‹ Le général Roget et Dreyfus; étude critique sur la déposition du général Roget devant la Cour de cassation (21, 22, 23, 24 novembre 1898, 28 janvier et 3 février 1899]Chapitre 27 sur 50 · L:i i)r<Mne que ocMli.in'tMnciit il.- finut a été opéré · texte numérisé non relu

L:i i)r<Mne que ocMli.in'tMnciit il.- finut a été opéré

tout à fait à l'improviste et pour parer à une difficulté imprévue, c'est que, au moment où il a fallu s'y résoudre en audience publique, au procès Zola, la chose n'a pas été sans un grand trouble pour le général Gonseet le général de Pellieux.

La trace de ce trouble est visible dans une affirmation du général de Pellieux, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il l'a lancée à tout hasard, sans savoir et sans avoir vérifié. Il a déclaré qu'à la fin d'août, les stagiaires de l'état-major étaient tous allés aux manœuvres, et par conséquent Dreyfus; or aucun n'y était allé, et Dreyfus pas plus que les autres. Cinq minutes après, il révéla l'existence de la pièce fausse où le aom de Dreyfus était en toutes lettres, et cette diversion puissante empêcha que l'affirmation contraire à la vérité fut contrôlée et démasquée.

Comment le général Roget fixe le moment d'août où le bordereau a été écrit. — Depuis cet incident, sur lequel ou ne saurait trop attirer l'attention, le délicat a toujours été de discerner le moment d'août auquel il fallait fixer la date du bordereau, en tenant compte delà dernière phrase: « Je vain partir en manœuvres. »

Au conseil de guerre de 1894, on ne s'était pas gêné pour donner abusivement à « Je vais partir » le sens de « Je partirai dans deux mois »; /nanœucres signifiaient alors le voyage d'état-major que Dreyfus avait fait du 27 juin au 4 juillet. (Déposition Pif/uart, /•'■ décembre.)

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If.'i LE GÉXÉRAJL RCWÎET KX DREYFUS

été OU ait dû nller aux manœuvres à la fia d'août, on commettrait un abus nioius {çrave. eu par ti Je vain partirai : ((Je partirai dan."> par suite peu importerait le moment d'aotït qu'on assignerait pour date au bordereau. Mai.s du 6 au 9 août, Esterhazyest allé aux écoles à feu, et il faut éviter à tout prix une (.'oïneidence qui pourrait tourner contre lui, si l'on disait que manwucreii signifie écoles à feu. Il faut donc que le bordereau n'ait été écrit qu'à la fin d'août, et que leraotmff/iœatres ait un sens tout à fait absolu. Les mots : «/<? rais partir en manœuvres », dit le général Hoget, indiquent le départ pour les grandes manœuvres (fin août ou commencement de septembre).

« In officier qui part pour les grandes manœuvres dit manœuvres tout court, parce que tout le monde sait à quelles époques elles ont lieu. Employer le mot manœuvres à toute époque de l'année, sans autre indication, ne dirait rien au correspondant. Ce qui le prouve, c'est qu'on a pul>lié une lettre d'Esterhaz}', croyant y trouver un argument, dans laquelle il dit : '( Je pars en manœuvres de hrir/ade », indication qui complète qu'il s'agit de manœuvif^ dr < .idifs s'efîectuant au printemps. »

La preuve finale n'est pas des mcilicu sait que si, dans cette lettre-là, EstherhazN ^ ; manœuvre» de brigade y il y en a d'autres aux dossiers de la Cour, où le même Esterha/y. i séuicnl à propos des é»"<iles à ftMi du mois d".!' iiii^ manœuvres tout couri.

