IV. — Saist-Quentim
Faiilberbo se <lècide & marcher sur Amiens. — Personne a iDduencé. — Son indâpendance absolue. —Von Goebeo ;< place Uanleutel. — Nécessité pour Failierbe de ; BaïDt-Quentin. — Plan de campagne. — Marche pénible 16 et 11 janvier. — Von Coeben devine le plan de Faidbail H8 dispositions. — L'armËe allemande talonne les Frai — Eacarmouches le 18 : combat de Vermand ou Ti KÉcesaité d'accepter la balaille devant Sainl-Quantin, fidences de Faidherbe. — Vicissitudes de Saint-Quentlo j dant ' la guerre; patriotisme de la population. des divers corps français et allemands. — Le 19. janvi taille de Saint-Quentin. — Énergie de Faidlierbe, du Nord recule sur Saint-Quentin. — Combats hârolqu'ei faubourgs d'Isle et Saint-Uarlin. — Les générauiLecoln Paulze d'Iïoy. — Énergie du commandant Richard. tude ferme du générai Paulf protège la ligne de reliai Faidherbe quitte Saint-Quentin l'un des derniers. ■ de l'armée du Kord. — La prudence empécbe tes PruBsi^ la troubler.
Gomment tes Aliemands rendent compte de la bâtai! Saint-Quentin. — Pourquoi ils n'ont pas poursuiri du I4ord. —Réponse de Faidlierbe.
A Cambrai, décision de Faidherbe relative b. la défenss;'] Douai, ordre du jour a l'armée du Nord sur la balai Saint-Quentin. — A. Lille, conférence avec Gambetta; opi de Faidherbe sur la conlinualion de la guerre. — Il ref^ armée. — armistice. — Licenciement de l'armée du No(
LA CAMDAGSE DE L'ARMÉE DU HORD laliona de Faiiiherbe aur 22= el 23^ corps. — Leltra sirs de la guerre à Faidherbe. — Jugemsnl sur FaidiL [anl que général CD cbeF de l'armâe du .Non).
Le il janvier, Faidherbe étaitàBapaume. A la suite d'une consullation de aea généraux, il décida un changement de front el la marche sur Amiens.
Dans les conseils de guerre, où il appelait ses principaux orficiera, tout se passait très simplement. On y causait, comme on dit, sous le manteau de la cheminée. Le général en chef exposait la question ; chacun donnait librement son avis selon son tempérament, sou caractère. Le général écoutait, ne gênait personne. La discussion épuisée, il prenait une décision éloignée également de l'extrême prudence et de l'extrême hardiesse.
Ses rapports avec le commissaire de la Défense na* lionale, la plupart verbaux, « ont toujours été empreints de la plus grande confiance, de la plus grande cordialité » ; mais il a « formellement déclaré en toute occasion que jamais personne n'avait cherché à l'influencer dans son plan de campagne, et qu'on lui avait toujours laissé l'indépendance la plus entière & cet égard' n. « Je faisais ce que je voulais, j'avais une autorité absolue.... je n'aijamais été gèué par personne, ni par la délégation, ni par les autorités locales*. »
u Faidherbe ne faisait connaître ses projets, même â son chef d'état-major, qu'au dernier moment. Les mouvements de l'armée du Nord étaient toujours tenus tout à fait secretaet exécutés à. l'improviste. Cela avait bien des inconvénients au point de vue des approvi-