DU PEUPLE
L'homme ne naît qu'au moyen d'un autre homme. Il ne se développe, il ne se conserve qu'avec l'assistance de ses semblables. Seul, il eût été incapable de braver les fléaux destructeurs de la nature primitive, et, dès l'origine , l'association devait lui fournir les moyens d'assurer la satisfaction de ses besoins journaliers.
Le premier droit qu'apporte l'homme en société est sa propriété personnelle, c'est-à-dire la liberté complète d'appliquer son intelligence, ses forces et son temps à la recherche de ce qui lui est utile. Le premier devoir de ses co-associés est de lui garantir la jouissance de ce droit.
Propriété, Liberté, Sûreté, ces trois mots qui peuvent se réduire en un seul. Justice, expriment tout ce que contient l'idée collective de Société. La Justice, — ne trouve ni sa base, ni sa sanction en dehors de l'humanité. Elle est « fondée sur la raison et la nécessité, et impérieusement exigée par notre nature. »
V Assemblée des Notables (par Bertrand de Molleville). — En outre des opuscules précédemment cités, il faut signaler parmi ceux où l'on cher* che des solutions logiques en dehors de la tradition des anciens Étate- Généraux : Les deux Lettres d'un avocat à un publiciste, 1788 ; ~ la Manière é^itàble de convoquer et d*assembler les États, 1788 ; plusieurs mémoires du marquis Ducrest, de Gaulthier de Riauzat, de Gohier» de Carra, etc.