‹ Le général VandammeChapitre 14 sur 49 · MO · texte numérisé non relu

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fourgon S0U6 la conduite d'un pauvre diable, ancien militaire qu*il chargea de celte mission. Le départ de ce fourgon fut signalé de Tarmée au ministre, à Paris, et ce dernier donna Tordre au général commandant à Strasbourg, de le faire 'arrêter à son entrée dans cette ville.

Le 42 avril , le général qui avait reçu cet ordre écrivit au ministre :

« Monseigneur, l'ordre en date du 26 mars, concernant le caisson du général Vandamme, et le sieur Philippe-Pierre Bertin, chargé de le conduire, m'a été remis le 4 avril, j'ai de suite pris les informations, et j'ai appris que cet homme était arrivé le 25 mars à Kehl, où il avait déposé son caisson jusqu'à ce qu'il eût reçu des instructions du général Vandamme, à qui il avait écrit, afin de lever les difficultés pour le faire entrer à Strasbourg ; j'ai donné les ordres nécessaires au commandant de Kehl, et le caisson a été conduit à la citadelle de Strasbourg, où il est en sûreté, après avoir pris toutes les précautions pour que rien ne soit ni distrait ni égaré. Ce caisson renferme dix-huit paquets, caisses ou coffrets qui ont été ficelés et cachetés.

« Quant au sieur Berlin, j'appris qu'il était parti le 2 avril pour Stuttgard, et qu'il devait être de retour sous cinq à six jours; je me suis vu forcé de retarder le départ de votre courrier, afin de remplir entièrement vos intentions.

« Cet homme arrive à l'instant, et m'a déclare

être parti de Breshu près Neiss , le 4 mars , et n'avoir aucuns papiers, autres que son ordre de roule, dont vous m'aviez adressé copie et qpie je vous envoie. Il reçut du général Vandamme, en date du 10 mars, une lettre pour le prince Guillaume, ministre de la guerre du roi de Wurtemberg ; il partit le 2 avril pour la lui remettre ; le ministre lui en donna connaissance, parce que c'était une recommandation du général pour le faire recevoir dans les troupes du Roi, en lui disant qu'il ne pouvait y avoir égard, ne recevant aucun Français. Cet homme m'a aussi répondu sur la demande que je lui en ai faite, que le caisson renfennait dix-huit paquets ou caisses, qui est le nombre qui s'y est trouvé.

« J'attendrai, Monseigneur, vos ordres ultérieurs, tant pour le sieur Bertin que pour le

caisson. »

Le ministre de la guerre, afin d'être sûr que le caisson de Vandamme n'échapperait pas aux investigations, non-seulement avait envoyé l'ordre à Strasbourg de l'arrêter , mais il avait en outre prévenu à Lille, en sorte que le 15 avril, le gé- ; néral commandant la 16® division lui écrivit :

• Monseigneur, aussitôt la réception de la lettre confidentielle, sous la date du 26 mars, que Votre Altesse m'a fait l'honneur de m'écrire, touchant un caisson que le général Vandamme a dirigé de Schweidnitz sur Lille ou Cassel , j*ai

donné de suite, et de la manière la moine péné« trable, les ordres que j*ai jugé convenables pour opérer son arrestation, la saisie des papiers de rofflcier, et Tapposement des scellés sur l'objet principal.

« En daignant me montrer ce degré de confiance, Votre Altesse m'a donné à penser que le général Vandamme lui était parfaitement connu sous plusieurs rapports; qu'en conséquence, il était de mon devoir pour y répondre, de lui faire part de ce que j'ai visiblement remarqué, comme toutes les personnes qui en furent témoins, concernant les envois réitérés que ce général a faits à son domicile depuis ma présence à Lille.

« Peu après la bataille d'Austerlitz, il fut annoncé que le général Vandamme avait été pillé de tous ses équipages; néanmoins, l'on vit arriver à Lille trois fourgons extrêmement chargés, dont un attelé de quatre, chevaux, parmi eux en était un russe. Le bruit public , d'accord avec les rapports domestiques et particuliers, décidèrent que ces caissons renfermaient des objets de grande valeur, notamment un certain saint d'argent massif , de grandeur naturelle ; les chevaux de cette voiture furent vendus dès leur arrivée.

« Depuis la bataille d'Iéna, deux autres fourgons ont encore été expédiés, mais séparément, le second est arrivé le 10 février dernier, attelé de trois chevaux, chargé de trois masses extrêmement lourdes, avec deux grandes caisses plates , plus douze

beaux chevaux de main soiis la conduite d^un officier présumé 1 un de ses aides de camp, lequel ne 6*écartait pas des voitures, ayant avec lui deux Flamands et un autre individu nommé Ignace. Cet of&oier conducteur s'est à peine montré, et a disparu tout à fait le lendemain.

