LA FRANCE FAIT TABLE MSE
électeurs se figure pouvoir conserver de nom en la rendant impossible de fait*, hormis aussi la religion, que la majorité croit susceptible d'une réforme complète suivant les principes du christianisme primitif et de la tolérance philosophique ^, la France, dans les Cahiers, abolit simultanément et systématiquement l'universalité des institutions de l'Ancien Régime. Ce dont Gondorcet louait Turgot et ce qu'il conseillait,
barrières qui, depuis près de deux siècles, séparaient nos monarques de leur nation. Nos cœurs répondent, Sire, à ce bienfait si grand, si inespéré, par leur respect, leur fidélité, leur soumission et leur amour.... »
Exprimant les mêmes idées au commencement de son Cahier, le Clergé de Lyon commet la très-grande faute d'exagérer la reconnaissance due au « meilleur des rois », et de rendre ainsi cette gratitude presque honteuse. — « La nation, dit-il, est redevable à la justice de son sou^ verain et à son amour pour ses peuples, d'être rentrée dans l'exercice d'un droit presque oublié; le sacrifice d'un pouvoir que de longs abus acaient en quelque sorte consacré^ a été volontaire, » etc.
* Mounier, 1. 1 de ses Recherches sur les causer qui ont empêché les Français d'être libres, constate, p. 249, que les électeurs avaient reconnu l'autorité du roi comme préexistante, et qu'ils voulaient « détruire les abus et non renverser le trône. » Mais, p. 253, il constate aussi (c qu'il n'était peut-être aucun principe opposé au gouvernement monarchique qui ne fût renfermé dans quelques Cahiers . » P. 255, il dit que néanmoins la plupart des Cahiers étaient a dirigés par des principes de modération qui doivent surprendre. »
3 Ce que dit Mounier, à propos de la royauté, pourrait se redire à pro* pos de l'Église. Dans le second volume de cet ouvrage, au chapitre de la Liberté religieuse, on sera frappé des effets contradictoires de l'éducation catholique de la France ; on verra les énormes fautes religieuses de la Constituante sortir, non, comme on le croit généralement, des actes inconsidérés de quelques jansénistes unis à quelques protestants et à quelques philosophes peu logiques, mais directement des vœux exprimés par l'immense majorité des assemblée du Clergé lui-même, de la Noblesse et du Tiers-Ëtat. Ce ne sont point les Camus, les Rabaut-Saint-Etienne, les Mirabeau, les Grégoire, qui ont inventé la constitution civile du Clergé; ce sont leurs commettants, et les curés plus encore que les nobles et les électeurs plébéiens, lesquels, du reste, paraissent ignorer profondément le moyen de séparer le temporel du spirituel.
d'après Bacon, à chaque homme d'imiter \ la nation française, « dégagée des préjugés, arrivée à l'âge mûr, dans la vigueur de ses sens ' » l'entreprend et l'exécute avec une résolution sublime. Les fausses théories, par lesquelles elle a été corrompue, elle les rejette avec dégoût; toutes les notions absurdes qu'elle a reçues sous la férule du despotisme, elle les arrache de sa mémoire. Elle porte la main sur ce qu'elle a servilement respecté durant tant de siècles, elle brise les idoles au pied desquelles elle a honte d'être si longtemps restée courbée. En un mot, au-dessus d'elle, autour d'elle, en elle, elle fait table rase^.
Mais si elle doute de tout, si elle renie tout, à la
< Toc(luevil1e, Vàneith Régime et la Bévolution, p. 219-220, signale ce grand fait, mais il a le tort de s'en effrayer.
