A son tour, Boiocale repousse l'offre d' Avitus
Prêts à soutenir leurs exigences par les armes, les Ansibariens appellent à leur secours les Bructères et les Tenctères.
De son côté, Avitus charge C. Mancia de menacer l'ennemi par derrière, tandis que luimême menace de ruiner le pays des Tenctères s'ils ne renoncent pas à la ligue.
Les Tenctères et les Bructères abandonnent les Ansibariens. Ceux-ci se retirent vers les Usipienset vers les Tubantes. Chassés de ces pays, ils se réfugient successivement chez les Cattes, puis chez les Chérusques.
Errant longtemps au hasard, ils sont traités partout en ennemis. Tous ceux qui portent les armes sont tués sur la terre étrangère (b); les autres.
tardes pour la possession du royaume des Par thés. Une bataille décide entre les frères ennemis (I). L'empire est disputé par les deux rivaux en personne (U). Barda ne et Gotarzes n^ont entre eux d'autres liens de famille que ceu% de la fraternité [III).
(Ann, XII, 44'5i-i — Pharasmane engage la lutte contre son frère Miihridate pour la possession du royaume d'Arménie, Un acte de perfiiû déciàc mire hs frères etimmis (I). L^un des adversaires^ Pharasmane, mi remplacé par son fils agissant sgtts s£s ûrdres{ll). Mithriâaie est U gendre de s&n frère Pharasmane, et h fils de celui-H, Rhadamhti^ a épousé la fille de Mithriâaie (III).
{Ann. XI I 8-10*) — Les Parthes, effirayés des crimes de Gotarzes, appellent au trône son frère Bardane. Celui-ci, franchit trois mille stades en deux jours, met en fuite Gotarzes, s'empare des préfectures voisines, et assiège Séleucie qui seule lui résiste.
1. Cependent Gotarzes, secouru par les Dahes et les Hyrcaniens recommence la guerre. Les deux frères, campés l'un devant l'autre, allaient se livrer bataille, lorsque, tout à coup, ils se réconcilient (a). Gotarzes abandonne la couronne à son frère, et, pour ne pas lui porter ombrage, se retire au fond de l'Hyrcanie.
2. Mais Gotarzes se repent bientôt d'avoir cédé la place. Cette fois, les deux frères se livrent un combat acharné {z.) au passage de l'Erinde, et Bardane reste victorieux.
Alors le vainqueur soumet les peuples compris entre l'JErinde et le Sinde, fleuve qui sépare les Dahes des Aries. Mais là s'arrêtent ses succès. Peu après, il est tué (i). Gotarzes,
(i) Cf. Flavius Josèphe, Ant, Jud.^XX., ^, v
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qui lui succède, se montre cruel, et les Parthes envoient secrètement quérir à Rome le prince Méherdate.
(Ann. XII, 44-5i.) — Pharasmane, redoutant l'ambition de soi> fils Rhadamiste le pousse à déposséder de l'Arménie soi> oncle Mithridate.
1. Rhadamiste reçoit le meilleur accueil (a) à la cour de Mifhridate, et pendant qu'il s'y trouve, // excite à îcf révolte (a) les grands du royaume.
2. Revenu auprès de son père, Rhadamiste l'engage à poursuivre par les armes (b) l'œuvre commencée par la ruse (b). Pharasmane invente un motif de guerre, et voilà Mithridate assiégé par Rhadamiste dans Gornéas, ville imprenable.
Gornéas est défendue par le préfet G. Pollion et par le centurion G. Gasperius. Rhadamiste achète la trahison du préfet (c), cependant que le centurion proteste et s* encourt auprès de Pharasmane pour le supplier de lever le siège (c).
Enfin, cédant aux sollicitations du préfet, Mithridate, confiant, accepte une entrevue (d) avec Rhadamiste pour conclure un traité de paix. Son neveu perfide s'empare dr sa personne (d), Tétouffe sous des vêtements, enferme sa femme et ses enfants dans des chariots, et tue ses fils parce qu'ils avaient pleuré la mort de leur père.
Quadratus, gouverneur de Syrie, demande à son entourage s'il vengera la mort de Mithridate (e). Les avis sont contradictoires. Finalement, Quadratus somme Pharasmane de s'éloigner des frontières de l* Arménie et de rappeler son fils (e).
[Ann. XIII, 34-41; XIV, 23-26.) — Le général romain Corbulon conduit une expédition triomphale en Arménie contre le prince parthe Tiridate (I). Il effectue un immense voyage circulaire à travers l'Arménie (II). Il s'efforce vainement de rencontrer son adversaire (III). Il n'accomplit que des actes sensés ou ^àsaix.-^-
bles (IV). Pendant son expédition, il remporte une série df brillantes victoires (V).
II. (Ann, XV, 1-17.) — Le roi parihe Vologèse conduit une expédition triomphale en Arménie contre le général romain Pétus (I). Il pénètre en ligne droite, en Arménie^ jusqu^aux frontières de la Cappadoce (II). // tient le général Pétus étroitement assiégé dans son camp (III). Pétus ne commet que des actes honteux ou ridicules (IV). Vologèse se retire sans avoir livré un seul combat à son adversaire (V).