‹ Le général Roget et Dreyfus; étude critique sur la déposition du général Roget devant la Cour de cassation (21, 22, 23, 24 novembre 1898, 28 janvier et 3 février 1899]Chapitre 32 sur 50 · CHAPITRE XXI Le système des trois enceintes · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI Le système des trois enceintes

///. — La deuxième enceinte.

L'auteur du bordereau est un officier d'artillerie.

Comment le général Rogét établit que l'auteur du bordereau doit être un officier d'artillerie. —

(( Le bordereau désigne un officier d'artillerie, parce que trois documents, sur les cinq dont il y est question, intéressent le matériel, l'organisation etle tir de l'artillerie; il serait bien étonnant qu'un officier d'infanterie pût fournir des renseignements de cette nature et qu'il ne fournît que des renseignements sur l'artillerie, alors que, dans le plan à l'étude, il y avait aussi des modifications intéressantes concernant l'organisation de l'infanterie. Il faudrait au moins que cet officier d'infanterie eût une instruction spéciale, des connaissances approfondies, en matière d'artillerie ; et Esterhazy est exactement dans une situation contraire. . -

» Il est donc vraisemblable que l'auteur du bor-

LE (iÉNÈRAL HOGET ET DREYFUS .'' t^

dereau. officier d'état-major, était en même temps officier d'artillerie.

» Le bordereau décèle si particulièrement un artilleur que, (|uand il arriva au Ministère, en 1894, malgré toutes les indications qu'on avait déjà, et bien qu'il révélât aussi lui-même que l'auteur était un officier d'état- major de l'armée, on s'empressa de faire lnter^'enir la direction de l'artillerie dans l'enquête, et la photographie qu'on fit du bordereau fut remise d'abord au directeur de l'artillerie, puis aux quatre chefs de bureau de l'état- major. »

Tels sont les termes dans lesquels le général Roget a établi la deuxième enceinte autour de Dreyfus. {Déposition du 22 novembre).

J'y discerne trois raisons :

P La preuve que le bordereau est d'un artilleur, c'est qu'on a pensé dès son arrivée qu'il pouvait (.iixe: d'un artilleur ;

2® La preuve que le bordereau est d'un artilleur, c'est que, sur cinq documents qu'il annonce, trois sont relatifs à l'artillerie;

3" La preuve que le bordereau est d'un artilleur,

c'est que,âraoins d'avoir des connaissances spéciales

et ai)profondies en artillerie, un officier d'infanterie

l'aurait pu fournir des renseignements de cette

nature;

1" La preuve que le bordereau est d'un artilleur,

est quev s'il était d'un fantassin, il aurait renfermé It.'s choses très intéressantes sur l'organisation de l'infanterie d'après le nouveau plan.

Le fait que la photographie du bordereau a été remise en 1894 à la direction de l'artillerie est-il une preuve que le bordereau soit d'un artilleur? — On serait un peu surpri;^ d'avoir à répondre à une question pareille, si elle ne reproduisait, sur un point de détail, la question plus générale que le genre de démonstration du général Roget oblige à poser à chaque instant : le fait que Dreyfus a été cru l'auteur du bordereau est-il une preuve que le bordereau soit de lui?

Le général Roget en est arrivé à ce point d'aberration logique, qu'il donne comme preuve d'une hypothèse, le fait que cette hypothèse a été formée en 1894. C'est une variété peut-être nouvelle, et en tous cas très rare, de la pétition de principe. Bien des fois déjà nous avons vu le général Roget, et nous le verrons souvent encore, supposer pour vrai ce qui est en question ; ici, il le suppose vrai parce que cela est en question.

Il était, cela va de soi, tout naturel qu'en 1894 ou cherchât du côté de l'artillerie, comme du côté de l'état -major.