* Vie de furgot,
* Tell« est la vérité théorique. En fait, les électeurs de 1789, ont an sens pratique ég&l à leur noble amour de l'absolu. — « La régénération entière d'un grand royaume n'est pas l'ouvrage d'un seul moment, disent les ecclésiastiques, les nobles et les plébéiens de Langres ; la réformation né peut pas s'étendre à la fois sur toutes les parties; il n'est accordé aune assemblée qu'une mesure de temps et d'occupations, liya dans la réforme des abus un ordre à suivre, sans lequel on en fait naître d'autres, et on tombe dans des contradictions inévitables. Nous n'avons cru en conséquence devoir proposer à V. M. et à l'Assemblée nationale que les déterminations les plus nécessaires, les plus urgentes, les plus fticiles pour le rétablissement de Tordre, et surtout les objets dont la décision préliminaire est essentielle, pour parvenir à toutes les autres améliorations et À toutes les autres réformes. Posons les fondements de l'édifice, élevons ta masse imposante, assurons sa solidité avant de travailler aux détails de l'intérieur. » —Ces mêmes idées se retrouvent exprimées dans un trèifrand nombre de Gabiers, même dans la majorité de ceux du Tiers-Ëtat, qui, bien qu*il sente toute sa force, ne semble prêt à en faire usage qne Bi Ton dresse des obstacles à travers la route nouvelle oil il veut engager la Boeiété française, progressivement créée d'après les]étemels principes du droit naturel.
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manière de Descartes, elle retrouve en elle-même le fondement de tout, et elle n*a rompu les liens qui la rattachaient aux réalités trompeuses que pour marcher en pleine indépendance à la découverte et à la conquête d*un idéal vrai et pratique. En effet, à mesure que tombent et se dispersent dans le vide les débris de la vieille société, la société nouvelle surgit. Création spontanée de la raison qui, pour la première fois, par l'organe d'un peuple, applique à la politique les procédés de la science * , revient de la tradition historique à la nature, conteste le fait, affirme le droit, proclame la liberté loi matérielle et morale de l'individu, élimine le dogme de la grâce et institue la justice, égale pour tous, la condition nécessaire des associations appelées nations, le but suprême de la grande association nommée l'humanité.
On l'a déjà dit *, notre Révolution a n'est pas l'œuvre d'un parti ; elle est l'œuvre delà raison humaine, représentée ce jour-là par le peuple français. » Cette vérité n*est pas prouvée seulement par les lois de la Constituante; elle l'est encore et de la manière lapins éclatante par les simples pétitions inscrites dans les Cahiers.
Je dois le rappeler, après Tavoir trop longuement peut-être démontré et prouvé, les Cahiers furent préparés par l'élite intellectuelle de la nation, écrits par les commissaires élus de chaque assemblée plébéienne, noble, ecclésiastique, discutés, compa-
* C'est ce qni saisit rÂllemagne et la transporta d'entbousiasffie, à fatirore de notre Révolution. Lisez les travaux si remarquables de Baroi sur Kant et sur Fiehte et la Révolution française,
* Carnet, Mimtnres sur Camot, t, ï, p. 175.
rés * , et enfin approuvés par la masse des électeurs délibérant et votant en pleine liberté. Les griefs et les vœux qui y sont exprimés sont donc réellement les griefs et les vœux de cinq à six millions de Français ^ Par conséquent, si Ton y retrouve condamné J'avance tout ce qu ont aboli les Constituants, souhaité ou réclamé tout ce qu'ils ont créé, il sera prouvé que notre première Assemblée nationale a agi conformément à la volonté mûrement réfléchie de la France. Or, loin d'avoir outrepassé leurs pouvoirs, les immortels auteurs de la Déclaration des droits et de la Constitution de 1791, sont restés en deçà des mandats impératifs et des instructions qu'ils avaient reçus de leurs commettants. Jusque dans les actes de la Législative, jusque dans les décrets souverains de la Convention, il est facile de suivre les traces manifestes de l'inspiration primitive des élections faites pour les derniers États-Généraux.
