui honore à lafois l'administration de la guerre et le commandement, l'artillerie prit uq développement rapide, acquit même unepuissance extraordinaire. Au 4 septembre, il ne restait rien; le 13 décembre, on put mettre es batterie 78 pièces de qualité supérieure, bien servies, pourvues de pointeurs habiles, d'orficiera de choix. L'efUectif atteignit même à Saint-Quentin 98 bouches à feu, dont le tir prompt et sûr causa beaucoup de mal aux Prussiens.

Paidherbe se louait beaucoup de son artillerie : il lui marquait un véritable allachement. II s'est plu à raconter l'histoire d'une batterie de mobilisés du Pas-de- Calais, dite batterie Dupuich, du nom de son premier commandant. « Cette batterie n'avait pas lire un coup de canon même à blanc, ni fait de manœuvres de batterie, lorsqu'elle fut incorporée, le 17 décembre, au 23'corps de l'arméedu Nord, et pourson début vint prendre place, le 23 décembre, sur le champ de bataille de Pont-Noyelles, en fuce d'un groupe de batteries prua-

sienaesqui venaîeut de réduire au silence à cette même place une excellente batterie de 12 de la marine-.

« La batterie de mobiles, quoique ayant eu en très peu de temps trois avant-trains et un caisson brisés et plusieurs chevaux tués, n'eut qu'un moment d'hésitation. Elle tira bravement à mitraille sur une colonne . prussienne qui s*avançait. Cette colonne ayant été repoussée, la batterie fut mise dans une autre position, où elle resta jusqu'à la fin de la bataille.

« Aguerrie au premier coup, elle prit ensuite la part la plus active aux deux journées de Bapaume, où elle tira 600 coups le premier jour et 420 le second, puis au combat de Yermand, qu'elle soutint presque seule et où elle tira 900 coups et arrêta l'ennemi par ses obus à balles, et enfin à la bataille de Saint-Quentin, où elle brûla 600 gargousses et contribua à arrêter un mouvement tournant de l'ennemi à notre côté droit.

« Pendant ce mois de combats, elle avait tiré 2615 jcoups de canon, elle avait eu 30 sous- officiers ou soldats tués ou blessés et une cinquantaine de chevaux mis hors de service. ».

Les obus inventés par le général Treuille éclataient à 2000 ou 2500 mètres, projetant une gerbe de balles à :200 ou 300 mètres en avant du point d'éclatement, (c Votre artillerie est très bonne, disait un officier prussien, mais vous n'êtes pas véraces: vous aviez une batterie de mitrailleuses à Saint- Quentin et vous ne voulez pas l'avouer, » « Notre artillerie nous a fait tenir, )) disait Faidberbe. Il mettait aussi une certaine fierté à déclarer qu'il ne s'était servi que de canons français. Une demi-batterie de canons Armstrong parut bien à Pont-Noyelles; mais, après quelques coups, en-

dommagée, hors d*usage, on dut l'écarter, pour ne plus remployer durant la campagne.

Dans sa réponse au général von Gœben, Fuidherbe s'exprime ainsi au sujet de l'armée du Nord :

« Certes l'armée du Nord a été admirable, eu égard à sa composition, mais ce n'était pas une armée normale. Chefs improvisés, pas de corps d'état-major, artillerie hétérogène, pas une troupe vraiment régulière ; car peut-on donner ce nom à ces bataillons de marché, de chasseurs ou de la ligne, formés en toute ' hâte, au moyen de deux compagnies de dépôt et de recrues avec un nombre insuffisant d'officiers et de sous^officiers de toute provenance, ou à ces braves fusiliers marins, combattant hors de leur élément? En temps ordinaire, eût-on osé envoyer à l'ennemi de pareilles troupes? Eh bien! c'est là ce que nous appelions nos troupes régulières; ce sont ces troupes qui formaient nos têtes de colonnes, qui, tous les quinze jours, tenaient tête aux Prussiens dans une rencontre, diminuant chaque fois d'un quart leur effectif par le feu de l'ennemi, par la fatigue et les privations.

