‹ Le général FaidherbeChapitre 9 sur 40 · FaiJUei'IJc, US.Utf:ial · texte numérisé non relu

FaiJUei'IJc, US.Utf:ial

per saus redevances le bois utile à aca besoins. Au eorf traire, nui:un étranger ne pouvait se fixer dans ifl Soima sang notre autorisation. Toute redevance i poste aux Français et aux étranger* devait èlre coafl sculie par l'autorité française, à Isquiille était si toute contestation entre !e Souna et ses voisins. l'Lnfiq le Sonna restituait tous les pillages et payait une cob< tfibulion do guerre de 5O00 francs. Quatre lîls do row nous èlaienl remis à titre d'otages.

Le Co'/o/' s'étendie long de la côte depuis Saint-Louî jusqu'à Corée sur un espace de 150 kilomclres carré!^ C'est un pays ouolof. Le sol en est plat, sablonneui^ JépOurvn d'eaux potables. Cependant les babitan Culliveut. Ce sont ceux qui approvisionnent Baint-Lou^ de liigunies, lait et beurre. Une partie du Cayor adopte l'islamisme : c'est le Ndiambour, province quB s'est montrée très favorable à El-Hadj-Omar. L'autrJ partie, !e Cayor proprement dit, quoique imprégnée (t mahométisme, est restée Qdbleaux traditions païen m Bien que ravagé souvent par les Maures, dont l'établi» scinent de Ouadan a subsisté longtemps, le Cayor i observé une neutralité douteuse dans notre guern av(îc les Trarzas. Le souverain du Cayor est absolu ; ïl porte le litre de damel. 1! est élu dans la famille royaluçj par les chefs héréditaires des Ndîambours (bomm libres]. Le damel est ordinairement un personna, abruti par l'ivrognerie, esclave de ses tiédos, m sicaii' i|Di vont piller les villages, dévaster lea récoltes, tasfl les hommes, suivant les ordresde leurs maîtres »

Ce régime sauvage, funeste au pays qu'il dépeiiplni'^ et à. notre commerce qu'il ruinait, avait attiré de bol heure l'attention de Faidberbe. Mais, soit qu'il lût oi,'>J cupé ailleurs, soit qu'il jugeât aea ressources insutU-J

santés pour agir contre un État réputé redoutable, le gouverneur dut ajourner ses projets. 11 avoue lui-même que, « au commencement de 1861, le Gayor était le seul État du Sénégal avec lequel nous n'eussions pas de traité de paix ». Enfin une convention passée en 1859 avec le damel Biraïma pour rétablissement d'une ligne télégraphique de Saint-Louis à Gorée, ayant été violée par le nouveau damel, Macadou, on décida d'obtenir une réparation éclatante. Les préparatifs furent relativement considérables, car on exagérait volontiers les forces du Cayor; puis on savait que le pays, manquant de rivières, offrirait de graves difficultés pour les transports. Le gouverneur, après avoir reçu des renforts d'Algérie, se mit immédiatement en campagne. La colonne du Sénégal partit de Gandiole le 2 janvier 1861. Elle traversa la région des Nayes, «bas-fonds formant des lacs doux et saumâtres et des marais entoui*és de charmantes oasis de verdure, où les palmiers dominent et sont exploités pour leur vin de palme par des gardiens placés là par les chefs du pays. Gette zone, à 2 ou 3 lieues de la côte, ne renferme pas de villages, mais seulement quelques groupes de cases et des troupeaux ». (Faidherbe.) La colonne de Gorée, sous les ordres du commandant Pinet-Laprade, se mit en. mouvement le 4 janvier. L'armée, toutes les troupes réunies, offrait un aspect rassurant. Elle comptait 2100 hommes' de toutes armes : infanterie de marine, tirailleurs algériens, spahis, milice de Saint- Louis et de Gorée, volontaires, un peloton du train des équipages, deux canons rayés, quatre obusiers de montagne, deux chevalets de fusées. C'était le rassemblement le plus complet qu'eût vu encore la colonie.* Faidherbe prit le ^AmmoTidement supérieur. On s'attendait à de graves