« Dix de ces chevaux ont été vendus à Gassel, deux seulement ont été conservés pour le service de Madame ; les trois autres qui étaient au caisson ont été vendus à bas prix à un nommé Godin, voiturier de cette ville ; le caisson à une autre personne pour le premier prix offert, ce qui fit débiter alors que ces différents objets n'avaient proba* blement pa^ coûté plus que bien d'autres précédemment acquis. Ces chevaux et ce caisson sont encore à revendre.

« Je crois devoir me dispenser, Monseigneur, de remonter à une époque autre que celle citée, pour ne pas craindre de montrer dans le général Vandamme un homme fourbe , impudent , comptant l'honneur pour peu, et rapportant toutes ses actions à un intérêt sordide, que d'ailleurs la forlune colossale qu'il a amassée dans un pays qui Ta vu sortir de la plus profonde obscurité, atteste tous les jours.

• Bien que j'eusse beaucoup à me plaindre de ce général, je prie cependant Votre Altesse de daigner croire que ces renseignements que j'ai Thonnenrde lui. donner, me sont moins dictés par un intérêt de vengeance, que par celui que l'intérêt

général me commande, et particulièrement Thonneur de l'armée.

« J*aurai soin de tenir Votre Altesse informée de tout ce que je pourrai apprendre sur le caisson et rofficier qu'elle m'a signalés, et la prie de croire au dévouement sans bornes, et aux sentiments respectueux, avec lesquels. . . . etc. »

Cette lettre était un tissu d'absurdités , et une vengeance mal déguisée. Depuis le saint d'argent massif , jusqu'aux lourds caissons venus d'Iéna à Gassel, tout était faux.

Cependant le ministre , en recevant ces dénonciations qu'il prit peut-être pour ce qu'elles valaient, c'est-à-dire comme ces contes, comme ces romans qui vont grossissant d'une façon ridicule en passant par mille bouches, le ministre voulut, ou acquérir la preuve matérielle qu'il y avait du vrai dans tout cela, ou qu'on calomniait le générah Ordre fut donc envoyé d'inventorier le fameux fourgon.

Voici le procès-verbal de cette opération :

L'an dix-huit cent sept, le 41 du mois de mai, heure de midi.

Nous, Jean-Marie Sauveton, commandant d'armes de la citadelle de Strasbourg,

Vu l'ordre à nous adressé par Monsieur le général de division Desbureaux, commandant la 5^ militaire, en date de ce jour, portant qu'en exécution des ordres de Son Altesse le prince ministre de la guerre, major général de la grande armée,

je dois prévenir Monsieur le commandant d'armes de Kehl d'être rendu vers les midi dans noire logement de la citadelle , où se trouvera à la même heure Monsieur le général de division Desbureaux, aux fins que réunis, nous nous transportassions à Farsenal de cette citadelle , pour reconnaître 1 état des scellés apposés le 5 avril dernier sur un fpurgon provenant de M. le général de division Vandamme, et dont procès-verbal de dépôt avait été dressé ledit jour.

Avons donné connaissance de ces dispositions à Monsieur Pinot, capitaine du corps impérial du génie, commandant d'armes à Kehl, qui s'est rendu à l'heure précisée en cette citadelle pour opérer comme il a été ordonné.

En présence de Monsieur le général de division Desbureaux , accompagné de M. Danelle , chef de bataillon, son aide de camp, nous nous sommes rendus à l'arsenal de cette citadelle, où Monsieur Bacq, garde d'artillerie, nous a présenté un fourgon quatre roues, déclarant être celui scellé et mis en dépôt à l'arsenal le 5 avril dernier. S'est en même temps présenté Monsieur Walz, secrétaire de place de cette citadelle, nous exhibant le procèsverbal dressé à cet effet ledit jour , 5 avril mil huit cent sept, sur lequel avaient été couchés les empreintes et sceaux apposés ledit jour sur cinq bandes de toile, clouées et cachetées sur les diverses clôtures et faces du susdit fourgon .

Après avoir examiné les empreintes faites sur

ledit procès-verbaU nous les avons reconnues pour celles du sceau du commandement du fort de Kehl» de celui de la citadelle de Strasbourg» et do Monsieur le général de division Desbureaux , qui avaient été apposées le 5 avril dernier sur les scellés mis au susdit fourgon.

« Nous nous sommes en conséquence approchés du fourgon et Tavons examiné très-attentivement. Nous nous sommes convaincus que c'était le même qui avait été mis en dépôt, et que les empreintes des cachets étaient sains et saufs, sans aucune altération.

« En conséquence, nous avons fait appeler le sieur Montignon, serrurier de celte citadelle, et lui avons fait rompre (faute de clefs) les cadenas et clôtures dudit fourgon, ainsi que les scellés y apposés, et avons fait déballer les ballots, caisses ou malles contenues dans iceluy, et qui se sont trouvés au nombre de dix-huit.