Ce qui paraît moins naturel, c'est que la direction de l'artillerie n'ait pas, dès 1894, été mise à même de révéler les documents, dont le général Deloye a donné le texte dans .sa note, et où l'on saisit sur le fait quelques-unes des interrogations auxiiuelles répond le bordereau. En particulier le questionnaire dont j'ai déjà parlé, à propos des formations de l'artil Icrie, etqui fut remis à la .3« direction par le bureau

des renseignements, le 27 septembre 1894, méritait d'être rapproché du bordereau, et de servir à diriger les hypothèses, au moins autant que les rapports oîi un agent annonçait la présence d'un traître àl'étatmajor et probablement au 2^ bureau, sans fournir aucune preuve à l'appui.

Quelle valeur peut avoir le compte des documents annoncés par le bordereau, pour prouver qu'il soit d'un artilleur? — Le compte des documents, à supposer qu'il fût exact, est un argument tout à fait grossier, et inattendu. Au moment où le bordereau est arrivé au ministère, ou a voulu le rattacher soit à des fuites déjà constatées, soit à des indications d'agents: on y a vu, non pas la preuve d'une trahison unique, la première de son auteur, mais la suite de trahisons antérieures. Il y avait donc, dans cette hypothèse, une série x de documents inconnus, parmi lesquels il pouvait se faire que la majorité ne fût pas relative à des matières d'artillerie.

Mais eût-on, au contraire, supposé que le bordei«':iu représentât la première trahison de son auteur, comme les conditions dans lesquelles celui-ci opérait étaient totalement inconnues, l'hypothèse inévitable de l'artilleur ne se présentait pas avec plus de force (ju'aucune autre, que celle du hasard par exemple ; elle n'était qu'un moyen de recherches parmi plusieurs autres, et ne pouvait dispenser d'un contrôle précis et rigoureux, fait directement sur la pcrsonia; ()u't;lle dcsiiriiait aux soupçons.

-Aussi e^tt-il étrange de voir cette hypothèse^ fondée sur le compte des documents d'artillerie éuumérés au bordereau, présentée en 1898 par le général Roget, comme si nous étions encore au jour même de la découverte du l3ordereau, et que, par rapport à Dreyfus, il ne se fût pas produit de moyens de preuve directe, dispensant d'invoquer une simple apparence extérieure.

Le compte de documents, sur lequel se fonde» l'hypothèse d'un officier d'artillerie, est un compte inexact, — Il n'y a qu'une apparence, et le général Roget sait très bien, dès 1894 même on savait très bien, ce qu'avait de superficiel cette apparence» Parmi les trois documents relatifs à l'artillerie, il y en avait un, celui dont on connaissait exactement le titre et le contenu, qui n'obligeait pas du tout à supposer que l'auteur du bordereau fût un artilleur.

Le texte du bordereau donnait, en effet, à penser que le Projet de Manuel n'avait pas été envoyé par un artilleur ; et, en supposant même qu'il ne fallût pas se fier absolument à cette indication, qui pouvait être mensongère, il n'en demeurait pas moins que l'hypothèse de l'emprunt du Projet à un artilleur par l'auteur du bordereau, était l'une des hypothèses possibles.

Le général Roget l'a, du reste, indiqué, en essayant de fixer la date du bordereau d'après son contenu. « Pour que le bordereau fût d'avril, dit-il, il faudrait avoir su que le Projet de Manuel existait, dès les premiers envois, et s'en être fait prêter un aussitôt. » Or, nous l'avons vu, il est

incontestable qu'en ISQ-t on a daté le bordereau d'avril ; — d'où il résulterait, d'après le général, (|u'on admit alors l'hypothèse d'un emprunt.

Ainsi, en 1894, sur les trois documents d'artillerie indiqués par le bordereau, il y en avait un dont on l)ensait qu'il ne venait pas directement d'un artilleur, et par suite, dans le compte des documents permettant de soupçonner un artilleur, celui-là ne devait pas figurer. Alors on n'avait plus, en faveur de cette hypothèse, trois documents sur cinq, mais seulement deux, c'est-à dire la minorité, et l'argument se brisait entre les mains de ceux qui ne 1»' jugeaient pas trop grossier pour l'employer.

Le droit du général Roget à se servir de cet argument n'est pas meilleur que celui des enquêteurs de 1894, puisqu'il reste absolument impossible, d'après le texte du bordereau, d'écarter l'hypothèse d'un emprunt.

