Voyez pièce XLV. Favereau à Ferrand, 13 floréal an II
Elle occupait aussi Bâchant et les positions en avant de Berlaimont, avec retraite ménagée sur les Haies d*Avesnes ^
Les vivres à distribuer n'étaient pas très abondants, mais en cas de blocus, disait le général Favereau, on se retrancherait à moitié pour permettre aux colonnes françaises de se secourir réciproquement.
Dans la nuit du 2 mai, Tennemi fit une parallèle en avant du village d'Assevent, puis disparut.
Le 3 mai 1794, devant les feintes des Impériaux de se porter sur Avesnes et Maubeuge, les généraux Desjardin, Despeaux concertèrent leurs mesures pour s*opposer au passage de la Sambre*.
Le 4 mai, une colonne considérable d'Autrichiens, venant du côté de Bavai, traversa Louvroil, suivit la route de Thuin, paraissant en velléité de marcher sur Maubeuge '.
Jacques Fromentin, dont le quartier général était toujours à Avesnes, se mettait en garde pour ne pas perdre les positions dites des Haies.
Le 8 mai 1794 , les émigrés pullulaient dans Landrecies; les Autrichiens et les Hollandais semblaient en vouloir à Cambrai. La ligne de Guise à Avesnes était tranquille ^.
Pour terminer avec toutes ces incertitudes, le général en chef Pichegru conçut un nouveau plan de campagne. Il résolut de masser de grandes forces sur la Sambre, d'isoler l'ennemi de la Belgique, de Tempôcher d'avancer et de couper les routes d'Allemagne d'où lui arrivaient ses approvisionnements et ses renforts.
A cet effet, il ordonna aux divisions Fromentin et Despeaux, ainsi qu'au chef de brigade Soland, de quitter les