‹ Le général La Fayette, 1757-1835Chapitre 150 sur 236 · DÉMISSION DE LA FAYETTE · texte numérisé non relu

DÉMISSION DE LA FAYETTE

j'y tiens beaucoup ; et voilà ce qu'à la Cour on ne me pardonne pas De tout cela la conclusion est que je deviens

gênant. J'en prends mon parti. Je garderai à .la famille royale la même amitié, mais je n'ai qu'une parole, et je ne puis changer mes convictions ; i ).

C'est ce qu'il répéta à Odilon Barrot, qui le blâmait (2), et au roi, qui ne semble avoir insisté que faiblement pour empêcher une décision conforme à ses secrets désirs ''3). Rien ne put changer la résolution du général, et le dimanche 26 décembre, à minuit, le roi accepta la démission de La Fayette (4). Le 27, celui-ci adressa un dernier ordre du jour à ses frères d^armes de Paris, pour les remercier de leur concours, tandis que Louis-Philippe exprimait ses regrets dans une proclamation. Le même jour, il donna des explications à la Chambre des députés sur les motifs de sa retraite ; puis, le i^"" janvier 1831, il adressa ses adieux aux gardes nationales du royaume et à la garde nationale parisienne (5).

(i) Cf. Histoire et Mémoires p>.ir le général comte de Ségur, t. VII, p. 572.

(2) Cf. Mémoires, t. If-, p. 197.

(j) On lit à ce sujet dans les Mémoires de Gui^ot, t. II, p. i:;^ : « Le roi fut, je crois, peu surpris de la démission de M. de La Fayette et était décidé à l'accepter. Mais il redoutait l'apparence d'un tort envers un homme considérable, persévérant dans son dévouement à ses principes, et qui venait de lui rendre un grand service. »

(4) La minute de cette lettre de Louis-Philippe à La Fayette est de la main de Madame Adélaïde; elle est conservée dans la collection d'autographes de M. Victor Bouvrain.

(5) Le général de Ségur fait à cette occasion les réflexions suivantes sur soa cousin : « Quanta M. de La Fayette, libre désormais et tenant parole, il se jeta ouvertement dans l'opposition. Il a persévéré, jusqu'à son dernier soupir, dans cette mission républicaine et démocratique pour laquelle il avait été évidemment créé. Car en lui, et pour qui l'observa de près, tout, depuis sa naissance jusqu'à sa fin, semble attester une véritable prédestination, surtout son dévouement, naïf, invariable et sans réserve, à cette terrible mission, dont le but l'aveuglait sur les sacrifices, quel que fiît le contraste avec les pures qualités de son cœur, les grâces aimables et aimantes de son esprit plein de finesse et d'agrément, et l'intègre bonté et générosité de son noble caractère. » [Cf. Histoire et Mémoires par le général comte de Ségur, t. VII, p. j8o.;

La Fayette présente l'adresse des Irlandais au préfet de la Seine (6 janvier 1851). — Allocution d'Odilon Barrot et juste éloge du général. — Il préconise la forme du jury américain ou anglais, déclare que la Révolution de 17S9 n'avait pas d'abord voulu être conquérante, et exprime ses sympathies pour la Pologne (10 et 15 janvier). — Il est nommé membre du conseil général de Seine-et-Marne (18 janvier). — Lettre à Palmerston (23 janvier). — Discours à la Chambre (28 janvier). — Il demande à Laffitte un prêt pour les Polonais (10 février). — Il offre un asile à l'archevêque de Paris (14 février). — Discours sur l'augmentation du nombre des électeurs et sur l'indépendance de la Belgique (20 et 2j février). — Il se prononce contre le cens d'éligibilité (7 mars). — Il recommande la cause polonaise au roi de Suède et parle en faveur de la Pologne (17 et 18 mars). — Popularité de La Fayette. — A Lahore, Victor Jacquemont boit à sa santé (mars 183 1). — Lettre du général Arthur O'Connor sur les causes qui ont privé la France des avantages de la révolution de 1830 (15 avril). — La Fayette remercie le général Ostrowski du titre de garde national polonais (21 avril). — Il intercède auprès de Casimir-Perier pour les proscrits italiens (6 mai'. — Mort de César de La Tour-Maubourg (28 mai). — Exposé de principes aux électeurs de l'arrondissement de Meaux ^ij juin). — Impression et distribution de ce manifeste. — Il est réélu député par les arrondissements de Meaux et de Strasbourg iç juin). — II opte pour le premier. — Il assiste à l'anniversaire de la révolution de 1830 (27 juillet). — Il soutient Laffitte pour la présidence de la Chambre (i'^'' août). — Discours à l'occasion de la discussion de l'adresse (15 août). — Il parle en faveur de la Pologne (11 septembre), — Il répond à un discours de Thiers (20 septembre). — Il s'oppose à l'institution d'une pairie héréditaire et obtient gain de cause (6, 10 et II octobre). — Il accepte les fonctions de maire de Courpalay. — Il assiste, en uniforme de garde national polonais, à la célébration de l'anniversaire de l'insurrection de Pologne (29 novembre). — Appréciation de La Fayette par le duc de Dalberg (21 novembre). — Il fait supprimer les peines édictées contre ceux qui s'attribuent des titres de noblesse 7 décembre). — Lettres au comte Ostrowski, h lord Holland et à dom Pedro 3, 14 et 17 janvier 1832). — Il stigmatise la conduite de l'Autriche dans les affaires d'Italie li»'' février). — Lettre au président Andrew. Jackson et éloge des Belges et de leur roi(ç février). — Interpellation sur la conduite extérieure du gouvernement (8 mars). — Discours en faveur des réfugiés politiques (9 avril). — Mort de Casimir-Pcrier (16 mai). — Il écrit à lord Grey pour convier l'Angleterre à s'unir à la France pour sauver la Pologne, et il signe le compte rendu de l'opposition (29 mail. — Mort du général Lamarque \i'''' juin). — La Fayette tient un des cordons du poêle aux obsèques de celui-ci, et fait l'éloge du défunt (5 juin). — insurrection des 5 et 6 juin i8j2. — La Fayette la désapprouve, ainsi que la répression sanglante faite par le gouvernement. — Il explique les faits et sa conduite à Dupont de l'Eure et à un ami (9 juin). — 11 donne sa démission de maire de Courpalay et de

