‹ Le général Fromentin et l'armée du NordChapitre 48 sur 73 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Observations. — Les pièces sans annotation au bas sont extraites toutes du Dépôt de la Guerre. La provenance des autres est indiquée. L'orthographe de l'époque a été, autant que possible, conservée*

Extrait de Tun des registres de baptôme de la paroisse de Notre-Dame d'Alençon, déposés anx Archives de la mairie de cette ville, — pour Tannée 1754.

Août 1754.

Le samedi trois, par nous prêtre soussigné, a été baptisé Jacques-Pierre, né d'hier, à midi, Marché aux Chevaux, en légitime mariage, fils de Pierre Fromentin, marchand, et dame Charlotte Leconte, son épouse. Le parrain, Jacques Fromentin, la marraine Marie-Charlotte Lenoir, le père absent.

Le registre est signé : Marie Lenoir du Fresne, Fromentin, Lacroix, J.-L. Fagry, prêtre.

Pour copie conforme, délivrée sur papier libre pour service administratif. A Alençon, le 2 janvier 1890.

Le mairCj E. Dbsghàmps.

Ig6 PIÈCES JUSTIFICATIVES

BfludgMBitDts sur les aflondants de J. Fromentin.

Fromentin (Pierre), fils de Jean Fromentin et de Mine Enjaubanlt, épousa à Alençon, le 30 décembre 1615, Renée Deyalfirambert, fille de Nicolas DeTalfirambert, marchand, et de Jeanne Despierres.

Fromentin-Enjaobanlt était fabricant de point d* Alençon ; il mourut en cette viUe en 1665; sa renie loi snnrécat.

Fromentin (Marguerite), fille de Michel Fromentin, procureur, sieur de la Chapelle, et de Marguerite Lucas, épousa à Alençon, le 17 février 1710, Bourlier Jean, sieur de la Vallée, fils de Pierre Bourlier, sieur de la Vallée, et de Demées (Gabrielle), veuf de Dubois (Catherine), fabricants de point d* Alençon.

Fromentin (Michel-Guillaume), sieur de la Fromentinière, frère de la précédente, épousa, le 18 juiUet 1711, Gougon (Renée), fille de Michel Gougonet de Elliot (Madeleine), puis, devenu veuf, il épousa, le 23 mai 1720, Boulay (Marthe), fabricants de point d' Alençon.

M"* Renée Gougon était une petite-nièce de M** de Perrière, la créatrice du point d* Alençon.

Fromentin (Madeleine), sœur du précédent, épousa à Alençon, le 14 janvier 1727, Decaux (Alexandre), fils de Decaux (Pierre) et de Anne Guillote.

Les époux Decaux-Fromentin étaient encore marchands de point d* Alençon en 1748.

Fromentin (Marie-Madeleine), fille de Pierre Fromentin et de Bonjîs (Madeleine) épousa, le 10 juillet 1742, Jacques Launay,'marchand de point d' Alençon dit de Francey ancien prieur, juge consul d' Alençon.

Les époux Launay-Fromentin étaient encore marchands et fabricants de point d' Alençon en 1771 .

Fromentin (Pierre), fils de Pierre Fromentin et de Bonvoust (Françoise), épousa, le 16 avril 1720, Duchesnay (Madeleine), fille de Duchesnay (Jacques-François) et de Veaux (Jeanne).

Les époux Fromentin-Duchesnay étaient encore marchands et fabricants de point de France en 1774.

(Communication de M^^ G. DespierreSy d'après des recherches faites à Vétat civil et dans les archives des notaires,)

Détails biographiqnes sur le général Duquesnoy et son frère,

Représentant du Pas-de-Oalais.

ComUNB DE BOUYIGNY-BOTEFPLBS.

1* L'an 1761 le 27 février je, prêtre Chapelain de la chapelle de BoïefQes*, avec la permission de messieurs les vicaires généraux de faire les fonctions de M. Lefrançois, curé de ce lieu, pendant le temps de son incommodité, ai baptisé un garçon, né le même jour, en légitime mariage du sieur Jean Joseph Ghrisostome Duquesnoy, fermier de MarquefTe, et de damoiselle Antoinette Françoise Lucas, ses père et mère, auquel on a imposé le nom de Florent Joseph, le parein a esté M. Florent Joseph Delville * du hameau de BoîefQes et la mareine damoiselle Jeanne-Joseph- Henriette Jacquemont de Mazingarbe tous deux de condition libre, lesquels ont signé avec moy.

