‹ Le général Roget et Dreyfus; étude critique sur la déposition du général Roget devant la Cour de cassation (21, 22, 23, 24 novembre 1898, 28 janvier et 3 février 1899]Chapitre 7 sur 50 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Tablt^au cliroii>jl<>.L;iqiK' .i.^ ju, comptions ciu ..lu.uii.-.-^ ■ relevées oontre Dreyfus, par le général Roget, pour des faits <!•> tpalii^"" -iiit.'vi.Mn'^ -mi h.u-.l.Toni".

Comment le général Roget a groupé les accusations antérieures au bordereau. — « Je suis remoutO, dit le général lioget, jusqu'aux premiers actes d'espionnage dont j'ai pu saisirla trace dans les dossiers jusqu'en 1887. J'ai reconnu que, pour certains actes de trahison antérieurs à 1892, i 1 y aval t présomption qu'ils pouvaient être attribués à Dreyfus. » Et, plus loin, revenant encore là dessus : « Indépendamment du bordereau, dit-il, il y a d'autres actes de trahison, pour lesquels il y a présomption grave que l'auteur est Dreyfus, »

Le général Roget n'a pas présenté d'un seul coup

la série complète de ces présomptious graves. S'étant tout d'abord interdit de remonter dans ses recherches au delà de 1892, il n'a parlé, au commencement de sa déposition du 21 novembre, que des faits compris entre 1892 et 1894. C'est seulement à la fin de cette séance, et après avoir donné des explications sur l'authenticité du bordereau, qu'il a indiqué les laits compris entre 1887 et 1892.

Il y a donc un certain désordre dans cette partie de la déposition, et, pour la clarté de l'exposition comme pour celle de la critique, il me paraît nécessaire de réunir en un seul tableau ces deux catégories de faits et de les présenter tous ensemble dans leur ordre chronologique.

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