« Nous avons, en notre présence, fait transporter par des hommes de corvée lesdits dixhuit articles dans le logement du commandant d'armes et de la citadelle ( contigu aux bâtiments de l'arsenal), et déposé dans une chambre particulière , où ledit serrurier a été appelé pour ouvrir les cadenas des malles ; il a ouvert en notre présence ceux qu'il était en état d'ouvrir, et a casse celles dos serrures qui n'ont pu être ouvertes par des crochets, attendu qu'il ne s'est trouvé au-^ cunes clefs. Dès que les caisses, coffres ou malles

ont été ouvertes^ le serrurier s'est retiré sur notre invitation;

• Monsieur le général de division Desbureaux lous a ensuite donné lecture de l'ordre de Son Altesse le prince ministre de la guerre, relatifs à la présente opération, et a fait déposer sur table rordre adressé ce même jour au commandant de la citadelle par lui ; nous a invité de suivre ce qu il prescrit et s'est retiré. »

« Gel ordre est ainsi conçu :

« Au commandant d*armes de la citadelle de Strasbourg. — Strasbourg, le 14 mai 4807.

« D*après les ordres de Son Altesse le prince ministre de la guerre, major général de la grande année, vous préviendrez le commandant du fort de Kehl de se rendre aujourd'hui à midi précis chez vous, pour connaître les scellés apposés sur le fourgon du général Vandamme, et de suite, en sa présence, vous procéderez à l'ouverture des dix-huit paquets, caisses ou ballots qu'il renferme, vous les visiterez et dresserez procès-verbal de leur contenu. S'il y a des effets précieux, vous les enverrez à la caisse d'amortissement, comme objets appartenant à l'armée, tout autre objet sera remis sous le scellé et restera à votre garde jusqu'à nouvel ordre.

« Vous dresserez du tout procès-verbal, que vous me remettrez de suite.

• Mettez dans cette opération le plus grand oindre et beaucoup de discrétion.

< Je vous prévienst en outre, que je serai repi sente à la reconnaissance des scellés > .

< Sur quoi, monsieur Pinot, commandant ( fort de Kehl, et nous commandant d*armes de citadelle, avons commencé à inventorier les su dits dix-huit articles, en présence de M. Wal secrétaire de place de cette citadelle, chargé i tenir note des objets à inventorier, et nous avoi reconnu :

« 1^ Une petite caisse de la longueur ( 16 pouces, hauteur 6 pouces 1/2 et de la largei de 11 pouces, marquée à Tun de ses côtés A. J B. H. et au-dessous Wûrben, au fond est n** 11 contenant trois pièces de toile blanche de pn mière qualité;

« 2® Un coffre de la longueur d'environ 3 pieà de la largeur de 16 pouces, recouvert en cuir (1 couvercle seulement), ferré à ses angles et fera d'une serrure à moraillon, marquée sur la fa( n^ II, un peu au-dessous et à gauche de la sei rur6, contenant dix-sept douzaines et deux sei viettes, quinze nappes de différentes grandeui et un surtout ; Unge de table damassé, ouvré, i première qualité ;

« 3^ Une caisse couverte dans sa partie supti rieure en toile cirée, de la longueur de 19 pouceî largeur 13 pouces, hauteur 7 pouces 1/2, marque à Tun de ses côtés n*^ III, Wûrben, contenai quatre paquets de toile blanche de première qu i lité, dont trois à l'adresse du général Vandami:

et le quatrième à celle de M. le colonel de Nammerer, à Wûrben ; f 4® Une caisse de la longueur de 23 pouces et

15 pouces de large, sur 13 4/2 de haut, couverte à la partie supérieure en toile cirée, et marquée au bas et à droite du cadenas n® IV, contenant onze paquets de toile blanche première qualité ;

■ 5® Une autre caisse de la longueur de 22 pouces sur 18 de large et 6 de haut, également couverte en toile cirée et marquée du n** V, contenant quatre douzaines de serviettes, deux nappes damassées et trois pièces de toile blanche, le tout de première qualité, et plusieurs paquets de boutons blancs;

• 6° Un coffre de 2 pieds de longueur, et

16 pouces 1/2 de largeur et autant de haut, la partie supérieure couverte en toile cirée , fermé par un cadenas et marqué à la droite du cadenas du n^ VI, contenant neuf paquets de linge damassé, onze paquets de toile blanche, le tout de première qualité, et un morceau de drap bleu ;

« V Une caisse ayant le dessus couvert de toile cirée, de la longueur de 2 pieds 6 pouces, largeur 22 pouces, hauteur 4 pouces, marquée du n^ VII, Godberge, contenant une pièce de drap bleu ;

