‹ Le général Fromentin et l'armée du NordChapitre 40 sur 73 · LE Q£N£BAL FAO^ENTIN · texte numérisé non relu

LE Q£N£BAL FAO^ENTIN

taires en observation sur, la Sambre, de Thuin à Maubeuge.

Le 20 pluviôse an II, Maisonneuve fut mis à la retraite et élu colonel des gardes nationaux de Gorze et de Mars-la- Tour, près Metz.

Bien mieux, comme le général Fromentin avait déjà été Tobjet d'une lettre des administrateurs du district d'Avesnes au Comité de Salut public, lettre transcrite plus haut, il fut alors, dit un écrivain d*Alençon^, victime de ces mesures brutales, foudroyantes, au moyen desquelles certains membres du Comité de Salut public, qui n^avaient pas le génie de Carnotf prétendaient en frappant de grands coups, en décimant les généraux, pouvoir suffire à tout et tirer de la nature humaine plus qu'elle ne peut donner.

A peine guéri de la blessure reçue àRouveroi, Fromentin fut, d'après les injonctions du plus despote des représentants, de Saint-Just, impitoyable pour les échecs, et des conventionnels Lebas, Levasseur (de la Sarthe), Guyton- Morveau, cassé de son grade, le 3 juin 1794, comme l'avaient été quelques mois auparavant les généraux Jourdan et Ërnouf, Lamarche', successeur deDampierreà l'armée du Nord, Ferrand (Jean-Henri Becays), le défenseur de Yalenciennes, qui sur une dénonciation d'un nommé Lécuyer, subit neuf mois de détention à l'Abbaye, Duquesnoy, l'un des vainqueurs de Wattignies, et tant d'autres mentionnés à la préface.

Fromentin se borna à solliciter du Représentant du peuple, délégué près de l'armée du Nord, Levasseur (de la Sarthe), d'être admis à servir dans le rang sous n importe quel grade ^ car, malgré ses blessures, il lui restait encore, disait-il, des forces et du courage pour concourir au salut de la patrie.

Cette offre ayant été repoussée, le malheureux général,

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