Archives de la famille Fromentin
sans courir aucun. risque, il voyait la possibilité de forcer Fennemi, il n'y manquerait pas.
Il lui est ordonné de correspondre avec le général Ferrand, commandant à Haubeuge, qui pourra même lui donner des ordres, suivant les circonstances, et lui fera tous ses rapports et lui rendra compte de ses différentes positions, attendu que je me porte de ma propre personne à Beaumont.
Signé : Jourdan.
4 janvier 1794.
Le général de division ezu au général de division Fromentin.
■ J'aurai désiré, mon cher camarade, de pouvoir répondre plus tôt à ta lettre du 9 de ce mois par laquelle tu me demandes des renseignements sur les citoyens Milcamp, marchand à Binch, mais le citoyen Dugateau était incommodé et je n'ai pu le voir qu'hier.
Le douzième bataillon des fédérés a été pendant quelque temps cantonné à Binch et Dugateau, quartier-maître de ce corps, y a connu la citoyenne Milcamp, qui y est fripière : elle y jouit d'une bonne réputation, elle y était même regardée comme patriote, depuis que le 12* bataillon est venu de Binch à Maubeuge; elle y est venue aussi, peu de temps avant le blocus. Il parait que le motif ou le prétexte de son voyage était de voir deux de ses enfants qui servent dans les Belges. Le citoyen Dugateau n'a rien remarqué dans sa conduite qui pût me la rendre suspecte, il m'assure que le bataillon en général, en a la même opinion, il faut que vous ayez vu et questionné à Avesnes, le frère de Dugateau sur le compte de cette femme, et que tu lui aye laissé appercevoir qu'elle était arrêtée pour fait de faux assignats; car il m'a dit qu'il eu avoit été informé avant que je la visse, et qu'il le tenoit de son frère qu'il Tavoit appris de toi à Avesnes.
Ce que je te marque ne t'avancera pas beaucoup, mais enfin c'est tout ce que j'ai pu savoir.
Salut et fraternité,
Vezu.
Maubeuge, ce 15 nivôse de la 2» aonée républicaine. (Archives de la famille Fromentin.)
De Maubeuge, le 18 nivôse, Tan 2 de la République une et indivisible
(7 Janvier 1794).