La note sur les modifications de l'artillerie ne peut, — pas plus que le Projet de Manuel de tir, — compter parmi les documents qui exigent l'hypothèse dUn officier d'artillerie. — Du moment qu'on voit, dans la note aur les modifications aux formations de l'artillerie, comme le général Roget et le commandant Besson, quelque chose qui se rattache à la suppression des pontonniers, on doit supposer : ou bien qu'elle a été faite avec les documents parlementaires, et ceux-ci sont à la portée de tout hi monde, — ou bien qu'elle a été faite avec des travaux d'état-major, et ceux-ci ont un caractère

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particulières d'arme spéciale, mais à des vues d'ensemble sur ce que le général Gonse a appelé devant la cour [Déposition du 12 décembre) « l'organisation et le groupement des différentes unités de guerre ». Il n'y a rien là qui soit de la compétence particulière d'un artilleur; et, bien au contraire, dans la préparation de ces groupements, l'état-major a très souvent à se défendre contre les vues et les tendances des armes spéciales.

Ainsi en se plaçant au même point de vue, et en acceptant les mêmes hypothèses initiales que les gens de 1894 ou que le général Roget lui-même, on voit se réduire de trois à un la liste des documents qui permettent de soupçonner particulièrement un artilleur.

C'est dire que, en droit comme en fait, le deuxième argument du général Roget n'a pas plus de valeur que le premier : il repose sur une pétition de principe qui consiste à considérer comme connu le contenu de documents inconnus ; — il est, pardessus le marché, en contradiction, pour le Projet de Manuel et pour la Note sur les formations de V artillerie, avec les hypothèses acceptées.

La preuve fondée sur la nécessité de connaissances spéciales et approfondies en matière d'artillerie implique une pétition de principe, et va directement contre certaines particularités caractéristiques du texte. — Si, sur trois documents relatifs à l'artillerie, il n'y en a qu'un seul, la Note sur le frein hydraulique, qui paraisse de la compé-

tence spéciale d'un artilleur, il \a de soi que la nécessité ou, plus justement, la possibilité de supposer chez l'auteur du bordereau une connaissance spéciale et approfondie des matières de l'artillerie, se trouve par là-même diminuée des deux tiers.

Le tiers qui en reste ne subsiste qu'à l'état de pétition de principe, puisque le contenu de cette note est inconnu, et que rien n'autorise à y voir une description minutieuse de l'organisme du frein. Le contraire est même vraisemblable; car, si l'auteur du bordereau avait envoyé en août une description de cet organisme, il est vraisemblable que Schwarzkoppen n'aurait pas demandé, le 20 septembre, à un de ses agents, de lui eu envoyer la description. [Note du général Deloye, I.)

Ainsi il n'est pas nécessaire de supposer, pour cette note, des connaissances particulièrement profondes, et il est visible que cette hypothès n'est mise là que pour s'accorder avec ce qu'on sait, d'autre part, sur Dreyfus.

Raisons inaperçues du général Roget. qui vont contre l'hypothèse à un officier d'artillerie particnlièrement compétent. — En même temps qu'on va hardiment de l'avant pour foncer sur Dreyfus, sans sepréoccuper desvainsembarras d'un raisonnement scrupuleux, on ferme volontairement les yeux sur tous les obstacles de fait et non pl"< 'l-- •••;-■>]. (pii pourraient arrêter l'attaque.

Ainsi le général Roget ne prête aucune ailenlion ou aucune importance aux erreurs de transcription ou aux impropriétés de langage, qui contredisent

M I LE <tj<,m.i;aL ROGET ET DREYFUS

non pas seulement l'hypothèse d'un artilleur remarquablement instruit, mais tout bonnement celle d'un artilleur quelconque.

Dans Note sur le frein hydraulique du J-JO et la manière dont s'est conduite cette pièce, il y a une erreur et une bizarrerie de langage; — dans Projet de Manuel de tir de l'artillerie de campagne, il y a une erreur de transcription, étrange de la part d'un artilleur.