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événements. Haia le damel eifrayé. passant de l'insolence à l'abatlement, ne cessa de reculer devant nous, Fallait-il le poiipsoivre? FaUail-il employei- contre lui la politique dedivjsion nationale dont le succès n'avait J pas été douteux ailleurs? Faidherbe, malgré iea oITrea ■ de concours du roi du DjoloE etd'un rival de Macodou, . préféra accepter la soumission du damel. Il se contenta, J pour le moment de construire quelques postes où il J laissa de petites garnisons. La paix fut garantie parJ un traité qui laissait à la France, en toute possession, le littoral entre les Nayes et la mer. Le damel promettait d'assurer la sécurité sur la route de Satnt-Louis àj Corée, de protéger les Français et leurs alliés établii j ou voyageant dans ses États. Il s'engageait enCn à nefl plus vendre aucun de ses sujets libres, à ne plus laissera enlever et détruire un seul village par ses tiédos, dans ' le seul but de le piller, à ne plus faire esclaves les . étrangers qui traversaient son pays. En échange, lo-ifl gouverneur lui donnait trois chevaux et 10 000 franc» J avec l'assurance qu'il viendrait à son secours en cas dfti révolte ou de guerre {!" février 1861). Le résultai léj plus clair pour nous était i 'acquisition des salines dèj Gandiole,

Pour le reste oa eut bientôt la mesure de la bonne ■' foi du damel. Malgré la présence de nos soldats dans a les trois postes récemment construits ileNhoro, Ndjcm et Lompoul, Macodoii retomba dans ees linbitudea de ■ déprédûlions. Avec les troupes de la garnison de Saint' i Louis. Faidherbe pénètre aussitôt dans le GayorJ (mars 1861}. D'une course rapide il atteint la capitalej du pays, Nguiguis, où le damel s'était vanté de l'arrê- ï ter, mais où il ne trouve que quelques guerriers isolés; i il disperse à coupa de l'usil l'ennemi partout où il [e4

LE CË5ÉRAL PitDBERBE

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rencontre, brûle les villages hostiles, fasille suiia p les tiédcs qui tombent entre nos maias. Eq queli^ jours, par la terreur qu'il répand auto nr de lut, ^ rétabli son autorité.

Cette esécutîoD terrible semblait nous assurer i^ période do repos. « Le gouverneur était décidé, cord avec la majorité du conseil d'administralioal la colonie, â ne plus rien entreprendre contre le p sans nouvelles provocations de sa part. » [Faidherl

Vaines espérancesl Xotre inaction, au contrsj ranima l'audace du damel. Ses bravades n'eurent f de limites : ît poussa même l'insolence jusqu'il n menacer dans Gandiole. En même temps ses intrigl auprès des Maures, ses préparatifs, ses mouvemQI devenaient inquiétants, surtout eu ce qu'ils troublaïa nos alliés et sujets. Des défections étaient â craini Il importait de conjurer au plus vite tous ces dang< d'autant plus qu'une razzia faite â laportedeGandi p.ir trois chefs du Cayor montrait que l'esécutioav tait pas loin de la menace.

Le 4 avril, Faidherbe reprit la campagne, avoir franchi i'i lieues de pays en deux jours, il campa. • presque sans coup férir aux puils de Guéoul, d'où il surveilla les événements. Aussi bien la discorde régnait dans Je Cayor. Le damel reprochait aux chefs des hommes libres de ne pas défendre leur pays. Ceux-ci se plaignaient de ce que le damel se tenait à l'écart. Que n'imitait-il le gouverneur qu'on voyait toujours à la tête de ses troupes? De part et d'autre, on échangeait des récriminations violentes. Le damel se retranchait derciëre les usages ; il craignait les trahisons. Les hommes libres, bien loin de le contredire, cherchaient les moyens de se délivrer de aa tyrannie. Une députa-

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tion qu'ils envoyèrent à Saint-Louis, offril: de remj placer Macodou par Hadiodio. Ces propositions ayant^ été agi-cées, î! n'y eut plus qu'à soutenir le prétendante jusqu'à la ruine da damel. Avec le secours ^ue nousa luiprèlàmcsetrappui de ses partisans, Madiodio chassai Bon adversaire, qui chercha vainement un refuge ■ daas le Saloum et le fiaol. Bientôt l'autorité du nouvi veau damel, ami de la France, fut reconnue dans touîj le Cayor m

Au mois de décembre I86I, Paidherbe, relevé surssfl demande des fonctions de gouverneur du SénégalJ quittait la colonie. ■

