‹ Le général Fromentin et l'armée du NordChapitre 22 sur 73 · Vezu, né le 19 décembre 1749 à Virieur-Legrand (Ain · texte numérisé non relu

Vezu, né le 19 décembre 1749 à Virieur-Legrand (Ain

3. Marceau commandait alors le bataillon des volontaires d'Eare-et- Loir à Tarmée du Nord.

ruisseaux et de gorges abruptes, elle renfermait au sommet un amas de palissades, de haies, une artillerie foudroyante et Télite de Tarmée impériale, les régiments hongrois et croates.

Suivant Lazare Carnot, la possession de Wattignies devait être la clef de la bataille, et malgré les premières impressions de Jourdan, qui voulait fortifier Taile gauche et pousser de ce côté, Carnot rallia le général à son avis et dérouta ainsi le prince de Gobourg attendant Tattaque sur sa droite, tandis que les Français allaient porter leur action principale sur sa gauche et Tenlever.

Carnot montra dans l'élaboration de ce plan un véritable talent de stratégiste, à idées neuves et personnelles, s'éloignant de la vieille tactique à laquelle les Autrichiens et leur chef obéissaient.

Sur toute la ligne, rien n'arrêtait les soldats français ; ils avançaient soutenus par des batteries de campagne qu'ils traînaient à force de bras sur les escarpements, puis de rintérieur des bataillons, tantôt ouverts, tantôt fermés, ils lançaient la mitraille à coups multipliés.

Les Autrichiens ont raconté que jamais une telle canonnade n'avait frappé leurs oreilles. « Jamais ils n'avaient, dit le prince d'Hardenberg, entendu un si terrible fracas d'artillerie », et ils distinguaient, fait plus étonnant encore, au milieu du tonnerre des bouches à feu, les strophes de la Marseillaise et du Ça ira répétées par des milliers de voix.

Le village de Wattignies fut pris et repris trois fois à la baïonnette; trois régiments autrichiens y furent taillés en pièces et anéantis, nous occupâmes les hauteurs. Le feldmaréchal Cobourg se retira alors sur le plateau dominant celles-ci et appela à lui toutes les forces dont il put disposer ; la bataille n'était qu'à moitié gagnée, elle faillit être perdue.

Cependant le général de brigade Gratien, qui s'avançait en tirailleur au milieu des bruyères, ne put soutenir le choc

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de la cavalerie ennemie. Ses hommes s'étant débandés, il fit sonner la retraite, malgré Tordre formel qu'il avait de marcher, quoi qu'il arrive, en avant; heureusement Garnot s'étant aperçu de cette félonie, s'avança, rallia la brigade, destitua le faible général et ramena les troupes sur le terrain. De tous côtés, les Républicains redoublant individuellement d'audace, les armées coalisées ne purent tenir. La victoire de Wattignies était désormais acquise au profit de nos armes .

Dans la journée du 16 octobre 1793 , les généraux Jourdan, Duquesnoy, Fromentin et Balland s'immortalisèrent :

Jourdan, par son intrépidité, sa présence d'esprit, et son plan d'attaque conçu avec Garnot;

Duquesnoy, en se battant vaillamment à l'aile droite; sa division, à partir de ce moment, ne fut plus appelée que la Colonne infernale;

Balland, en reprenant Dourlers;

Et Fromentin, rattrapant les pertes de la veille, en forçant le val de Saint- Yaast, Saint-Rémy, Saint-Aubin, en tuant le prince d'Ànhalt-Goethen qui y commandait, et en détruisant les régiments de Brechainville et de Kavannagh. Dans un premier rapport, Jourdan déclarait que les morts de l'ennemi s'élevaient au moins à 6,000 hommes, tandis que les Français avaient 200 hommes tués et 1,200 blessés... Un peu plus loin il ajoutait : « L'ennemi avait déjà repassé la Sambre quand j'ai été averti de sa retraite. Il ne l'aurait pas faite si facilement, sans le brouillard qui me cachait absolument ses mouvements. EnGn Maubeuge est libre...

... Je ne puis trop louer le courage et l'énergie que les soldats de la République ont montrés dans cette action. G'était autant de héros. Le citoyen Garnot S chef de brigade

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