‹ Le général Vandamme (volume 2)Chapitre 35 sur 43 · DIRECTEUR MERLIN · texte numérisé non relu

DIRECTEUR MERLIN

. Rastadt, Il aviûll799.

« Le mécontentement est tel dans la Souabe, que les Français paisibles n'y sont plus en su-reté. Les paysans sont tous armés, et déjà il est nombre d'exemples qui fournissent la preuve de leur haine et de l'esprit de vengeance qui les anime. La Souabe était disposée, il y a deux mois, à accueillir les armées ; grand nombre de patriotes étaient disposés à les seconder, à préparer

letnrs êiicctt^ : matis àoa ressenliniimt est ï s* a comble. A présent nowè a*y avocLâ^ plus d'anu*. eî l'Empire 'pii pressentait dans Le momeiit du passai de l'armée du Danube à la drv^Uedeux partis biea prononcés, celui des Français et celui de Ï.Kitriche, n'est plus parla;»? d'opimoas: il n'y aptui qu'un cri : Oaerre aax britjands !

• Pour vous donner une idée de rincominite des généraux, je joins ici ua extrait du journal allemand intitulé le Mercure de S^yaabe du 14 a^ni

• Résumé des contributions particulières le\êes par le général Vandamme pour des sauvegardes, depuis le 10 au 21 mars.

Loois.

U ville de SUrbe 101

— fiottenboarg. . . . ±iù \jfM carme» de cette ville. . . 50 I>e ciiré de Wachendorf . ... 23

— ftohiingen ^

IjC liaron de I^esHing de Kilberg 100

— HafTele ^, et 1 cheval.

ïjfi prévôt d'Amishof 50

Ijc. primre d'IIechîogeo. . . . 75, 3 chevaux et da dnp-

!/; baron de Spath 100, et i cheval.

I^ ville d'itaigerloch 115

— de Tubingen 150

— de Rcutlingen 150

— d'Urach 100, et 12 chevaux.

Total. . . . 1,289 louis.

Ain^i, c'est pour cette misérabl somme» et par

d'autres exactions criantes, que le nom français est actuellement abhorré en Allemagne (1). »

LES MAGISTRATS DE BmSACH AUX ADMINISTRATEURS,

a 22 avril 1199.

« Citoyens administrateurs, la pauvre commune de Vieux-Brisach chargée d'une armée française, bloquée du côté du Brisgau, sur le point d'être exposée à une disette, incapable de gagner son pain, de cultiver ses champs, et d'autant plus malheureuse qu'elle fut déjà brûlée entièrement en 1793, ose vous prier, citoyens administrateurs, d'avoir égard à sa misère, et de la dispenser du payement des impositions foncières qui lui ont été demandées par la lettre ci-jointe.

« Les motifs qui la portent à vous faire cette prière sont :

« 1^ La contribution de cinquante louis, argent comptant, qu'elle fut contrainte, les torches à la main, et sous les menaces du pillage, de réaliser en cinq minutes de temps au général français "Vandamme et à ses officiers.

• 2^ Les possessions de la commune du Vieux- Brisach ne sont pas de la moitié si grandes que la commune de Vogelgrun dont son évaluation les a accusées ; le plan ci-joint en fait foi.

(1) Singulière chose, il faut en convenir, que d'accuser un Officier général sur la seule et ridicule preuve 4'tui article de 4ournal étranger.

« Si vous ne pouvez dispeivser oette malheureuse commune de payer , qu'il vous plaise au moins lui donner trêve pour ce qu'elle devra, jusqu'à ce qu'elle soit délivrée des maux qu'elle endure.

« En mémo temps elle prie votre humanité, citoyens administrateurs, de lui permettre do couper le reste du bois des mêmes îles Kashaag et Weisdoon, ce bois lui étant indispensablement nécessaire, pour le service des troupes de la République, qui sans ce secours brûlent les charpentes, ruinent et délabrent les maisons, coupent les arbres fruitiers et font une désolation incroyable. Outre cela, les dépenses journalières que la pauvre commune est obligée de faire pour l'entrelieu de l'armée, des corps de garde, des logements, la foi'ceraient dans moins de quinze jours à évacuer la ville et d'aller mendier son pain en Alsace, si votre générosité ne voulait point venir à son secours en lui permettant de faire cette coupe, unique ressource qui lui reste , puisque rentrée du Brisgau lui est interdite.

« La malheureuse commune ose tout espérer de votre humanité. »

{Suivent les noms).

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