L. Carnot
DUQUESNOT *.
« avec une artillerie supérieure à la nôtre. Le général « Laroque, commandant notre avant-garde, Tavait arrêté à « Bruai, après deux heures de combat dans ce village, mais « voyant qu*on le tournait par la gauche, il a été obligé de « se replier sur les hauteurs d'Anzin.
« Je ne puis trop me louer du courage des troupes, de « rintelligence du général Laroque, et deTadjudant général « Chérin, mais il a fallu céder à la trahison, et à la supério- « rite du nombre.
« Le général en chef^
(c Dahpierre^ ».
Condé bloqué définitivement, les Français talent Crépin, Thivencelle, Fresnes et les bois de Saint-Amand '. Comme ils se brisent aux lignes autrichiennes trop supérieures en nombre, le conseil de guerre siégeant à Yalenciennes, le 16 avril 1793, décide une défensive complète. Notification en est faite au ministre Bouchotte.
Les opérations continuent. L'armée du Nord, alors trop disséminée suivant la tactique du jour, a d'autres détachements qui tiennent l'ennemi en haleine. C'est ainsi qu'au camp de la Madeleine près Lille, le général La Marlière lui en impose, mais que sauf Fiers il ne peut l'empêcher d'occuper Roubaix, Tourcoing et Comines. Lavalette, plus spécialement chargé de Lille, observe aussi la défensive. Avec le camp de Cassel dont nous avons parlé cidessus, sans compter les contingents de la nouvelle levée', non encore incorporés, l'armée du Nord, au 20 avril 1793, comprend 175.000 hommes présents sous les drapeaux; celle des Ardennes en a 53,000*.
1. Arch. de la Guerre. Carton de la correspondance, avril 1793.
2. Ibidem, Voir une lettre de Gamot an Gomité de salut public, 16 avril. A. G.
3. La levée extraordinaire du 24 février dernier, que nous avons signalée.