{Suivenflles signatures.)

2^ Commune de Bouvigny-Boyeffles. Gejourd^hui 7 du mois de mai 1749, Je Jean Louis Lefrançois prêtre curé de Bouvigny- Boîefffes ay baptisé le fils, né le même jour en légitime mariage du sieur Joseph Ghrisostome Duquesnoy et de damoiselle Antoinette-Françoise-Lucas, ses père et mère, censier, habitants de Boîefiles, auquel il a imposé le nom de Ernest-Dominique-François-Joseph. Le parein a été le sieur Dominique-François-Bauduin

1. Le chapelain était Heringuez, chapelain du prince de Ghistelle.

2. Deville était notaire à Arras ; il fut administrateur du Pas-de- Calais ; son beau frère fut le père du conventionnel Philippe Lebas, né à Frévent, le 4 novembre 1764.

marchand et bourgeois de la ville de Bethune et la mareine Damoiselle Anne-Françoise Duquesnoy ; lesquels ont signé le présent acte les jour mois et an que dessus.

{Suivent les signatures.)

3^ Benseignements. — Lepèreet la mère des Duquesnoy tenaient à ferme le domaine de Marqueffles. — Duquesnoy (Ernest) ût dans sa jeunesse des études solides et, après avoir rempli ses devoirs militaires, il épousa le 28 juillet 1778, Marie- Anne Logez, fermière de Aix-Noulette ; de ce mariage naquirent quatre enfants dont Tun d*eux, Joseph Duquesnoy, fut moine jusqu'en 1840. Cest à tort que Louis BUmc et Jules Claretie racontent que Duquesnoy (Ernest) y a été moine.

Dans la famille Duquesnoy il y avait onze enfants ; un d'eux fut moine (mais ni le conventionnel ni le général) ; le religieux quitta la robe en 1793 et se maria à Aix-Noulette, où il mourut, ce qui a amené Terreur.

Duquesnoy (Ernest) exerça d'abord à Boyeffles la profession de cultivateur, mais ensuite il alla se fixer à Arras et entra dans le commerce ; comme il avait le caractère studieux et qu'il était servi par une intelligence très vive, il prit le grade d'avocat et ne tarda pas par ses études à acquérir une certaine notoriété. Il fut nommé échevin, et il se trouvait en possession de cette charge lorsque la convocation des États généraux fut décidée. Ernest Duquesnoy fit partie des délégués chargés de préparer les cahiers dedoléance. Plus tard, il siégea à l'Assemblée législative, etc., etc.

4® Duquesnoy (Florent) embrassa le métier des armes, fit les campagnes de la République et gagna ses grades à la pointe de l'épée. Ses premières années sont peu connues, parce qu'il ne servit qu'en sous -ordre ; — (pour son rôle à Wattignies, voyez pages 87 et suivantes), — vers la fin de 1793, envoyé en Vendée il commanda une division sous Marceau; — il n'assista pas à la bataille du Mans du 12 décembre 1793. -^ A la suite de cette bataille, le général en chef lui signifia, à deux reprises, de rallier immédiatement le corps d'armée ; la jonction devait, selon l'expression de Marceau, assurer son succès : le 16 décembre, Duquesnoy se rapprocha du corps d'armée afin d'être èi même de

l'appuyer, ce qui démoralisa les Vendéens et prépara leur défaite à Savenay.

Quelques mois plus tard, le général Turreau organisa les colonnes infernales; Duquesnoy obtint le commandement d'une d'entre elles et se distingua par la violence avec laquelle il dirigea ses opérations. En janvier 1794,Charette s'étant retiré, Duquesnoy eut Tordre de le poursuivre. Le Vendéen s'arrêta dans la bourgade de Légé et s'y retrancha. Duquesnoy l'atteignit à peu de distance de cette ville et lui tua 800 hommes. Les blessures que le général Duquesnoy avait reçues dans le cours de ses campagnes l'obligèrent d'abandonner la carrière ; il entra à l'hôtel des Invalides et y mourut en 1796, à l'âge de trente-cinq ans.

{Communication de M. le maire de Bouvigny-Boyef/les et de M. Poirier- Duquesnoy, ancien juge de paix à Denain, reçue en 4894.)

Détails biographiques sur le général Colaud.

