La Conquise dstAlgéiie, par CamElle RousseL
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LE CÉSËIl\L KAIDIIERL'E Ldans quatre ou cinq pieds de aeige, par une tourmente ftuù tout (liâparaissait, relief du sol, voilures, homme!!, K chevaux. 11 resta deboutpendaal vingt heures, travailriant, luttant, payant d'exemple. Vera miuuit, arrivé à rua torrent, il s'aQaisse, il tombe dans l'eau glacée, f épuisé, sans force, lea membres perclus, prêt à mourir, T Des soldats, qui le reconnurent, le prirent sur leurs I 'épaules et le sauvèrent. Cet acte de dévouement renf fermait en germe toute sa vie. raidherbe réalisait déjà r dans sa plénitude cet idéa] militaire qu'une plume au- F torisée a ainsi défini : i< La grande loi, la pensée cona- L tante pour le soldat, c'est le sacriflce, l'amour des pri- [ Talions etdu péril, l'habitude de regarder la mort en p face, l'exaltation de la vie morale '. n
Faidherbe avait échappé à la mort, mais son or^a- [ niame était profondément atteint. Depuis iora il n'a r cessé de souCfrir de rhumatismes violents, précurseura [ de l'ataxie locomotrice. Mais il parut dans la suite que r le mal physique, incapable de l'abattre, n'avait d'autre h effet que de stimuler les puissances de son ilme, telle- I ment que son gendre, M. le capitaine Brosaelard, a pu [dire B qu'il pratiqua jusqu'au dernier moment l'oubli F complet de lui-même. Sou tenu par une implacable vor lonté, il parvint à se raidir contre toute défaillance I jusqu'à l'heure suprême, mettant un soin jaloux à diaf simuler les souffrances qu'il endurait presque sans re- P lâche' ».
Enfin le gouvernement, donnant satisfad.ion à ses I déairs, le nomma, en lSa3, sous-directeur du génie r»u Sénégal. Faidherbe touchait à la Terre promise.