PÎCHEORU A MOREAU. — RÉUNION-SUR-OISE
2 avril HQi.
J'ai reçu cette nuit, général, tes dépêches du H 31 mars), je les ai communiquées auxreprésenantsdu peuple Ghoudieu et Richard qui, comme noi, ne sont pas d'avis que nous usions des inâmes moyens qui ont été proposés au général
Vandamme, contre ceux qui ont eu la bassesse de lui en faire la proposition; il suffira de les faire connaître à FEurop?, c'est sans doute le parti que va prendre le Comité de salut public. Les républicains ont plus de droiture, et ils comptent assez sur la justice de leur cause et la suffisance de leurs moyens, pour ne pas recourir à ceux que des esclaves seuls peuvent imaginer. L'indignation qu'en a témoignée le général Vandamme sera sans dout^ partagée par tous ceux qui en auront connaissance. Il faut que le plus profond mépris en soit la suite, à moins que le Comité de salut public n'en ordonne autrement. Il n'y a, d'ailleurs, rien qui annonce positivement que les propositions partent des généraux qui sont cités ; la ruse me paraît, je te l'avoue, trop grossière pour croire qu'ils aient pu s'imaginer qu'elle leur réussît (1).