Propriété domaniale
Ainsi qu'il fallait s’y attendre, les contingents de ces tribus n'avaient pas tardé à venir harceler nos avant-postes par un feu de tirailleurs, plus incommode, d’ailleurs, que meurtrier. Le 6 août, le général Damrémont ordonne un mouvement offensif devant lequel ils ne tiennent pas. Le lendemain, dans la nuit du 7 au 8 août, ils fondent sur nos lignes avec beaucoup de vigueur, mais ils sont repoussés avec des pertes sérieuses. Le 40, ils attaquent de nouveau, mais mollement.
Enfin, dans la nuit du 44 au 42, attaque furieuse d’une redoute vers onze heures du soir : repoussés de nouveau par nos soldats, les contingents reviennent à la charge à une heure du matin avec une intrépidité sans égale : quelques-uns des assaillants franchissent les fossés, escaladent les parapets et combattent à l'arme blanche dans l’intérieur des redoutes, où ils se font tuer bravement. Ils sont encore repoussés., en laissant quatre-vingt-cinq cadavres dans les fossés et sur les parapets de ces redoules.
Cette attaque fut la dernière que tentèrent les Arabes, qui, convaincus, sans doute, de l’inefficacité de leurs efforts, se dispersent et retournent dans leurs tribus. La brigade Damrémont allait jouir paisiblement de sa conquête, lorsqu'elle reçut l’ordre de l'évacuer et de revenir à Alger, qu'elle regagnait le 25 août après une absence d’un mois".
En quittant Bône, le général Damrémont laissait des munitions à ses habitants, que leur conduite loyale envers nous exposait à la vengeance du Bey de Constantine; il leur faisait espérer qu'ils ne seraient pas toujours privés de l’appui de la France.
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