Jr I . ..1 à une autorité plus haute. Au

proc«- nce du 17 février, t. 11. p. ll.'i,

lorsque M* Labori eût fini de lire la phrase du bordereau où Tauteur explique que « chaque officier doit rendre son Projet de manuel de tir après les manœuvres )), le général Gonse intervint pour dire, en manière d'éclaircissement du mot manœuvres : « Après les écoles à feu ». Ainsi, d'après le général Gonse lui même, parlant sans être interrogé, le mot manœuvres, la première iois qu'il est employé dans le bordereau, signifie écoZes à/eu.

J'en conclus : l** que le mot manœuvres, dans J'esprit du général Gonse, n'a pas le sens absolu et exclusif que lui donne le général Roget ;

2^ Que si, dans le bordereau, manœuvres peut signifier la première fois écoles à feu, il peut aussi le signifier la seconde; il y a même l)eau(0U|) de chances pour qu'il le signifie.

'" ''II, ne pouvant résister au plaisir de laire de que verbale a\e<' un maître aussi pénétrant que le général Roget, je me permets de lui faire observer que Tinterprétation du général Gonse ne va pas du tout contre ce qui a été dit sur la manière dont les officiers se servent du vaoi manœuvres ■ iirt. pour li ■ ' ' - manœuvres.

vrai,enei ..iua'U\ressont

dans le langage courant Les manœuvres ,ie seul article /ex suffisant à les déterminer comme les manœuvres par excellence. Mais, il n'y a pas /es dans le bordereau; il n'y a aucun article exprim<', et celui qui est sous-entendu par l'emploi de la préposition en, c'est l'article indéterminé des; et cola est tout dilTc rent. L'auteur du bordereau ne dit pas : « Je vais jf ■■'•■• r- manœuvres, )^ ce qui '■'" '■''■ hi fonuc

presque obligatoire, s'il se fût agi des grandes manœuvres, mais : Je tain partir à des manœucretf.

Je veux bien qu'il y ait dans le langage de chacun de» idiotismes qui interdisent de donner à un raisonnement comme celui que je viens de faire une valeur absolue; mais il suffit que le raisonnement soit possible, pour que l'hypothèse à laquelle il est contraire perde, de son côté, toute valeur abso- Jue.

Quel était le seul usage légitime que le général Roget pût faire de la dernière phrase du bordereau, pour en fixer la date ? — La vérité c'est que la dernière phrase du bordereau ne permet pas du tout de fixer avec précision et d'une manière absolue la date du bordereau. Tout ce qu'elle permet, c'est de la fixer hypothétiquement, en fonction de la personne soupçonnée, et de contrôler ensuite les autres indications du bordereau, à la fois en fonction de la personne et de la date supposées.

Si l'on soupçonne Esterhazy, il faut que tout le reste du bordereau s'accorde avec la date hypothétique du commencement d'août ; ou bien Esterha/y est hors de cause.

Si l'on soupçonne Dreyfus, il faut, en accepumt provisoirement les assertions du général Roget sur son départ décidé jusqu'à la fin d'août, que tout le reste du bordereau s'accorde avec la date hypothétique des derniers jours d'août; ou bien Dreyfus est hors de cause.

Tel était le seul usage légitime que le général

Roget pût faire de la dercSère phrase dubordereau. Je le ferai à sa place, en étudiant cette phrase, comme un des deux moyens de contrôle précis dont j'ai déjà parlé; et l'on verra le résultat.

En attendant, je dois constater :

1" Que le général Roget a émis, sur le rapport du commandant Besson d'Ormescheville, des propositions qui ne s'accordent pas avec la réalité ;

2° Qu'il a fait contre Picquart, en manière de diversion, une insinuation en désaccord avec la réalité ;

3» Qu'il a fait du mot manœaores un commentaire abusif, dont, s'il était de Picquart, M. Cavaignac dirait «qu'il manifeste les préventions de son esprit»;

4*^ Qu'il adonné à la dernière phrase du bordereau, au point de vue de la date de cette pièce, une valeur absolue, tandis qu'elle n'a qu'une valeur de contrôle,* subordonnée à l'hypothèse examinée sur l'auteur du bordereau.