c< Rentrer en soi-même et écouter la voix de sa conscience dans le silence des passions, voilà la véritable philosophie '. » En 1789, la France a mis réellement en pratique cette profonde maxime de Jean- Jacques. Pour dresser le vaste inventaire de ses maux, pour en dénoncer les causes et en chercher les remèdes dans ses « plaintes, doléances et griefs, » pour réduire sous forme de a pétitions, réclamations,
1 Dans la plupart des bailliages, les Assemblées de chaque Ordre se communiquaient leurs Cahiers.
^ Certains bailliages inscrivent, en tête ou à la suite de leurs Cahiers, le nombre des citoyens dont ils résument les doléances et pétitions. Notre Cahier, dit le Tiers-État de Limoux, est le résultat de 418 comffluaaoi tés, environ 100,000 habitants.
3 Rousseau, Discours sur les sciences etles arts, 1750, dernier alinéa.
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yœux» représentations et mandats,» Vimmense trayail des philosophes, que les publicistes Tenaient de rendre populaire, elle a été obligée de sonder une h une toutes ses plaies et de méditer sur chacune de ses aspirations. Elle s'ignorait» elle s'est reconnue^ elle a repris conscience d'elle-même, et, dès lors, elle a été maîtresse de ses destinées.
Les Cahiers contiennent et la Réyolution réalisée et même sur plus d'un objet capital, — feut-il rougir et l'avouer ? — la Révolution à réaliser. Testament authentique de l'Ancien Régime, ils démontrent la nécessité des glorieuses audaces de nos pères, ils expliquent l'inévitable fatalité de leurs colères. Programme détaillé et motivé des principes sur lesquels doit reposer le régime nouveau, ils prouvent que si la nation française fut presque unanime ^ se chercher un avenir complètement opposé aux faits établis, c'est qu'il ne lui fut pas possible de débrouiller de ses tr% ditions oubliées, eiîacées, brisées, les éléments d'une régénération presque insensible et d'un progrès normal. Plus on étudie les Cahiers, et mieux Ton sent combien les hommes de 1789 eussent été heureux de créer sans détruire, de trouver la liberté et l'égalité dans l'oubli du passé, dans l'espérance de l'avenir, au sein de l'universelle réconciliation. Mais l'on voit aussi qu'ils avaient trop de bon sens pour devenir les dupes de leurs illusions généreuses, qu'ils avaient trop de haine du despotisme et du privilège, trop d'amour 4u droit, pour s'arrêter devant aucun obstacle et ne pas tout oser plutôt que de se laisser ramener en arrière et maintenir esclaves après avoir voulu être libres.
Par la faute de la théocratie catholique, la renaissance dut être païenne et la réforme antipapiste. Par la faute du christianisme, en particulier, et, en général, des religions qui ont fait un monstrueux amalgame de leur morale surnaturelle avec la politique immorale, transformé leurs dogmes en maximes d'État et la foi aveugle en instrument d'ignorance et d'oppression, le dix-huitième siècle, armé des méthodes du dix-septième, dut devenir exclusivement rationaliste et antireligieux.
De même, par la faute du despotisme divinisé de uos rois, la France de 1789, si modérée pourtant, si pacifique et si magnanime, ne put pas effectuer une réforme, mais dut entreprendre une Révolution radicale, qui ne tarda pas à devenir guerrière et implacable. La monarchie nous avait, pour ainsi dire, déracinés de notre histoire parlementaire et démocratique ; les habitudes qu'elle nous avait données, les |exemples qu'elle nous avait fournis, étaient des exemples et des habitudes de violence. Ne retrouvant dans nos traditions que l'iniquité, comment eussions-nous pu rêver la justice autrement qu'absolue et l'eussionsnous pu chercher ailleurs que dans l'idéal ? Comment, ayant aperçu, ayant senti et proclamé la Liberté et l'Égalité, les eussions-nous pu conquérir, puis défendre contre les complots des aristocrates et la coalition des rois autrement qu'avec les terribles armes qui, seules, depuis mille ans, avaient été maniées avec succès devant nous, contre nous-mêmes?
