M. LE MVDE LA FAYETTE
Ma! de Camp, Commandant Gen^ de la Ga^da Nationale Parvienne.
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larité. Le 16 juillet, sur les neuf heures du matin, il avait sauvé, sur la place de l’Hôtel de Ville, l’abbé Cordier de Saint-Firmin, que la populace voulait pendre, Soulès, commandant de la Bastille, et le baron de Boisgelin. Le même jour, il assista à l’assemblée des électeurs et fit décider que le corps militaire, auquel seraient confiées la garde et la tranquillité de la ville, recevrait le nom de garde nationale de Paris. De plus, un comité militaire, composé de soixante députés, nommés par les soixante districts, était chargé de s’occuper, avec le commandant général, de l’organisation de la garde nationale (1). En vertu d’un arrêté permanent, il fit proclamer, par les trompettes de la ville, dans la cour de l’Hôtel et dans tous les carrefours de Paris, en présence de quatre électeurs, l’ordre de la démolition de la Bastille (2).
La Fayette avait eu soin de faire prévenir l’Assemblée nationale de son élection et de lui demander ses ordres pour accepter la dignité dont le peuple l’avait honoré. Cette marque de déférence avait produit le meilleur effet. Le 17 juillet, il reçut, à la tête des citoyens armés des soixante districts, Louis XVI, qui, en sortant de l’LIôtel de Ville, lui confirma verbalement sa nomination de commandant général de la milice parisienne (3), et qu’il accompagna jusqu’au Point-du-Jour (4).
Le 18 juillet, La Fayette et Bailly se rendirent à l’assemblée des électeurs et demandèrent que leur nomina-
(1) Ce comité militaire fut constitué, le 20 juillet 1789, sous la présidence de La Fayette. (Cf. S. Lacroix, Actes de la commune de Paris , t. I, p. 69 et 70.)
(2) Cf. Procès-verbal de l’assemblée des électeurs, à la date du 16 juillet 1789.
(?) On rapporte ainsi les paroles de Louis XVI : « M. d £ La Fayette, je vous cherchais pour vous dire que je confirme votre nomination à la place de commandant général de la garde parisienne. »
(4) Cf. Mémoires de Baiily, t. II, p. 68 et 69.