Je ne m'arrêterai pas à la bizarrerie de langage qui consiste à dire en parlant d'une pièce, de canon, s'est conduite au lieu de s'est comportée. Admettons comme le prétend le générale Deloye {Note, XV) que l'un et l'autre se dit ou se disent, et que ce soit affaire individuelle; il suffit de lire l'enquête pour voir que, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, tous (^eux qui ont eu à parler de canons, ont dit se comporter. Ainsi, en supposant que l'usage de se comporter ne soit pas obligatoire, on doit cependant reconnaître que celui de se conduire est assez rare pour constituer un idiotisme verbal, et fournir ainsi un moyen de contrôle par rapport à la personne soupçonnée : a-t-elle ou n'a-t-elle pas l'habitude individuelle de dire se conduire'^

Les erreurs sur le nom du frein et sur le titre du Projet de Manuel sont des erreurs formelles, ne laissant place à aucune explication fondée sur des usages individuels ?

Le général Roget a donné d' « hydraulique» une justification inadmissible, et de plus contradictoire avec rhypothèse des connaissances approfondies

lf: «énêral roget et dreyfus 210

de l'auteur du bordereau. — L'objection d'après laquelle l'auteur du bordereau s'était trompé, en disant /'rem hydraulique au lieu de /m n hjjdropneumatique, ne pouvait être passée sous silence par le gêné l'ai Roget : il l'a notée au passage, en a reconnu la justesse, mais l'a déclarée négligeable, |)our des raisons directement opposées à celles qu'il a données, en expliquant que le bordereau devait être l'oeuvre d'un officier d'artillerie partiouliCTement informé.

« On a oljjecté, dit-il, que leireiudul20coai. lu; pouvait pas être appelé /mn hjjdraulique, sa dénomination exacte étant celle de frein Jiydropneu' matique. C'est très juste. La dénomination est effectivement frein hydropneumaiique; mais, en 189-1 particulièrement, oii le frein était encore peu connu, les artilleurs eux-mêmes pouvaient l'appeler /'ivin hydraulique, sans commettre d'erreur grave au point de vue technique. Ce frein est d'ailleurs bien nn frein hydraulique, comme l'indique un règlement spécial, à l'usage des officiers d'artillerie du r. avril 1897. »

Ainsi :

1" Le frein hydTopneumatique estun frein hydraulique;

2'" En 1894, on pouvaitl'appeler frein hydraulique, -ans commettre d'erreur ^rave an point de vue technique.

En se reportant au règlement même que cite le général Uoget, on voit que sa. ipromière' raison ne vaut rien. Il invoque une explication du terme Jiydropueumatique ; or l'exiilicatioii décompose le

sujet en ses deux éléments ; le général Roget prend l'un et laisse l'autre, et supprime, après hydraulique, les mots contenant un réservoir d'air comprimé, que je lis dans la lettre de M. Cavaignac au premier président Mazeau.

La deuxième raison ne vaut pas mieux que la première. Il n'était pas du tout nécessaire, en 1894, de connaître très bien le frein hydropneumatique, pour savoir, du moment qu'on en parlait, qu'il ne pouvait s'appeler frein hydraulique tout court.

Les freins hydrauliques, qui existaient antérieurement et étaient connus, avaient pour unique objet de limiter le recul des pièces.

Le frein hydropnewnatique les remet automatiquement en batterie, grâce au réservoir d'air : c'était là ce qui en faisait la nouveauté et l'intérêt, et, qu'il l'ait manœuvré ou non, aucun officier d'artillerie ne pouvait parler de ce frein nouveau, en tant que frein nouveau, et l'appeler hydraulique tout court.

La preuve en est, d'ailleurs, que, pour soutenir le contraire, le général Roget et M. Cavaignac sont obligés de tronquer les textes qu'ils invoquent. Nous l'avons vu pour le général Roget. M. Cavaignac en a fait autant dans sa lettre au président Mazeau; car, citant le cours spécial aux sous-officiers d'artillerie, il écrit : « Le recul est limité, comme dans tout frein hydraulique, par la résistance, etc.», et se garde bien défaire aucune allusion à la remise en batterie sans aucune intervention des servants.