Un Anglais, qui définit notre Révolution, « le plus horrible événement que raconte l'histoire, » qui ne veut y voir aucune création politique digne d'être ad-
'PODRQUOI LA RÉVOLOTION A DU ÊTRE VIOLENTE. 339
mirée et dont on puisse regretter le peu de durée, mais seulement des ruines et encore des ruines, accumulées «avec une témérité orgueilleuse et insensée,» lord Macaulay n'en reconnaît pas moins que cette Ré- Yolution fut légitime et que la responsabilité de « ses folies et de ses crimes» doit retomber tout entière sur rAncien Régime. — « Le fait est, dit-il, qu'il y a des arguments plus forts à tirer, contre l'ancienne monarchie française, des noyades et des fusillades jacobines que de la Bastille ou du Parc-aux-Cerfs. Nous regardons comme une règle sans exception que la violence d'une Révolution correspond au degré de mauvais gouvernement qui a produit cette Révolution ^. Pourquoi la Révolution française fut-elle si sanglante et si destructive?... La réaction fut exactement proportionnée à la pression, la vengeance à Toffense. » Que les petits-fils des émigrés ou les ultramontains, qui regrettent le moyen âge, reprochent aux hommes de la fin du siècle dernier les ruines qu'ils ont été forcés de faire, rien de plus naturel. Mais, que des philosophes bourgeois, que des économistes qui se croient libéraux, les accusent à demi-voix de nous
* La différeoce entre Washington et Robespierre, — ajoute le célèbre historien, qoi ne peut pardonner aux Constituants de a s'être mis à crier qu'ils n'avaient pas besoin d'aller à l'école chez les Anglais, » — « la différence entre Washington et Robespierre, la différence entre Franklin et Barrère, la différence entre la destruction de quelques tonnes de thé et la confiscation de plusieurs milliers de lieues carrées, la différence entre le tort de rouler un percepteur d'impôts dans le goudron et dans la plume on les (massacres de septembre, donnent la proportion de la différence entre le gouvernement de l'Amérique sous les lois de TAngleterre et le gouvernement de la France sous les lois des Bourbons. » (Lord Ibcanlay, article sur Mirabeau^ p. 383-399 du tome H des Essais historiques et biographiques traduits par M. Guillaume Guizot, Paris, 1862.)
^40 LE GÉNI£ DE Ik RÉVOLUTION* *-* LIY. 11.
avoir, en s*égarant à la recherche de Tabsolu, réduite à rétat où nous sommes ^ : cela surprendra quiconque a gardé quelque mémoire et un peu de sens commun. Il serait infiniment plus raisonnable de regretter que nos pères niaient pas eu le temps d^arracher du sol jusqu'aux traces des institutions iniques qui s'y étaient implantées, d'extirper des cœurs jusqu'aux germes des mauvais principes que mille ans de mo* narchie absolue ou aspirant à le devenir y avaient déposés. Car ces traces ont été retrouvées, car ces germes ont été rendus de nouveau productifs, et il nous faudra tôt ou tard essayer encore de les arracher et de les extirper, si nous tenons à nous arrêter sur la pente de la décadence, à redevenir les Français de la Révolution, égaux pour être libres et libres pour être égaux.
Il nous siérait mal d'accuser nos pères soit d'avoir fait trop, soit de n'avoir pas fait assez. Gardons-nous de nous plaindre des exagérations de leur courage ; nous paraîtrions lâches. Ne nous permettons pas de réputer leurs créations utopiques, leur idéal irréalisable; nos voisins, qui savent mieux que nous profiter de leur œuvre, riraient de notre ignorance, et notre impuissance leur donnerait peut-être l'espoir de jouer à notre place le grand rôle de « citoyens du monde, » comme disait Mirabeau ^.