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membre du conseil général de Seine-et-Marne (21 juin). — Il expose les raisons de cette décision et déclare ne vouloir conserver que les fonctions électives (20 juin}. — Jeremy Bentham, décédé le 6 juin 1852, lui lègue une bague et son portrait.

Comme en 1 791, et pour des causes analogues, La Fayette venait de rentrer dans la retraite; on se débarrassait de lui, en supprimant, par les voies légales, son commandement. ]\Iais, cette fois, gardant son siège à la Chambre des députés, il ne se retirait pas de la politique militante. Son activité s'exerça à l'égard des opprimés. Le 6 janvier 1831, il présenta au préfet de la Seine l'adresse par laquelle les Irlandais témoignaient leur sympathie au peuple français. Il prononça une allocution en anglais, et Odilon Barrot dit à La Fayette :

C'est avec une grande raison, général, que tous les peuples s'adressent à vous lorsqu'ils veulent féliciter la France du rôle brillant qu'elle vient de jouer dans l'histoire de la civilisation. Ils ne sauraient certainement trouver ailleurs une personnification plus vraie de tous les principes qui, depuis quarante ans, sont en lutte contre le despotisme et l'ignorance de toutes les vertus qui rendent un peuple digne de la liberté. A'ous avez bien pu abdiquer le commandement militaire qui vous mettait à la tête de toutes les classes éclairées de la nation ; mais votre influence, mais cette magistrature morale que, grâce à cinquante ans d'une vie sans reproche, vous exercez sur tous les esprits, vous ne pourrez jamais l'abdiquer, et vous serez toujours le drapeau autour duquel viendront se rallier tous les amis de la civilisation et de la liberté des peuples.

On ne pouvait faire un éloge plus juste de La Fayette. Etre un drapeau, n'était-ce pas là le but poursuivi et atteint? Rallier autour de lui tous les patriotes, n'était-ce pas son rôle permanent? Il représentait les vieilles traditions libérales et il ne manquait jamais d'invoquer dans, ses discours la Constitution américaine et les principes de

l'Assemblée constituante. En effet, le lo janvier 1831, dans la discussion ouverte sur le jury, il préconisa la forme du jury américain ou anglais. Le 15, à propos de la politique extérieure, il déclara que la Révolution de 1789 n'avait pas d'abord voulu être conquérante, et il exprima ses sympathies pour la Pologne. Le 18, une ordonnance ro3^ale le nomma membre du conseil général de Seine-et-Marne, et il n'accepta que dans l'espoir de voir le nouveau mode d'élection réglé dans le plus bref délai (i). Le 23 janvier, il félicita Palmerston de son arrivée au ministère des affaires étrangères, et lui recommanda la cause polonaise :

Et la Pologne, que ferez-vous, que ferons-nous pour elle? Certes, il serait malheureux que l'ancienne indignation de votre pays sur le partage, vos récentes jalousies de la puissance russe, l'intérêt de toute l'Europe occidentale, et l'heureuse combinaison, en Angleterre et en France, de deux ministères et de deux rois libéraux, ne pussent pas réussir à relever une barrière dont personne ne conteste l'utilité, et laissassent écraser une nation généreuse, qui, si elle a reçu forcément le même monarque, n'en est pas moins étrangère à la Russie.

