MOSELLE
li avril nOi.
(c J'ai reçu ta lettre avec bien du plaisir, mon bon ami, je croyais que tu m'avais totalement oublié. Je t'assure que je n'ai reçu aucunes de tes nouvelles à Arras où j'ai très-peu scyourné, ayant presque toujours été à Paris depuis que j'ai quitté Tarmée du Nord. Non, mon ami, je' ne lai point oublié; sois persuadé que je ne perdrai jamais le souvenir des bons et braves républicains comme toi ; tu sais d'ailleurs que des Tinstant où nous nous vimes, nous nous sommes liés d'estime et d'amitié. Donne-moi de tes nouvelles, j'apprendrai avec bien du plaisir tes succès. Ces pluies qui ont tombé dans le pays empêchent d'agir aussi promptement que nous le désirerions bien, mais voici le beau temps, notre armée attend avec impatience le moment de combattre les esclaves de la tyrannie. Adieu, mon ami, je t'embrasse et suis pour la vie ton sincère ami. »