• 8^ Une autre caisse, ayant également le dessus couvert en toile cirée, de 2 pieds 1/2 de long sur 7 pouces 1/2 de large et 9 pouces 1/2 de haut, marquée n*^ VIII, contenant un télescope ;

• y Une autre caisse, de 4 pieds 2 pouces de u. :...-•. >^^. 14

long, 16 pouces de large et 6 de haut, clouée siiaplement, n^ IX, contenant trois fusils à deux coups, une carabine et un sac de chasse ;

« 10^ Une autre caisse, de 4 pieds de long sur 8 pouces de large, et 7 1/2 de haut, marquée sur le dessus n^ X, contenant deux fusils de chasse, deux pistolets, un porte-cartouche et une mesure de charge ;

« 11° Un petit coffre, recouvert en cuir et garni en fer, fermé d'un cadenas et d'une courroie, de 21 pouces de long sur un pied de large et 11 pouces de haut, marquée n° XI, contenant une collection de cartes topographiques, plans de places et de bataille ;

« 12° Un autre coffre, couvert en cuir et garni en fer, fermé par un cadenas, longueur 2 pieds 1/2, largeur 14 pouces et hauteur 15 pouces, n° 12, contenant six douzaines et deux serviettes, dix nappes et douze pièces d'autre toile, le tout d'une quahté inférieure ;

« 13® Une petite caisse, simplement clouée, de 21 pouces de long sur 9 1/2 de large et 8 1/2 de haut, sans autre marque, contenant des médailles de bronze antiques, de différentes grandeurs.

« 14° Une malle, sous une marque de B. V. Hammerer, et fermée par deux cadenas et ,une courroie, couverte en cuir et garnie en fer» de 2 pieds 4 pouces de long sur 14 1/2 de large et 11 1/2 de haut, contenant quatre pièces de toile ])lanche, de première qualité, et des hardes ;

— îll —

« 15^ Un paquet, couvert en toile cirée, sous le cachet du général Vandamme, contenant cinq paquets de linge de table damassé, de première qualité» dont un paquet de plus grand volume que les autres quatre ;

• 16^ Un autre paquet en toile cirée, à Tadresse de M. Louis Darras, contenant un paquet basin blanc, et trois paquets en toile blanche, de première qualité, ainsi qu'une serviette et surtout do table damassée en soie, fleurs cramoisies;

• 17^ Un autre paquet, couvert en toile, contenant du drap ordinaire de couleur verte ;

« 18^ Un paquet, couvert en toile cirée, sous le cachet du général Vandamme , contenant six paquets de linge de table damassé, de première qualité.

« Le tout, ainsi inventorié, détaillé et spécifié, est resté déposé dans le logement du commandan d'armes de la citadelle de Strasbourg, pour être, conformément aux ordres de M. le général de division Desbureaux, réemballé ( après réparation faite des serrures, loquets et caisses) fermé, ficelé et scellé, et ainsi rester déposé sous sa garde jusqu'à nouvel ordre.

« De tout quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal en double expédition, Tune pour être remise à M. le général de division Desbuîeaux, commandant la 5® militaire; lautre, pour rester déposée aux archives de cette citadelle, pour servir et valoir ce que de droit, et avons signe.

« Fait et clos à la citadelle de Strasbourg, les jours, mois et ans que dessus, à sept heures du soir: » Suivent les signatures.

Ce procès-verbal fut envoyé au ministre par le général Desbureaux, avec cette lettre, datée du 14 mai :

« Monseigneur, j'ai l'honneur de vous adresser le procès-verbal qui constate la levée des scellés apposés sur le caisson du général Vandamme, ainsi que vous l'avez ordonné par votre lettre du 23 avril dernier, que j'ai reçue le 10 mai.

« Vérification faite, vous verrez que les caisses contiennent du linge damassé et pièces de toile blanche de première qualité.

« Deux caisses contiennent des armes, une des plans et cartes et une autre des médailles et bronzes.

« Les scellés ont été remis de nouveau sur chaque malle, caisse et paquets, et sont déposés dans une chambre particulière du logement du commandant de la citadelle, qui seul en a la clef.

« Gi-joint rétat de services du sieur Bertin. Cet officier demeure ordinairement à Strasbourg, où il est marié, n'a point d'enfants et jouit d'une bonne réputation.

« J'attendrai vos ordres, tant pour la levée des arrêts du sieur Bertin que pour la destination à donner aux effets.»

Vandamme, cependant, n'avait pas tardé à

apprendre, par M. Berlin, que son caisson, arrêté à Strasbourg, était pour ainsi dire en fourrière dans cette ville. Peiné au delà de toute expression de la conduite que l'on tenait à son égard, il écrivit, les 28 avril et 21 mai, les deux lettres suivantes au ministre de la guerre :

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