Le capitaine de vaisseau Jauréguiberry continua les^ opérations dans le Cayor. Madiodio, sans énergie, in-1 capable, intempérant, lassa bientôt les sympathies des'l Français. Un parti formidable se forma contre lui. J Les mécontents proclamèrent roi sans opposition do I ' gouverneur un descendant des anciens damels,nommè^ 1 Lat-Dior. Celui-ci se hâta de protester de sa soumission M envers la France. C'était encore une feinte. A peine J maître du pouvoir, Lat-Dior révéla ses véritables intea-J lions. Ses brigandages, ses excitations à la révolte ral-fl luaièrent la guerre. I

Rappelé par ordonnance impériale du UjuilletlSGS I au gouvernement du Sénégal, Paidherbe s'appliqua J <i à apporter un remède radical à cette situation ». LbM ministre de la marine était en veine do générosité : HTl mettait à la disposition de la colonie 100000 franoa* pour la construction de trois forts au centre du Cayor.» Déraenibrcr le Cayor, en rattacher une partie au Séné- 1 gai, dominer l'autre par un damel de notre cIioix,« digne de notre confiance : tel était le plan de Faid'-J

, herbe, li se porta avec ses forces à Nguiguia, où il ap-B

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pela la colonne de Gorée. C'est dans cette localité qu'a ' voulait élever on poste forlifié capable de contenir le Cayor. Lat-Dior elTrayé ou mal soutenu, entouré d'embûches, prit le parti de tuir. Mais tandis (\a'i\ se réfugiait dans le Baol, le gouverneur se décidait à restaurer Madiodio, en échange de la cession de quelques territoires. Cette révolution ne découragea pas Lat-- Dior. 11 fallut une ciimpagne longue et pénible, puis un changement complet de politique pour soumettre I. Cayor.

Des événements de cette guerre aussi confuse que longue, nous ne retiendrons que deux faits qui honorent tout parliculièrement notre drapeau. Le 30 décembre 1803, le capitaine du génie Lorans, chargé de la direction des travaux de Nguiguis, attaqua imprudemment l'armée de Lat-Diorà Ngolgol. 11 ne pouvait compter que sur une poignée d'hommes; les auxiliaires de Madiodio n'étaient ni sûrs ni solides. Nos alliés, fléchirent au premier choc. Bientùt tout l'elTort de l'ennemi, qui était nombreux et bien armé, retomba sur les Frangais. Entouré de toutes parts par une nuco de cavaliers et de fanlaissins, le détachement chercha vainement à se dégager. « Tout le monde eompril qu'il n'y^™'^ 1"'^ mourir dignement. Le capitaine Loran». et le capitaine de tirailleurs Chevrel, dcinonlés toaa deux, et ce dernier blessé, assistèrent stoïquement, jusqu'à ce qu'ils fussent tués eux-mêmes, à la destruction do leurs hommes, tirailleurs et ouvriers, qui combattaient iustjii'à leur dernier soupir. Les 7 canouniers et l'adjudant Guichard se firent hacher sur leur pièce. Le peloton de spahis, perdu au milieu d'une affreuse . bagarre où il no reconnaissait plus amis ni ennemis,dégagea notre damel Madiodio et, tout en perdant son

AU SKNI5(;\

ia

îf, le lîeutennnt Duport do Saint-YicLor et 4. spahis larvîiit h atteindre NRuiguis, ramenant le dan

idessés. Les vahiquéurâ poursuivirent leîl rards jasqu'à la redoute d'où ils se lîrent rcpousaei I Taisatit des pertes sensibles, a (Faidherbe.) Daj Dboniines dont se composnit la colonne, une cea^

e restii sur la terrain.

Le gouverneur, aentaut la nâces^ité de venger iipniM^ (^tement cet éubec dont l'elîet moral pouvait noua

: préjudiciable, donna l'ordre au colonel Pinét prude de poursuivre LuE-Uior à outrance. LapradU L d« désastreuses raprésailles le roi de Baol, T inttnuait à donner asile dans ses Élata à Lat-DioK tiÏ8 en quelques marches il atteignit l'ennemi, le ta r 1liG4, dans les environs de Loro. Nos forcfiB isislaient en un millier d'hommes de troupes régii^ !8 et 3000 volontaires. Lat-Dior l'emportait sur nous alerie. La masse de ses troupes occupait fortein mamelon auquel on ne pouvait accéder qu'en f^Tersant une vallée découverte; sa cavalerie se- durait de tons les côtés, prête à se précipiter sur nos ». Laprade prit les meilleures dispositions, II plaça (tpremiëro lii^ne son artillerie, afin de tenir l'enuemi îslance par des feux à longue portée. Il opposa à la UTolerie la compagnie disciplinaire que soutenaient lax obusiers. •• Lorsque l'ennemi parut suTHâamment tnlé par notre feu, les clairons sonnèrent la cliarge 1 colonne s'avanga dans l'ordre le plus imposant tequ'à 20tt mètres des positions de l'eiin-mi. Alors trois pelotons d'infaoterie de marine, qui map, ent déployés en tête, prirent le pas de course, les ordres du chef de bataillon d'infanterie marine de Barolet, et enfoncèrent le centre