CHAPTTRF XVIII Les observations sur l'écriture.

Le général Zurlinden s'est rendu un compte exact de l'importance de la question de l'écriture, dans l'étude du bordereau. — Le général Zurliuden me parait le seul de:} témoins du ministère de la Guerre qui ait reconnu h la question de l'écriture l'importance qu'elle continue d'avoir dans l'étude du bordereau. "

Comme la phrase « Je pars en manœuvres ), l'écriture est un moyen de contrôle en fonction de la personne soupçonnée, quelle qu'elle soit. Elle l'était au moment où l'on comparait au bordereau l'écriture de tous les officiers d'état-major, parce qu'à ce moment-là, tous étaient soupçonnés eu bloc, et que, pour chacun d'eux, il fallait faire le contrôle de l'écriture. Elle le reste aujourd'hui que Dreyfus est toujours en présence de ses accusateurs.

C'est bien ainsi que le comprend le général Zi> linden; car, après avoir montré les troi dans lesquelles ou trouve Dreyfus, en - !'•

l>ordereau,il ajoute: « On conçoit combien, d

nstances, la constatation de la ressembla ikc ui-

.son écriture avec celle du bordereau prend nue importance décisive- » Suit une appréciation de cette •■*• • "iblance que seul contresignerait l'expert Teysi-es.

i^eut-étre y a-t-il un lien de cause à effet, dans l'esprit du général Zurlinden, entre l'évidence avec laquelle lui apparaît dans le bordereau l'écriture de Dreyfus, et l'importance qu'il attache à la question de l'écriture.

M. Cavaignac a. de parti pris, méconnu l'importance de la question de l'écriture dans l'étude dn bordereau. — M. Cavaignac, qui n'exprime pas d'opinion personnelle sur l'écriture, déclare {Déposition du U novembre, matin) qu'il « n'attache, en ce qui concerne le bordereau, aux discussions de l'expertise qui portent sur le fait matériel de l'écriture, qu'une importance relative ». Four lui, « la force probante du bordereau réside non seulement dans le fait de l'écriture, mais dans la nature même des documents qui y sont énumérés ». Et, après avoir étudié cette force probante par rapport à Esterhazy, M. Cavaignac, pressé par le président, va jusqu'à dire que « alors môme qu'il lui serait démontré que le bordereau a été écrit matériellement par Esterhazy, il n'en déclarerait pas moins qu'il est impossible qu'Esterhazy ait écrit, en parlant de lui, la phrase : « Je pars en manœuvres », qu'il ait livré les renseignements visés par le bordereau, et ([u'il soil l'auteur de la trahison. 11 n'y a pas de < iTirluvion à on tirer pour l'innocence de Dreyfus ».

Le gênerai Koget méconnaît, comme M. Cavai-

170 LE r.ÉNftRAL ROGET ET DREYFUS

gnac. rimportance de la question de l'écriture, et. pour éliminer Esterhazy. la subordonne à l'étude du fond. — Le général Koget, s'il ne s'exprime pas avec la même force que M. Cavaignac, n'est pas loin de partager son sentiment. Il y a, à son avis, une grande ressemblance entre l'écriture d'Esterhazy et celle du bordereau, comme entre celle de Dreyfus et celle du bordereau ; pour lui, il n'attache qu'une importance secondaire à l'expertise en écritures, et croit que, en présence des contradictions des experts, il est plus intéressant d'étudier, par le fond même du bordereau, l'attribution qui peut en être faite.