« Avec ces troupes dites régulières, nous avions les bataillons de mobiles que les Prussiens appelaient des collégiens, collégiens dont, en tout cas, ils ont plus d'une fois éprouvé la valeur, et les bataillons de garde nationale mobilisée, dont beaucoup n'étaient armés que de fusils à percussion et dont le plus grand nombre n'avait pas même tiré à la cible avant de marcher à l'ennemi. A Saint-Quentin on avait même été obligé, pour compléter les bataillons de troupes régulières, d'y incorporer des mobilisés qui, bien encadrés, se duisirent comme de vieux soldats. C'est là la gloire ^mée du Nord, c'est d'avoir montré que le Fran-

La campacse de l'abside du KoriD 195

çais n'est paa dégénéré comme soldat et qu'avec un peu moins d'imprévoyance, lea mobiles et les mobiliséa nous eussent fourni d'excellents éléments pour une guerre vraiment nationale.

(1 Celte armée, ajoute-t-il, n'a pas eu par le nombre la même importance que les autres armées de la République, mais elle s'est fait remarquer par sa forte organisation, par sa discipline et par l'excellent esprit dont clic était animée. Dans les îutlea qu'elle a soutenues sans se laisser entamer contre des forces supérieures, elle a puissamment contribué à rétablir et à maintenir rhouneur du drapeau, si profondément atteint par les désastres et les capitulations sans précédent qui avaient jeté le paya dans une situation désespérée. »

Il admire l'armée allemande, h Nousne croyons pas qu'il soit possible d'aller au delà enfait d'organisation militaire. Un excellent esprit semble animer tout le monde. H faut qu'il y ait dans cette armée, depuis le simple soldat jusqu'au général, je dirai même jusqu'au souverain, une grande confiance, et même une grande estime réciproque... Mais nous sommes cependant restés persuadés, à l'armée du Nord, de la supériorité du soldat français sur le soldat allemand. Si celui-ci est plus grand, plus fort, plus soumis, le soldat français, émancipé depuis la Révolution, a une valeur personnelle plus grande. Un soldat qui est susceptible d'être battu, cravaché et souflleté par ses chefs, comme le soldat prussien, ne peut pas valoir celui qui n'est pas soumis a celte discipline aviliasanle. a ^

Paidherbe, loin de s'isoler de ses soldais, tenait à vivre au milieu d'eux, comme eux, â se faire voir. Monté sur un cheval arabe bai ou blanc, couvert d'un bur-

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nous qui ne laissait paraître que sa figure, il traversait la bataille ou parcourait le& cantonnements, affirmant ainsi une fraternité d'armes qui inspirait aux troupes une affectueuse confiance. Il prescrivait aux officiers^ de coucher au milieu de leurs soldats : luimême refusait rhospitalité dés châteaux, des notaires^ comme on disait alors. Il recherchait de préférence les fermes pour y loger. Quelques gardes d'une fidélité éprouvée couchaient en travers de sa porte, selon la coutume qu*il avait rapportée de la Sénégambie. Du reste, après un sommeil court et interrompu par des cauchemars, il se levait à Taube. « Je suis monté à cheval, dit-il, et je suis resté à cheval pendant cinq ou six semaines. »

Le patriotisme de ces temps n*a pas été assez glorifie. La légende de 1792 a nui à la réputation de la France en 1870. Cependant, que reste-t-il de cette légende? un souvenir d'admirable enthousiasme. On sait que les volontaires ne devinrent des soldats que par Vamalgame en 1793. De nos jours, les mobiles et les mobilisés ne pouvaient obéir au même sentiment. Ils partirent & la voix de la raison commandant le devoir, de sang-froid, sans illusions, avec une résignation courageuse. Ce patriotisme vaut bien l'autre; il est certainement d'une pratique plus difficile. Gambetta, rendant justice à ses concitoyens, disait devant la commission d'enquête parlementaire : « Le pays a tout donné, et les hommes et l'argent, sans compter; on s'est bien battu, aussi bien que pouvaient le faire des troupes inexpérimentées qui n'avaient à leur tête que le petit nombre d'officiers qui nous restaient et quand il était

difficile de s'en procurer. A ce point de vue, donc, été ce qu'elle pouvait être, et aucun peu-

pie dans l'Europe ni dans le monde n'aurait été capable d'un pareil effort, alors qu'on l'avait systématiquement tenu àTécart de toute institution militaire, et que son armée permanente, que depuis cinquante ans on lui avait présentée comme la condition nécessaire de son salut, était tout entière aux mains de Tennemi. »

- PùNT-NoYËLtES ET BaPAUME

' position de l'armée française sur l'IIallue. — Plan de bataille.