LE GÊNÉnAL FAIDIIERBE

de l'armce de Lat-Dior aux cris de Vive l'Empent

«Le capitaine TSaussin, commandant l'cscadraafl spahis, reçut l'ordre de charger à fond par la tro qu'avait pratiquée rinfanterie; àsasuile s'êlaDcèj avec un élan invincible nos 3009 auxiliaires.

o L'ennemi terrifié fuyait dans toutes les direct!^ Eim inlanteric fut écrasûe, et sa cavalerie ne dut^ salul (|u'à la rapidité de ses ehevauT.

" La poursuite fut poussée jusqu'à quatre lieues j| champ de Lalaille. L'horizon était embrasé parl'iaa die de tous les villages de la contrée. A trois heures soir, nos auxiliaires rentroJeut encore au camp clli géade butin'.»

Dans cette journée mémorable, l'ennemi laj 503 hommes sur le terrain. Quant h nos pertes, elle! réduisirent à 3 volontaires tués et une cinquante de blessés, presque tous légèrement,

La victoire du 12 janvier 18(j4 vengeait l'échec^ E!) décembre. Elle en réveillait aussi !e souvenir ; ■ sant à un pieux devoir, l'armée tout entière se L porta sur le champ de bataille de Ngolgol. \Ay\ recueillit les restes dispersés de nos glorieux aoldatrf leur rendit les derniers honneurs, au bruit du le soir, pendant que le soleil — touchante iniagf descendait sous l'horizon.

Lai-Dior se débattit quelque temps encore eoni mauvaise fortune, linfin pourchassé, vaini donnédc ses partisans, il chercha un asile sur leslj de la Gambie auprès d'un de nos ennemis les ^ acharnés, le prophète musulman Maba.

La réorganisation du Cayor ne fut complète qu'^jd

iixiijidaise:

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la dôposîtiou de MadiodJo. Oa le révoqua à cause dé ses vices et de son impuissance, tout en'lui oiénageant une retraite coQveoable. Le pays fut divisé en cantons bien délimites, dont Iss chefs reçurent rinvealilure àa gouverneur, h L'administration de la colonie, secondée par le commerce, facilitait encore la régénération de cette province en faisant aux habitants pressés par la ■ famine de larges avances pour leurs semailles.

11 Cetacte de bienveillance fut d'un excellent effet sur l'esprit des habitants; il leur prouvait que si nou» «avions proléger leurs travaux contre les pillages des tiédos, nous pouvions aussi réparer les ravages Meo plus terribles encore d'un insaisissable ennemi: les sauterelles, n {Faidherbe.)

Faidherbe pouvait croire h la perpétuité de son œuvre dans le Gajor pacifié. Mais de pareilles révolutions ne sont durables qu'à la condilion d'être profondes. Or, ai le calme paraissait à la surface, au fond fermentait une sourde agitation, entretenue pur des si:ntimeats qui sont l'essence même de la vie. Comme dans toutes les guerres coloniales, on se heurtait aux force» les plus vivaces de la nature humaine : la race, les traditions nationales, la religion. Étourdies par des coups violents, ces forces, un instant assoupies, se ré- Teillcnt tôt ou tard, exaspérées de leurs blessures. La soumission imposée par la violence est rompue par des secousses, des surprises, des péripéties imprévues, jusqu'au jour où le temps a modifié les sentiments et les idées en renouvelant les générations. Ces vérités, si elles étaient présentes à notre esprit, réprimeraient bien des impatiences et des injustices, causes trop ar vent de l'indécision, des fausses manœuvres, sinon des désastres irréparables. Ce sera l'éternel honneur de

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fTaidherbe d'avoir su se passer de l'action du t S^'avoir fondé*de lui-mêaie des choses de durée. Ca) lelque? parties de son œuvreonl subi des viciasitudi ha plupart n'ont pas été ébranlées!