Le 28 janvier, La Fayette déclara que deux principes se partageaient l'Europe, le droit souverain des peuples et le droit divin des rois, c'est-à-dire d'une part, liberté, égalité; de l'autre, despotisme et privilège; puis il parla éloquemment de la Belgique, de la Pologne et du Portugal. Le 10 février, il demanda à Laffitte s'il était possible de faire obtenir aux Polonais une avance de cinq à six cent mille francs. Le 14, la foule alla piller l'archevêché. La Fayette, obéissant à son tempérament chevaleresque,

(i) Cf, dans les Mémoires la lettre de La Fayette au préfet de Seine-et- Marne, en date du 6 février 185 1.

[iS^l] RÉCLAMATIONS EN FAVEUR DE LA POLOGNE 49 1

offrit un asile chez lui à l'archevêque de Paris, Hyacinthe de Quélen. Le 20, il prononça un important discours sur Taugmentation du nombre des électeurs, et il railla les modérés. Le 23, il parla sur l'indépendance de la Belgique. Le 7 mars, il se prononça contre le cens d'éligibilité. Le 13 mars, Casimir Perier devint ministre de l'intérieur et président du Conseil, La Fayette alla le voir, par amitié, mais il restait en désaccord pour les opinions politiques. Le 17, il recommanda la cause polonaise au roi de Suède, auquel il rappelait ses anciennes relations. Le 18, il réclama une fois de plus (c les efforts du gouvernement en faveur de la Pologne, de cette glorieuse Pologne, qui a droit aux S3'^mpathies, à l'intérêt de l'Europe entière ». Le 29, il défendit, contre les attaques ministérielles, V Association nationale^ à laquelle il avait adhéré, en compagnie d'un grand nombre de ses collègues.

La Fayette se trouvait amené à faire de l'opposition au gouvernement qu'il avait, pour ainsi dire, créé. Sa popularité n'en diminua point : elle se traduisait par l'imagerie populaire et par les manifestations ordinaires, brochures, portraits (i), almanachs, médailles (2). On proposa même une souscription pour ériger un monument en l'honneur de la garde nationale et de La Fayette (3). En mars 1831, Victor Jacquemont, reconnaissant des bontés de La Fayette, dont il avait été l'hôte à La Grange, portait, à Lahore, dans un banquet, la santé du

(i) Je reproduis ici un portrait populaire, publié en 1850, et dont la physionomie respire la vérité.

(2) Je possède une cocarde en papier à son effigie et M. Raoul Bonnet m'a communiqué un Calendrier des régénérateurs de la liberté, dédié et présenté au général La Fayette, imprimé en 185 1 par le graveur-éditeur Gouget.

(j] Cf. Souscription proposée à la nation française pour l'érection d'un monument en l'honneur de la garde nationale et du général La Fayette, par M. A. Hervier; Paris, 183 1, in-8. (Bibl. nat., Lb'-'*422.)

492 LE GÉNÉRAL LA FAYETTE [l^?!]

héros des deux mondes, avec une coupe pleine de vin de Champagne (i).

Le 15 avril 1831, le général Arthur O'Connor, gendre de Condorcet, mécontent des tendances gouvernementales, exposa à La Fayette, dans un mémoire, en forme de lettre, son opinion « sur les causes qui ont privé la France des avantages de la révolution de 1830 (2) ». A la même époque, les Polonais conférèrent à La Fayette le titre de garde national polonais ; le 21 avril 1831, le général remercia le sénateur comte Antoine Ostrowski (3) de cet honneur :

C'est avec un vif empressement que j'attendais une occasion pour vous faire parvenir l'expression de ma profonde reconnaissance et de mon dévouement à votre héroïque patrie, à mes camarades de la garde nationale et à leur digne chef, que je prie d'être auprès d'eux l'interprète de mes tendres et fraternels sentiments. Que ne m'est-il possible de les leur témoigner moi-même en partageant leurs périls et leur gloire!

Le 6 mai 1831, La Fayette intercéda auprès de Casimir Perier en faveur des patriotes italiens proscrits et réfugiés en France, Le 2S, il perdit son compagnon de captivité, César de La Tour-Maubourg, et il éprouva un profond chagrin de la mort de son plus ancien et meilleur ami (4). La Chambre a3^ant été dissoute le 31 mai, et les collèges électoraux ayant été convoqués pour le 5 juillet, La Fayette exposa, dans une lettre aux élec-

(i) Cf. Jules Cloquet, Soiii>cinrs sur la vie privée du gcncral Laf tirette, p. 44.

