‹ Le général YusufChapitre 67 sur 125 · Journal de l'Érpédition des Portes de Fer · texte numérisé non relu

Journal de l'Érpédition des Portes de Fer

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» Dans ce spectacle, il faut le dire, Yusuf est à lui seul un spectacle : sa jeunesse, sa beauté, le caractère énergique et fier de sa physionomie, attirent d'abord les regards. A cette impression se rattachent d'ailleurs plus de souvenirs saisissants qu'il ne compte d'années : le mystère impénétrable de son enfance; les chances aventureuses d’une captivité commencée au berceau et terminée dans un sérail; l’éclat romanesque et tragique de ses amours, de ses haines, de ses vengeances ; la renommée de sa force, de sa bravoure, de ses grands faits d'armes, aussi nombreux que les batailles auxquelles il a pris part, et dont on croirait le récit emprunté aux chants du Romancero, ou aux pages des Chroniques, font de Yusuf une de ces figures chevaleresques qui inspirent les poètes aux siècles de poésie, une tradition jeune et vivante du vieil Orient. »

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