‹ Le génie de la révolutionChapitre 130 sur 191 · VARIÉTÉ ET UNITÉ DES CAHIERS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉ ET UNITÉ DES CAHIERS

Cependant, à mesure que les Cahiers imprimés se multiplient et dès qu'on peut se rendre compte des \œux principaux de la majorité du peuple français, les patriotes se rassurent. Camille Desmoulins, ivre d'enthousiasme, écrit aux premières pages de la France libre * :

c< Écoutez Paris et Lyon, Rouen et Bordeaux» Calais et Marseille ; d'un bout de la France à l'autre, k même cri, un cri universel se fait entendre. Quel plaisir pour un bon citoyen de parcourir les Cahiers des provinces! et* comme cette lecture doit porter la rage dans le sein de nos oppresseurs! Que je te remercie, ô ciel, d'avoir placé ma naissance à la fin de ce siècle ! Je verrai donc s'élever dans toutes nos plc^ ces cette colonne de bronze que deuMUide le Cahier de Paris, où seront écrits nos droits et l'histoire de la Révolution, et j'apprendrai à lire à mes enfants dans ce catéchisme du citoyen que demande un autre Ci^ hier'» La nation a partout exprimé le môme vœu. Tous veulent être libres. Oui, mes chers concitoyen*, oui, nous serons libres ; et qui pourrait nous empêcher de l'être? Les provinces du Nord demandent*elles autre chose que celles du Midi? et les pays d'élections sont*ils donc en opposition avec les pays d'ÉtatSy pour que nous ayons h craindre un schisme et une guerre civile?... »

* Page 2 et 3 de la seconde édition. La première, que je n*ai pas eue «ntre l6s mains, dut paraître avant la prise de la Bastille, aussitôt après j£ft élections parimnnes.

2 Viogt autrui aurait dû dire Camille Desmoulina,

Page 1