JUGEMENT DE NAPOLÉON
JUGEMENT DE NAPOLÉON SUR l.A FAYETTE.
« La Fayette était encore un autre niais; il n’était nullement taillé pour le haut rôle qu’il avait voulu jouer. Sa bonhomie politique devait le rendre constamment dupe des hommes et des choses. Son insurrection des Chambres, au retour de Waterloo, avait tout perdu. Qui avait donc pu lui persuader que je n’arrivais que pour les dissoudre, moi qui n’avais de salut que par elles? »
Quelqu’un ayant dit, comme excuse ou atténuation: « Sire, c’est pourtant le même homme qui, traitant plus tard avec les alliés, s’est indigné qu’on lui proposât de livrer Votre Majesté, leur demandant avec chaleur si c’était bien au prisonnier d’Olmütz qu’on osait s’adresser. » — « Mais, Monsieur, a repris l’empereur, vous quittez là un sujet pour en prendre un autre, ou plutôt vous concordez avec ma pensée, loin de la combattre. Je n’ai point attaqué les sentiments ni les intentions de M. de La Fayette; je ne me suis plaint que de ses funestes résultats. »
(Las-Cases, Memorial de Sainte-Hélène ; Paris, 182 j, 8 vol. in-12, t. IV, p. 20,').