Il lui semble donc que, dans l'état actuel de la question, l'écriture ne puisse plus servir de moyen de contrôle décisif. Mais il va plus loin et, à l'audience du 23 novembre, il déclare (jue, si ou lui prouvait qu'Esterhazy a écrit matériellement le bordereau, il ne pourrait évidemment pas le contes ter, mais que, si Esterhazy donnait lui-même cette affirmation, il ne le croirait pas : « Esterhazy ne pouvait absolument pas avoir en sa possession et livrer les documents énumérés au bordereau, à moins qu'il n'ait eu un complice îi l'état-major. »

Ainsi le général Roget semble admettre par hypothèse qu'on puisse arriver à prouver (ju'Estcrhazy a écrit le bordereau ; mais, en attendant, il récuse d'avance un aveu qui tiendrait lieu de démonstration, et il subordonne son adhésion à une condition qui lui parait évidemment invraisemblable.

Cette attitude du général Roget doit être rapprochée, pour avoir toute sa signification, de celle

qu'il a prise dans l'étude du fond, refusant de voir par où il fallait commencer, méconnaissant les moyens de contrôle précis que lui offraient certaines indications du bordereau, et, lorsque enfin il en vient à l'examiner, évitant soigneusement les recherches par où le contrôle pourrait aboutir.

Les deux faits dénotent aussi clairement que la légèreté et la partialité, dans l'étude des charges antérieures au bordereau, que le général Roget s'est lonsidéré moins comme un enquêteur chargé de découvrir la vérité, que comme un avocat chargé de défendre une cause compromise et de soutenir une décision de justice ébranlée.

Le contrôle par l'écriture étant dangereux pour Esterhazy, il l'a déclaré chose secondaire, aussi bien pour Dreyfus que pour Esterhazy; mais il n'a osé formuler sa combinaison que par rapport à Esterhazy, en spéculant sur la méfiance universelle qu'inspire désormais ce personnage. C'est dans la déposition du capitaine Cuignet qu'il faut chercher la conclusion par rapport à Dreyfus : « Je crois devoir ajouter que s'il m'était démontré que l'auteur du bordereau n'est pas Dreyfus, ma conviction sur la culpabilité du condamné, basée sur la discussion techniqne du bordereau, n'en serait pas le moins du monde ébranlée, attendu que l'auteur du bordereau peut avoir dissimulé son écriture, ou fait écrire le bordereau par une autre personne. »

Le général Roget décore son attitude de considérations exclusivement juridique», fondées sur des jugements erronés. — Tu '■".. i,;iit impor-

tint à Doter dans l'attitnde du général Ro^t, c'est le soin avec lequel il cherche à réduire la question de l'écriturr •■••- ■ • ''-p- '''"" .-•■■'■'"•"»^ juridique.

S'abritant derrière son iucoiupeieuce i>eiï«ouiit'lle, il feint de croire que la Cour de Cassation a raoiiii àexaminerles écritures en elles-mêmes, etàtrancher la question par un nouvel examen direct du bordereau et des pièces de comparaison, qu'à voir s'il y a entre les expertises de 1894 et de 1897 le désaccord en vertu duquel la revision a été sollicitée. Et, luimême, le général fait cet examen.

.Sa conclusion est double. La première porte sur ce qu'il considère comme l'essentiel : les deux séri(*> d'experts lui paraissent d accord, eu ce sens (juc, <* dans la majeure partie du bordereau, là où l'écriture est naturelle, les experts de 1894 reconnaissent l'écriture de Dreyfus, et ceux de 1897 ny reconnaissent pas l'écriture d'Esterhazy ». — Or, ce ne sont pas là deux résultats con\ deux résultats parallèles, ce qui est Il n'est pas prouvé que. si les experts de 1»94 avaient connu l'écriture d'Esterhazy, ils auraient attribué le bordereau à Dreyfus, ni que si les experts de 1897 avaient connu l'écriture de Dreyfus, ils l'auraient reconnue pour celle du bordereau. Le général Roget ne me parait pas assez exigeant dnus sa façon de concevoir l'accord.

