‹ Le général Roget et Dreyfus; étude critique sur la déposition du général Roget devant la Cour de cassation (21, 22, 23, 24 novembre 1898, 28 janvier et 3 février 1899]Chapitre 36 sur 50 · Procès Zola. T. II, p · texte numérisé non relu

Procès Zola. T. II, p

Pour le général de Pellieux ', il ne pouvait s'agir que d'un rapport qui existe au ministère de la Guerre, à la 3" direction, sur la façon dont s'est conduit, en effet, ce frein hydraulique, dans les expériences ; le général n'indiquait pas la date de ce rapport ni comment Dreyfus aurait pu se le procurer.

Ainsi, tant que le général Roget ne s'en est pas mêlé, x)n n'a pas su tirer de ce passage du bordereau Fargument décisif. Il y a donc un intérêt tout particulier à voir comment il l'en a fait sortir, et comment ce passage a pu définitivement fixer les « soupçons » sur Dreyfus, quatre ans après sa condamnation.

Quelle est la raison pour laquelle la note sur le frein hydraulique paraît au général Roget si probante contre Dreyfus? — Ce qui paraît capital au général Roget, c'est que, de tous les officiers d'artillerie, stagiaires à l'état-major en 1894, Dreyfus était le seul qui se fût trouvé à Bourges au moment où l'on y faisait les essais du frein hydropneumatique, d'où l'on conclut, commel'a dit Cavaignac dans sa lettre au président Mazeau [18 avril 1899), que Dreyfus était le seal officier du 2^ bureau en état de donner des renseignements sur le 120 court.

Mettons ici tout de suite les dates : Dreyfus a été nommé à la pyrotechnie de Bourges le 2 septembre 1889, et y est resté en 1890 jusqu'à son entrée à l'école de Guerre, où il a passé 1891 et 1892.

Les essais du frein hydropneumatique ont eu lieu

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