LETTRE DE LA FAYETTE A LA COLOMBE
des hommes dont je désire particulièrement savoir des nouvelles. Le général Washington et M. Carmichael sont les deux plus importants après les dépêches publiques.
2° Une lettre pour le comité de la marine, qui vous servira d'introduction, et une pour le ministre du roi. le consul de France, le Congrès, le général Washington, plusieurs membres du Congrès, etc., etc.
3° Une lettre pour prier le général Gates de vous faire avoir des chevaux.
Supposez donc — ce que je désire beaucoup — que vous puissiez vous mettre en marche demain matin; je vous prie de faire le plus de diligence qu'il vous sera possible, et de vous rendre d'abord au quartier général. Là vous donnerez les lettres qui y sont adressées et vous vous rendrez à Philadelphie, où vous presserez le Congrès le plus qu'il se pourra, et tâcherez de ne mettre aucun intervalle entre la date des lettres et le temps de votre embarquement. Les dépêches dont vous êtes chargé sont d'une grande importance, et le plus tôt qu'elles arriveront sera le meilleur. Je vous prie de mettre la plus grande diligence à cette expédition. N'attendez même pas, pour partir, que j'aie mis à la voile, quoique cependant il y a tout à parier que nous sortons demain.
Adieu, mon cher chevalier; recevez encore une fois mes remerciements pour le service que vous me rendez dans cette occasion et croyez que ma reconnaissance égale l'éternel attachement que je vous ai voué. Lafayette.
Si vous trouvez à Philadelphie le colonel Armand, ou bien M. de Trecesson, de son corps, allant en France, j'ai mandé au comité et à toutes les autres personnes que vous le leur présenteriez pour prendre des iripUcala.
M. le chevalier de Raimondis vous prie de lui faire savoir si vous avez remis son argent à M. Mac-Carthy, et quels sont les arrangements dont vous êtes convenus ensemble.
Vous trouverez dans le paquet une lettre à mon adresse que vous remettrez à M"" de La Fayette, en cas que je fusse pris. Vous me ferez plaisir de dire au Congrès que j'ai attendu jusqu'au ii janvier pour leurs dépêches.
(Orig. aiit., Archives nationales, C J58.)