‹ Le général Vandamme (volume 2)Chapitre 36 sur 43 · AU DIRECTOIRE · texte numérisé non relu

AU DIRECTOIRE

« Colmar, 22 avril 1799.

« Il répugne à un homme sensible de se porter

le dénonciateur d'un de ses concitoyend^ maid llfi vrai républicain manquerait à ce qu'il doit à sa patrie s'il ne faisait connaître aux prentieré magistrats de la République les faits qui peuvent compromcltre sa sùreto en lui attirant un plus grand nombre d'ennemis , et en prêtant aux calomnies que coux-ci déversent à grands flots sur le gouvernement et tous les républicains.

« Le général Vandamme, au moment de quitter le Vieux-Brisach avec sa division pour se porter à Tarmée dTIelvétie, a exigé des habitants de cette malheureuse ville une contribution à son profit de 4,200 francs, en outro de différents comestibles ; en (vain on lui a représenté la misère désespérante, Tabsolue pénurie en numéraire et en denrées où celte commune se trouvait : il a osé insister, et pour éviter de plus grands maux encore, Ton a été obligé de puiser jusque dans les bourses des domestiques pour satisfaire à la demande du barbare.

« Je n'ai pas été témoin du fait; mais plusieurs personnes, d'une probité reconnue, du Vieux- Brisach, qui sont ici au moment où j'écris, pour demander l'aumône, tellement ils sont misérables, l'ont affirmé à quiconque a voulu l'entendre.

« Sans me porter le dénonciateur (te ce délit, qui excite l'indignation générale, j'ose espérer que l'avis que ma conscience et mon patriotisme me forcent de donner au Directoire exécutif, l'engagera à faire prendre sttr ce fait, et par des per«

sonnes dignes de sa confiauce, les renseignements nécessaires pour parvenir à la découverte de la vérité et , le cas échéant, à la punition des coupables. »

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