Pour notre bonheur et même pour notre honneur,
* Je fais allusion à certains écrivains de la Revote des Dem^Mondes, y compris M. Renan, qui ne parient de la Révolution qv'en poussant un soupir, en versant une larme, et qui l'aecusent mélancoliquement d'être venue troubler Tessor naturel (?) des libertés françaises et faire l'Ëmpiroi
> Avant 1789, p. 349 de la Correspondance de Berlin^
POURQUOI LA RÉTOLimOH À DU ATRK VIOLENTE. 34t
reve&oiiB braTement, faoDnétement aux principes, par nousHnémes proclamés.
Mais perBuadoxis-nous bien que le vrai ne se dégage pas de Fabsurde^ que le mieux ne sort pas du? mal» grâce aux progrès latents deTétemelle logique. Soyons convaincus qu'il faut que les nations veuillent pour devenir ou redevenir ce qu'il est juste qu'elles soient. Les despotes ne se corrigent de T arbitraire que lorsque les sujets connaissent leurs droits, ne* ks leur demandent pas, en usent et font passer du côté de tous Voronipotence usurpée par un seul. La tyrannie, qui est la force brutale érigée en loi, se maintient tant que la Loi n'est pas, par la force, ndn des choses, mais des hommes, rétablie ou établie sur la base de la justice naturelle et rationnelle^.
Hélas I combien de temps encore l'historien, démentant le moraliste, en sera-^t-il réduit à constater ^e « le bien s'opère comme le mal, par le moyen et avec la violence de l'usurpation, et qu'il n'y a encore eu d'autre souverain que la force ' I »
Telle qu'elle apparaît en toutes ses phases, mais^ principalement en la première, la Révolution n'est pas tant le produit fatal de l'Ancien Régime, succombant sous le poids de ses propres fautes, sous la logique de ses propres iniquités, que le produit libre de la volonté, de l'héroïsme de la France. La responsabilité totale des des^uctions révolutionnaires doit être rapportée à la royauté, puisque celles-ci avait eu la force de priver la nation de toute existence politiqueet n'avait pas eu l'intelligence de la préparer à vivre
^ Mignet, Biiêoîre de la Récokaion, 6* édition, t. f % p. 3.
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un jour de sa ^ie propre, quand elle serait elle-même décrépite et ruinée. Mais le mérite des créations révolutionnaires doit être intégralement attribué à la France, qui sut se donner ou plutôt s'improviser en quelques mois l'éducation politique que ses tyrans lui avaient refusée, fonder un gouvernement libre et une société égalitaire, qui, loin d'être la confirmation de son histoire, en sont la négation absolue. — H Vous êtes appelés à recommencer l'histoire, » s'écriait Barrère ' , au moment où les États-Généraux se réunissaient à Versailles.
Ce que la France rêva, ce qu'elle voulut, en ces beaux jours d'ivresse patriotique de mars, d'avril, de mai, de juin et de juillet 1789, elle le rêve, elle le veut encore. Elle le voudra aussi longtemps qu'elle n'aura pas définitivement renoncé à être la France. Il y a trois quarts de siècle, elle fut contrainte à nier et abolir son passé et, en quelque sorte, à se refaire de toutes pièces. Aujourd'hui, elle a une tradition politique, sociale, morale; il lui suffit de se souvenir pour reprendre pied dans sa voie et pour y entraîner le monde.
« Élevons-nous, écrivait Sieyès à la fin de 1788, élevons-nous tout d'un coup à l'ambition de vouloir nous-mêmes servir d'exemple aux nations ^ ! » La Révolution, disait Thuriot en 1792, n'est pas seulement pour la France, nous en sommes comptables à l'humanité'. »
Le monde n'a plus à réclamer de nous ces audaces
* Le Point du jour, n* 1.
> Qu^est-ee que le Tiers-Etat, ch. iv, à la fin.
s Diseoursdu 17 août 1792, à T Assemblée législative.