‹ Le général Fromentin et l'armée du NordChapitre 15 sur 73 · VAuditeur national du jeudi 22 août 1793, n · texte numérisé non relu

VAuditeur national du jeudi 22 août 1793, n

le spectacle de cette lutte épique par laquelle un peuple, à la veille de périr, se relève et reconquiert son indépendance.

Notre sujet ne comportant que Tarmée du Nord, nous ramènerons le lecteur aux opérations de la Flandre maritime. Parmi les bons chefs entourant Houchard, son nouveau commandant, nous retiendrons les noms de Macdonald, de Leclerc et de Dumas*. Ce dernier, à la fin d'août, rayonnait non loin de la Lys et sur la Deule, aux environs de Blaton, de Tourcoing et de Menin, où cinq jours après Hondschoote, les Hollandais devaient être battus.

En tète des engagements qui eurent pour théâtre la Flandre maritime, un peu avant la rencontre d'Houchard et des Anglais à Hondschoote, parallèlement à la défense de Hoche dans Dunkerque, se place Taffaire du 21 août, dite de Respoëd.

Ce jour-là, le lieutenant-colonel chef de brigade Fromentin, avec 1,500 à 1,800 hommes, gardait un poste avancé dans les parages de Bergues, alors qu'une colonne anglo-hanovrienne comptant 30,000 hommes environ, filait du côté dTpres. Les deux partis se rejoignirent et en vinrent aux mains devant Rixpoéde ou Respoè'd, point sis presque vis-à-vis Rousbrugghe *, occupé par les coalisés'. Sans se troubler, Fromentin soutint fermement avec un seul bataillon, pendant trois heures, le poids d'une colonne ennemie le harcelant de tous côtés. On croisa le fer avec un acharnement méritoire, mais les Français se débandèrent, n'étant vraiment pas en force suffisante, un homme à peu près contre dix, perdant : 8 canons et 7 caissons. Le

1. Le général Dumas fat appelé & diriger Tarmée des Pyrénées-Orientales, le 10 septembre 1793.

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