Colaud (Claude-Silvestre), fils d'un négociant de Briançon (Hautes-Alpes), naquit dans cette ville, le 14 décembre 1754. 11 passa ses jeunes années en Corse, où son père avait transporté son commerce, s'engagea à dix-sept ans dans les dragons et devint lieutenant aux chasseurs à cheval d'Alsace, au début de la Révolution. Capitaine en 1792, il fut ensuite aide de camp du général Kellermann, colonel du 20« régiment de chasseurs à cheval, puis général. — Ses campagnes, à ce moment, sont décrites dans le présent ouvrage. — Avant de continuer à combattre sous l'Empire, il fut nommé sénateur le 24 pluviôse an VIII (1800), reçut la plaque de grand officier de la Légion d'honneur à la création de l'ordre en 1804. (Voyez Almanach impérial^ an XIII, 1805, rubrique : Sénat conservateur.)

Pour le récompenser d'avoir voté la déchéance de l'Empereur, Louis XVIII le fit en 1814, pair de France, chevalier de Saint- Louis (27 juin) et comte. Il mourut à Paris, le 3 décembre 1819.

Commandement de Bergnes.

Cassel, le 16 septembre 1193.

Les représentants du peuple envoyés près d^i V armée du Nord*

Vu la nécessité de placer au commandement de Bergues et de ses cantonnements un homme intelligent, brave et patriote et surtout instruit des localités et de la défense du pays,

Nomment à cet effet et de concert avec les généraux, audit commandement, le citoyen Fromentin, général de brigade.

Fait à Cassel, le 16 septembre 1793.

Signés : Hentz et Duquesnoy.

Lettre du général de brigade Oordellier.

Au quartier général au Nouvion, 11 octobre 1793.

Citoyen président, la Convention nationale n'apprendra pas scms doute, sans intérêt, un petit avantage qui vient d*étre remporté par les troupes que je commande, dans les plaines qui se trouvent entre le coteau et la forêt du Nouvion. Envoyé par le général de division Fromentin, commandant les flanqueurs de droite de Tarmée du Nord, au bourg de Nouvion pour en garder la forêt avec environ 1,800 hommes d'infanterie et 600 hommes de cavalerie, je disposai mes forces, de manière à empêcher Tennemi de pénétrer dans les environs de ce poste. Ce matin, un piquet de 50 hommes de cavalerie et un autre de 100 hommes d'infanterie se portèrent en avant pour reconnaître Tennemi, qui avait commis la veille quelques pillages. A peine arrivés au villages d'Oisy, les éclaireurs vinrent instruire le citoyen Soland, chef d'escadron, commandant le 6« régiment de cavalerie qui

s*était mis à la tête de 50 de ses braves cavaliers, que rennemi s'avançait au nombre d*environ 150 tant en éciaireurs qu'en escadron, sur le village de Gatillon-sur-Sambre et celui de Beaulieu. Le brave Soland réussit parfaitement dans son entreprise et, à Taide d'un quart de conversion à gauche, il tomba sur Tennemi qui Tattendait près d'un moulin à vent, la lance en arrêt. Cette prestance fut loin d'intimider dos braves cavaliers, qui, les pressant par le flanc, les mirent dans une déroute complète, firent mordre la poussière à 9 d'entre eux, prirent 8 prisonniers, 9 chevaux et une quantité de lances que l'ennemi fut obligé d'abandonner pour battre eu retraite plus facilement. Nos troupes, à qui la prudence défendait d'aller plus avant, firent leur retraite dans le meilleur ordre, et arrivées à leur cantonnement, n'eurent rien de plus pressé que de porter des secours à ceux des prisonniers qui avaient reçu des blessures; c'est à quoi ceux-ci ne s'attendaient pas ; car un d'eux, légèrement blessé, avoua qu'il s'attendait à être tué, d'après le récit qui lui avait été fait de la cruauté des Français ; il déclara même que Tordre leur avait été donné de ne point faire de grâce « . .

Signé : Gordellier^

Lettre du général Jourdan au général Fromentin.

Au quartier général à Maubeuge, le 27 octobre 1793, deuxième année

de la République une et indivisible.

Le général en chef au général Fromentin.

Il est ordonné au général Fromentin de lever son camp demain, 28 du courant, à six heures du matin et de faire prendre les armes à toute sa division, d'inquiéter l'ennemi sur tous les points qui sont en sa présence, sans se compromettre, si cependant,

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