— Dispositions du général llanleiitcl. — Combal. de Que rrieux. — Bataille de Pont-Koyelle» ; Faidherbe sur le cbamp de bataille: audace, eourage. — Ses opinions sur la conduite dû géiniral en chef. — Ses relntions avec le soldai. — Les émotions du champ de baUille. — Jugement de l'étal-major prussien sur la bataille de Ponl-Noyelles. — Oii est la férilél

— Griliques. — La nuit qui suiiit la bataille. — Le lendemain : la retraite. — Proclamation de Faidherbe à ses troa-

Houvelles positions de l'armée entre Arras et Pouai. — Les Prussiens la suivent. — Ils enlÈvent un bataillon de mobilises du Pas-de-Calais â Souchez. — Exactions et cruautés des Prussiens dans divsrses localités du Pas de-Calais, Aubignf, Foucaiicourt, Ayette, Souastre, Ikuenalre, etc. — Ce qu'on

Faiblesse morale des populations rurales: quel sera le remËde?

— Souffrances des soldats français, sollicitude de Faidherbe; elle est impuissante b conjurer les maux qui résultent des éléments et de la situation. — Plaintes des mobilisés. — Accusations contre l'intendance: Faidherbe la défend. — Mécanisme de l'ap provision ne ment. — La discipline. — Cours martiales. — Rôle de Faidherbe. Quelques anecdotes.

Les Prussiens assiègent Péronne. —Faidherbe reprend la campagne. — Ses ordres du jour. — Jlartlie sur Bucquoy et Bapaume. — Combats d'Achiet-le-Grand ; — de Béhagniesi — de Mory. — Position des deux armées. — Bataille de Ba-' paume. — Sang-Froid et courage de Faidherbe. — Faidherbe

LA CAMPAGNE DE L'aRaIÉE DU NORD 199

s'arrête dans sa victoire. —Appréciation. — Proclamalîon de F&idherbe à. ses troupes- La retraite. — Goiatiat de GomiËcourt oii un balaïllon de cliaseeurs repousse l'attaque de deux escadrons de cuir&ssiers : relation «ta Faidherbe. — Perles des deux armées. Faidherbe*rend hommage au déTOuement qui éclate dans toutes les classes de la société pour soulager les misères. — Médecins et ambulances. — Secours de l'étranger: une ambulance belge. — Uûpitaux : mortalité.— Cbaritéetdévoumenl du clergé. — Idées sérieuses qu'inspire la guerre. — Palriolisme du clergé: le curé Deleplaniiue sauve un convoi de pri- EOQDiers. — EtTets de l'union. Faidherbe marche sur Péronne. — Il apprend à Bapaume la ca- . pitulation de celte place. — Situation de Péronne. — Force!" assiégeantes. — Tentatives pour surprendre la place. — Le bombardement et ses elTets effroyables, — Traits de courage et dedéïouemcnl. — D^faillancei de la population. — Énergie de la déFense. — On entend le canon de Bapaume: les Prussiens se mettent en mesura de lever le siège. — Le siègft et le bombardement recommencent. — Découragement: ca* pitutation. — Faidherbe juge sévûrement le commandant Garnier. — Les torts sont partagés.

