est aussi désigné sous le nom de Mahmoud-ben-Tchakeur
Le lendemain, Ahmed-Bevy marcha avec des forces supérieures contre les révoltés, qui, désespérant de pouvoir lui résister, massacrèrent Hamoud-ben-Chaker et firent leur soumission, Le Bey feignit de les recevoir en grâce; mais, plus tard, etselon son habitude, il les fit presque tous égorger en détail sous différents prétextes ‘. Il échangeait ensuite son titre de Bey contre celui de Pacha, qui n’appartenait qu'au chef de l’ancienne Régence d’Alger, et qui, cependant, lui fut confirmé par la Porte.
Des embarras sérieux. qui lui furent suscités par Ferhatben-Säïd, qu’il avait destitué des fonctions de Cheikh El- Arab° du Sahra au profit de son oncle maternel, Bou-Zeïdben-Gana, avaient empêché Ahmed-Bey de s'occuper de Bône, après l'évacuation de celte ville, l'année précédente, par le général de Damrémont.
Soustraite de fait à son autorité, et, d’un autre côté, abandonnée par la France, Bône se gouvernait elle-même ; elle n’en jouissait point pour cela d’une tranquillité des plus parfaites ; car les tribus voisines, celles que nous avons citées dans le chapitre précédent, qui ne lui pardonnaient pas d’avoir accueilli les Français dans ses murs, l’attaquèrent à plusieurs reprises, mais sans succès. Nous ajouterons qu’une centaine de Turks, déserteurs de la milice du Bey, ou très compromis,