‹ Le génie de la révolutionChapitre 116 sur 191 · TAT DES ÉLECTIONS PARISIENNES · texte numérisé non relu

TAT DES ÉLECTIONS PARISIENNES

Si la menaçante brochure, Les quatre cris dupatriote^ avait paru antérieurement au 27 avril, il serait permis d'y voir une des causes de l'émeute Réveillon. Mais, imprimée après, elle s'explique par cette émeute ellemême ^ Ce ne sont point, en effet, les publicistes qui soulevèrent inutilement le peuple avant le 1 4 juillet. Les tristes scènes qui ensanglantèrent le faubourg Saint-Antoine, au moment où les électeurs des trois Ordres se réunissaient, furent produites d'abord par ce mot attribué au fameux marchand de papiers peints : « Les ouvriers peuvent vivre avec quinze sols par jour! » ensuite par les secrètes excitations de ceux qui cherchaient un prétexte pour empêcher la réunion des États-Généraux, et enfin par la misère ^.

La misère était alors effroyable, l'hiver ayant été d'une excessive rigueur, le pain coûtant très-cher et les travaux étant en majeure partie suspendus. Le quart de la population de la capitale, dit un écrivain royaliste ^, en était réduit à vendre ses derniers vête-

* Il suffit de jeter un coup-d'œil sur cette brochure pour s*apereeToir qtt*elle a été écrite, rAssemblée nationale étant réunie, c'est-à-dire an plus tôt en juin 1789.

2 Lire le beau récit de Louis Blanc, Histoire de la Révolution, t. U, p. 25M57.

^ Paris aujourd'hui ou idées diverses d*un citoyen du Tiers-État

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