Par contre, il me parait beau. -uj. m-i. .t,,,,.,, ^ur le désaccord : « S'il y a désaccord apparent, il nVxiste que sur le point suivant: c'est «juc là où '•■ \-M^Tî? de IH91 n'"n* ■•••- t-^v"' !".--it..r.. t, .n,

LE GÉNÉRAX ROGET ET DREYFD» J"/-i

relie, ib ont dit que Dreyfus avait déguisé son écriture, et que les experts de 1897 ont laissé entendre qu'on aurait pu décalquer l'écriture d'Esterhazy. S'il y a désaccord, il ne porte pas sur un point r ' iital, mais simplement sur le procédé (1 i employé l'auteur du bordereau pour sul)stituer partiellement une autre écriture à la tienne. » — Le désaccord est, au contraire, tout à fait fondamental ; c'est précisément un fait nouveau que les experts de 1897, connaissant l'écriture d'Esterhazy, l'aient reconnue dans les mots où ceux de 1894, qui l'ignoraient, avaient su|)posé un déguisement de récriture de Dreyfus.

Sans aller au delà de n- «iiiudii le gt-neral Hoget, il y eu a assez pour rendre nécessaire une révision de l'expertise d'écritures, et si la solution des experts de 1897 prévalait, il faudrait alors démontrer que Dreyfus a connu l'écriture d'Esterhazy, et, •expliquer pourquoi, l'ayant imitée pour sa stîreté, il ne l 'a pas dénoncée pour sa défense.

Ce qui a paru "peu important au général Roget avait paru au contraire capital à Esterhazy luimême, puisqu'il a cru nécessaire d'imaginer tout un roman sur la fa<iou dont Dreyfus s'était procuré son écriture.

Le général Roget tente une diversion du côté des experts libres de 1897 et de 1898, sans noter le fait capital qui explique la divergence des expertises. — Le général Roget n'a pas trouvé que ce fut assez de montrer qu'entre les experts officiels de IS'JI L't I eux de Wil. il u'v a\uit pas. au fond.

17 't LE GÉNÉRAL ROOET ET DREYFUS

(le désaccord ; prenant les expertises libres faites en 18î)7, à la demande de Bernard Lazare, et celles qui l'ont été en 1898, à la demande de Zola, il a insisté sur leur désaccord.

Le général Roget n'a oublié qu'une chose, à saAoirque la découverte, entre ces deux séries d'expertises, de l'écriture d'Esterhazy pouvait être la cause de cette divergence. Il a néglige de repiarquer qu'en 1897, lorsque les experts ont à comparer avec le bordereau l'écriture de Dreyfus, leurs conclusions ne sont pas uniformes, tandis qu'en 1898, lorsqu'ils ont à comparer avec le bordereau l'écriture d'Esterhazy, elles sont toutes d'accord et reconnaissent l'identité.

Le général Roget ne pouvait opposer valablement le résultat des expertises de 1897 à celui des exper tises de 1898 que si les deux séries d'expertises avaient été faites dans des conditions identiques. C'est ce qu'a très bion montré M. Paul Moriaud, pris à parti par le général Roget, dans une lettre que cet expert a écrite le (5 avril au premier pré^'ident Mazeau.

Les conditions, d'une anncV à l'autre, ont été entièrement modifiées par la mise au jour de lettres d'Esterhazy.

L'ensemble des observations du général Roget sur la question des écritures n'est qu'une preuve nouvelle de sa prévention. — En résumé, loin d'apporter aucune clarté nouvelle sur la question lif's écritures, tout ce qu'eu a dit le général Roget t/'iiioitmc (l'un In'^ vif dé^^ir de lais>cr planer •«ur

elle les obscurités accumulées à plaisir par les expertises officielles :

1° Il méconnaît l'importance du contrôle de l'hypothèse par l'écriture, de peur de voir tourner ce contrôle contre Esterhazy ;

2° A ce contrôle direct, il préfère l'examen d'un problème juridique;

3° Dans l'examen de ce problème, il reste incapable de discerner par l'analyse ' les faits essentiels.

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