RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Arm^e d'Italie.
Le 7 du mois, le général Duhesme fit descendre les troupes de Montanis et d'Exilés, et s'empara sans résistance de Suze; mais, l'ennemi s'étant retiré dans son camp retranché de Bussolino, Duhesme le fit attaquer de front par le général de brigade Kister, tandis que le citoyen Ordonneau, aide de camp de Duhesme, le tournait par les Maisons Mathis. Il ne put résister à l'impétuosité de cette attaque de revers, et il se replia en désordre derrière San Jorio. Ayant voulu s'y rallier, l'aide de camp du général Duhesme, Boyer, commandant l'avant-garde, le rompit, le mit en pleine déroute, et le poursuivit jusqu'à San Ambrosio.
La nuit nous a empêchés de continuer les avantages de cette poursuite.
La perte de l'ennemi est au moins de 1,000 hommes de troupes régulières, dont 600 prisonniers. On ne compte pas une nuée de paysans, que l'on a désarmés et renvoyés dans leurs foyers, après en avoir fusillé deux ou trois pour Texemple.
Trois jours après, le 10 brumaire, à la tête d'un faible détachement, Ordonneau prit de vive force la vieille citadelle de Pignerol, défendue par 4,000 Autrichiens, retranchés en avant.
Dans cette affaire, on ne lui rendit pas la justice qu'il méritait; voici comment la Gazette Nationale raconte le fait :