Berenons au Cayor. Celte province ne jouit paa Ii l|temps Jn repos. Pendant bien des années encore, t Dior, proscrit ou restauré, amt ou ennemi de la Franj tla troubla de son ambition. Puis elle éprouva le c ^receup de la prise d'armes de Maba. Cet homme, il K^nsire du Foula, venu on ne sait d'où sur les bordsjfl ria Gambie, épris de l'exemple d'Omar, musulmairl Bfrophêle, conçut le projet de fonder de son côtéil^ V;Taste empire au détriment des souverains du payi Tâes Français. Sa réputation de sainteté, les prodâ V qu'on lui attribuait, ses prédications passionnées,' [ Attirèrent des partisans résolus avec les(|uels il tof^ ^une armée, plus redoutable toutefois par le fanatûd f-que par le nombre. En 1861, i) s'empara du Rip, i 1 vince du Saloum. S'étant allié avec Macodou, l'ai I damel de Cayor que nous avions dépossédé, et qm ce'moment, cherchait à détrôner son fils Sam bo-La^ t'roi du Saloum, Maba se porta avec toutes s T contre le poste de Kaolak, dans l'espoir de l'ealé rsaus coup férir. Aussi bien le poste n'élaît gardâifl ■ par i2 soldats d'infanterie de manne soiis ie cotniH I -demenl du sergent Burg. La petite garuison.jura à I défendre jusqu'à la mort. Avec les plus faibles n , die repoussa pendant vingt-quatre heures les pla^ neux assauts, si bien que l'ennemi; déconcerté pai résistance a laf|uelle il ne s'alLendiiil pas, démoli par des pertes sérieuses, battit précipitamment* traite, en abandonnant sur lechampdehaleîUep' 300 morts.

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laïsla morldeMacodou et de son fils, le roi Samba- ^bé, rendit Malta maître ttu r^alo1iln. « A la (in de t4, il consentit à signer un traité, dans lequol, refiu comme almamy du Badibou et dti Salouni par le I wernement français et par les rois du Cayor, dQ'.j 'p\, du Djolof et du Sine, il s'engagea à l'especter les ritoires de ses voisins et à accepter, ain!<i que les A la parties contractantes, la médiation de la France 1 Kr les difficultés qui pourraient s'élever entre eux. i judherbe,) D traité, Muba, était bien décidé à ne pasTcxécuter^J VuCïta de la sécurité que lui assurait un semblanil toumission pour faire de grands préparatifs eavue'T a conquête -du Djolot et du Cayor, Lat-Dîor, .près de lui, ne cessait d'exciter son a Il projets de Maba éclatéreut au moiâ do juin 18Ga. lUvahit, ravagea, soumit le Djolof, sans qu'on eût le | Bps de secourir ce malbeureux pays. S'il échoua M mire le Cayor, ce fut grâce aux mesures énergique» -j t prit le gouverneur, ■ais Faidherbe ayant abandonné définitivement I»! lyernement du Sénégal le lâjuillet 18G3, les événe- '

1 qui suivent ne rentrent pas dans notre cadre, f lecteurs curieux de les connaître les trouveront , ^le grand ouvrage de Paidlierba, le Sénégal, auquel S avons fait tant d'cmprucits.

Nous devons, pour mieux faire ressortir la grandeur ' ^résultats, les mettre en parallèle avec lesftirces de j iolonie. « Les forces militaires du Sénégal, dit ' Iherbe, n'ont jamais dcpa'sé 3 bataillons d'infan- |è, dont 2 indigènes, i escadronde spaliis, mi partie Wîais et indigène, et 2 batteries d'artillerie. Dans 1 ( circonstances seulement, la colonie dciuauJa et- j

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obliiit renvoi inomenlané de France, en 18o4\ d'une seoUuii du génie, et, d'Algérie, en 1860, de trois compagnies de liriMlleurs algériens et d'un peloton du train des équij'ages.o Cest avec ces faibles ressources augmei.lées tiu cunlingent de volontaires peuls et noirs que Faid herbe, en dix ans. a vaincu les Ouolofs de la côte, les Maures du Séaéfial, les Toucouleursdu Fouta, les .Malinkés et les Sérères de la Casamance, arrêté rinvasi^-'U d'tl-lladj-Oniar. conquis enfin un territoire presque aussi vasle que la France.

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