L'armée du Nord s'était canlonnée dans le triangle que formeat la Somme et son affluent de droite l'Haï- , lue. Du côté du sud, elle devait se borner à garder la ligne de la Somme, dont on avait coupé les ponts; des. marécages et des hauteurs en rendaient encore la défense facile. « On adopta pour la ligne de bataille faisant face & la citadelle, seul point de passage laissé à. l'ennemi, la vallée de l'Hallue, oii se trouvaient le» villages de Daoïirs, Bussy, Querrieux, Pont-Noyelles, Bavelincourt, Béhencourt, Vadencourt, Gontay. La majeure partie des troupes (22° corps) y fut cantonnée; le surplus ['iT corps) occupait, le long du chemin de fer, la ville de Corbie, où s'établit le quartier général, et les villages environnants, a (Faidherbe.)

LE r.ÉSf.tUkL K,ymiEIlBE

La posilion était bien choisie, excelleoLe. La rive gaoche de l'HalIue offre une suite de plateaux d'où l'on domine la rive droite, plus basse, quoique accidentée elle-même. Du point central de ces hauteurs, au-dessus de Poot-Noyelles, le regard embrasse toute la vallée Eemée de villages, de maisons de campagne, de Termes, de bois, de maraia. Dans le lointain, au Tond de l'horizon, que recule une échancrure du sol, on aperçoit la ville d'Amiens et sa cathédrale. Le site est enchanteur, le spectacle magnifique.

Faidherbe semble avoir attaché une médiocre importance h la possession des villages de la rive droite. D'après ses ordres, les tirailleurs ne devaient la défendre que peu de temps. « Les efforts devaient se porter sur la défense des positions en arrière, sauf à reprendre les villages quand l'ennemi aurait été repoussé des hauteurs qu'on supposait devoir être sérieusement attaquées par lui. Il

Les positions de combat Furent nettement indiquées. Le général Lecointa (22" corps), abandonnant Daours et Bussy (à gauche), portait sa 1™ division (Derroja) au centre, à Querrieux, Pont-Noyelles et Fréehencourt, taudis que sa 2' division (du Bessol) se concentrait k portée dans les villages de Béhencourt, Bavelincourt, Contay et Vadencourt. Le 23' corps, général Paulze d'ivoy, se partageait; sa 1" division (amiral MoQlac) prenait la place de la l" division du 22= corps àDaours et Bussy; sa 2° division (mobilisés) était envoyée à l'ex- Irême droite pour concourir à la défense de Contay et Vadencourt,

De son côté, le général de Hanteufel s'empressait d'obéir aux prescriptions de l'état-major général, qui lui ordonnait de prendre une offensive brusque et éner-

gîque contre tout rassemblement en rase campagne. Sans attendre ses renforts, n ayant que le 8* corps sous la main, il décida qu'une de ses divisions attaquerait de front le centre des Français à Querrieux et Pont-Noyelles, tandis que l'autre s'efiTorcerait de les tourner 'par leur extrême droite. 22 300 fantassins, 2300 cavaliers,* 108 pièces de eanon, une brigade de réserve, telles étaient les forces dont il disposait. «Avec cet effectif, la manœuvrequ'il ordonnait ne pouvait se justifier que par la faiblesse de l'armée française. Contre une armée expérimentée elle eût fatalement échoué *. »

Dès le 20 décembre, les deux adversaires s'étaient mis en contact. Des éclaireurs de la 2* division signalèrent vers 9 heures du matin une colonne prussienne d'environ 2000 hommes avec 2 pièces de canon. Elle s'avançait du faubourg Saint Pierre sur les bois d'Allonville et Querrieux, et de là sur le village. Une vive fusillade sengagea vers 11 heures. Nos avant-postes formant une ligne serrée de tirailleurs, soutenus par le 18** bataillon de chasseurs et un bataillon du 33° de ligne, forcèrent d'abord l'ennemi à reculer. Mais il revint bientôt. Son artillerie lui rendit l'avantage : il parvint même à occuper le moulin de Querrieux. De son côté, le général du Bessol, qui commandait la 1'° brigade de la 2° division à Bussy, lança une compagnie du 69® de marche et deux bataillons de mobiles du Gard sur le flanc droit des Prussiens. Avec un entrain admirable ces jeunes soldats se précipitent sur les deux pièces ennemies qui battent en retraite : elles étaient perdues sans une déplorable confusion qui mit aux prises deux

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