‹ Le général FaidherbeChapitre 28 sur 40 · Lettre h U. Testelin, iaédite · texte numérisé non relu

Lettre h U. Testelin, iaédite

S. Dèpoaiiion à la Comniesioii d'enquête parlemeataire.

sionnements et des ambulances; mais c'était nécessaire en face d'un ennemi redoutable qu*il fallait tromper, harceler, sans lui permettre de combiner des opérations qui eussent compromis le sort de notre armée ^ »

Le 14 janvier, la 2® division du 22^ corps entra dans Albert, d'où elle avait chassé les Prussiens. Toutes les divisions bordèrent bientôt les rives de la Somme et de THallue.

Dès le 7 janvier, Manteufel, appelé à diriger les opérations de l'armée du Sud, laissa le commandement du 8° corps au général von Goeben. Celui-ci se concentra derrière les deux rivières, appela des secours de Paris et de Normandie, se tint sur la défensive, fortifia ses approches, prêt à agir où Tattaque se porterait. .

Faidherbe n'eut pas de peine h reconnaître impraticable ridée « de forcer le passage de la Somme sous Amiens, en présence d'une armée au moins aussi nombreuse que la nôtre, retranchée comme elle Tétait et qui avait la faculté de recevoir très facUement des renforts ».

Cependant il fallait agir. Le gouvernement de Bordeaux annonçait une grande sortie, suprême tentative des Parisiens. Il appartenait à l'armée du Nord de la seconder par une action énergique. « Le moment de se dévouer était venu. » Le général en chef donna l'ordre à la brigade des mobilisés du Pas-de-Calais, commandant Pauly, de rejoindre l'armée à Achiet-le-Petit, à la brigade Isnard de se rapprocher de Saint-Quentin. Lui-même trace un plan, qui, s'il ne put être suivi, dénote autant de génie que d'audace. Trompant l'en* nemi sur ses intentions par de fortes reconnaissances

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