(2) Cf. Lettre du général Arthur Condorcet O'Connor au général Lajarette sur les causes qui ont privé la France des avantages de la révolution de 1850; Paris, iSji, in-8. Le général publia, en 1850, chez Firmin-Didot, une seconde édition, dont je possède un exemplaire.

(5) Le comte Antoine Ostrowski était commandant de la garde nationale de Pologne.

(4) Cf. dans les Mémoires, lettre de La Fayette en date du 28 mai 18^1.

[183 l] MANIFESTE AUX ÉLECTEURS DE MEAUX 493

teurs de l'arrondissement de Meaux, en date du 13 juin 1831, les principes qui avaient guidé sa conduite. Il terminait cette déclaration par ces mots :

Telles sont les observations que, dans ce moment critique d'élections, ma conscience m'a dit de publier. Si je me suis permis de rappeler des faits personnels, c'est uniquement pour obtenir, je l'avoue, plus de confiance à ce qu'on appellera sans doute des théories, comme Napoléon disait idéologie. C'est aussi pour séparer une fois de plus la cause sacrée de la liberté d'avec les hérésies qui la dénaturent, les excès qui l'ont retardée, les crimes qui l'ont profanée, et les apologies qui la perdraient encore, si elle n'avait pas son refuge dans les purs souvenirs et les sublimes sentiments qui ont caractérisé la grande semaine du peuple.

La Fayette fit imprimer ce manifeste, qui fut répandu à un grand nombre d'exemplaires. La Cour et le ministère s'en offusquèrent, et les bonapartistes ne le goûtèrent pas. Le 30 juin, le général l'envoyait au maréchal Gérard. Le 5 juin, il fut réélu député par l'arrondissement de Meaux par 486 voix contre 162 à de Rigny, et par celui de Strasbourg, par 117 voix contre 92 à Frédéric de Turckheim. La Fayette opta pour le premier de ces deux collèges, donnant ainsi une preuve de reconnaissance à ses fidèles électeurs de ]\Ieaux. Il revint de La Grange à Paris, et assista, le 27 juillet, à la fête funéraire qui eut lieu pour la célébration de l'anniversaire de la Révolution et pour l'inauguration au Panthéon de la liste des citoyens morts pendant les trois journées (i).

La Fayette, devenu un des chefs de l'opposition dynastique, soutint, le i"" août 1831, Laffitte pour la présidence

(i) Cf. lettre de La Fayette, en date de Paris, 28 juillet i8ji.« Il paraît, dit-il, que le roi ne m'a pas reconnu sur notre premier banc de députés lorsqu'il passait au Panthéon devant nous On m'a comblé de témoignages d'affection publique et par conséquent d'adhésion à mon programme. »

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de la Chambre, et Dupont de l'Eure pour la vice-présidence. Le candidat ministériel, Girod de l'Ain, ne battit Laffitte que de cinq voix, et Dupont de l'Eure fut élu. Peu s'en fallut que le cabinet Casimir Perier ne se retirât; l'entrée d'une armée hollandaise en Belgique le maintint aux affaires. La Fayette prit part à la discussion de l'adresse au roi et demanda, le 15 août, au ministre des affaires étrangères si la France laisserait l'Autriche écraser les Italiens. Il réclama, avec sa ténacité ordinaire, la reconnaissance de l'indépendance de la Pologne, et parla ironiquement des traités de la Sainte-Alliance, qui, dit-il, « ont tous été faits contre nous, et pour la ruine de nos libertés, de notre indépendance, de notre existence sociale ». Le 1 1 septembre, il insista de nouveau pour empêcher la Prusse d'étrangler la Pologne. La nouvelle de la prise de Varsovie le remplit de douleur, mais ne ralentit pas son zèle pour cette infortunée nation. Le 20 septembre, il répondit à un discours de Thiers, et se défendit de vouloir la guerre. Il s'écriait :

Mais en même temps que nous ne voulons pas de la guerre à tout prix, nous ne voulons point aussi la paix à tout prix. Nous ne voulons point la paix aux dépens même de la paix, au prix de la paix elle-même. Car je mets en fait (du moins c'est mon opinion) qu'il ne suRît pas d'être sage à la manière dont l'entendent les puissances étrangères, mais qu'il faut être ferme et énergique pour conserver la paix (i).

Le 6 octobre 1831, La Fayette, fidèle à ses anciennes convictions, s'opposa à l'institution d'une pairie hérédi-

(1) Dans ce discours, La Fayette insinua que Thiers avait dit que les crimes de 1793 avaient été nécessaires pour défendre le sol français. « Il me semble d'ailleurs, dit-il, que dans une histoire de la Révolution dont le préopinant est l'auteur, et dont je n'ai qu'à me louer, car il y a parlé d'une manière très obligeante pour moi, il me semble, dis-je, qu'il avait déploré cette malheureuse nécessité ou l'on se serait trouvé à cette époque. <•

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