Je m'abstiens de juger le procédé, et je regrette eue le général Deloye ait fait à peu près la même qhose en disant : « On savait que le frein contenait

un liquide; de là l'expression hydraulique, employée longtemps par ceux qui n'étaient pas mêlés directement aux questions techniques. » Dès qu'on savait l'existence de ce frein, on savait aussi qu'il contenait de l'air comprimé, puisque c'était l'air comprimé qui produisait l'effet nouveau de la remise en batterie, tandis que les freins purement hydrauliques se bornaient à limiter le recul.

Il demeure donc acquis, malgré ces chicanes puériles, que l'emploi &' hydraulique, au lieu d'hydropneumatique, du moment qu'il s'agit d'hypothèses sur celui qui l'emploie, laisse très peu de chance à celle d'un artilleur, encore moins à celle d'un artilleur de premier ordre, et en donne au contraire beaucoup à celle d'un officier d'une autre arme.

Le général Roget ne s'est pas même aperçu que le titre du Projet de Manuel de tir n'était pas exactement transcrit. — Cette observation importante est de M. le capitaine Moch. Le titre du Projet est Projet de Manuel de tir d'artillerie de campagne et non de l'artillerie de campagne. Ce Manuel n'est pas destiné à la subdivision d'arme qui s'appelle l'artillerie de campagne, mais il traite du tir de campagne. Les mots de campagne s'appliquent non aux personnes, mais au matériel et au genre de tir, et l'expression courante parmi les officiers d'artillerie, au lieu d'allonger le titre du Manuel le raccourcit, en l'appelant Manuel de tir de campagne.

L'erreur de transcription, qui dénature le sens du titre, laisse donc aussi, elle, très peu de chance pour

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qu'on la suppose commise par un officier d'artillerie, et s'accorde bien plus mal encore avec l'hypothèse d'un artilleur particulièrement bien informé.

Le général Roget fonde l'hypotihèse d'un officier d'artillerie non seulement sur ce qu'il y a, mais sur ce qu'il n'y a pas dans le bordereau. —

Nous surprenons en<îore une fois le général Roget dans l'exercicedes^s facultés divinatoires, en notant la quatrième raisoii par laquelle il clôt la deuxième enceinte.

C'est un artilleur, dit-il, parce que ce n'est pas un fantassin, et ce n'est pas un fantassin, parce que. si c'en était un, (( il -serait bien étonnant qu'il ne fournit que des renseignements sur l'artillerie, alors que, àaitë le plan à l'étude, il y avait aussi des modifications intéressantes concernant l'organisation de l'infanterie. »

Sous une forme, à la vérité, un peu imprévue, c'^stle même procédé de raisonnement par 1-equel on décide oe que doivent être les N&tes .dn bordereau^ et on lefait coïncider avec ce qu'a dû livrer Dreyfus. Use présente Ici avec une élégance perfectionnée au plus haut degjé : le général Roget sait ce qu'aurait livré l'officier d'infanterie qui n'a pas trahi, s'il avait trahi.

Après cela, il faut tirer i'échelle. . ituines de la deuxième enceinte. — Si nous voulons énumérer les matériaux gisants, qui ont servi à la construction de la deuxième enceinte du général Roget, nous y trouvons :

1" Une pétition de principe à double fond sur l'orientation des recherches en 1894 ;

2'^ Un trompe-l'œil ^rrossier sur le compte des documents relatifs à l'artillerie ;

3" Deux erreurs de compte, qui retournent l'argument contre son auteur ;

4" Une pétition de principe sur le contenu de la note relative au frein hydropneumatique :

5" Une opinion contraire au sens commun et à IV'vidcnf'O, à i^ropos do rexpre^sjon frein hydrauli<iuf .

0" Luc cuaiiuii incomplète ;i i appui tic cette opinion;

7° Une omission d'erreur dans la lecture du bordereau ;

8" Une fantaisie divinatoire inooasidérée, au sujet d'un traître qui n'«xis:Èe pas.

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